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nous nous habituons à l'horreur, OUI !
qu'Epstein ait corrompu Jacques Lang et sa fille nous laisse... imperturbables, et blasés !
pourtant, comme nous l'avons aimé (je parle de Jacques)
sa fête de la musique
ses voyages au Maroc
son attrait pour les petits garçons (marocains), justifiant pleinement sa place de Président de l'IMA !
ses relations avec Epstein, on ne peut pas soupçonner qu'il s'intéressait
aux petites filles mineures, lui... ! !
c'est la fenêtre d'Overton
plus c'est graveleux, plus ça nous laisse ....placides : on s'en doutait quelque part !
Affaire Epstein : qu’est-ce que la fenêtre d’Overton,
ce concept qui explique qu'on s'habitue à l’horreur ?
À chaque scandale, l’indignation monte puis s’éteint. L’affaire Jeffrey Epstein n’échappe pas à la règle : fascination, colère, puis fatigue collective. C’est ce qu’on appelle la « fenêtre d’Overton », un concept qui explique qu’à force d’être exposés à l’horreur, nous déplaçons sans le voir la limite de l’inacceptable.
Indignez-vous. Pas à moitié. Pas quelques heures. Combien d’entre nous ont été piqués de curiosité à la publication des dossiers Epstein ? L’affaire nous captive autant qu’elle nous révulse. Avide de tout savoir, le public cherche des noms, des preuves. On lit, on commente, on partage, on s’indigne. Et sans doute, dans quelques temps, si nous ne prenons pas garde, l’onde de choc retombera. Un nouveau scandale surgira. L’attention se déplacera, l’émotion collective changera de cible. Hier l’inacceptable nous bouleversait ; demain il ne fera que nous effleurer. À force d’exposition au pire, tout nous paraît plus fade. Notre capacité à nous indigner, elle, s’éteint à son tour progressivement. Un phénomène qui trouve une explication concrète.
Un concept qui dit le glissement de notre indignation
Le glissement qui s’opère porte un nom : la « fenêtre d’Overton ». Théorisée dans les années 1990 par le lobbyiste Joseph P. Overton au sein du Mackinac Center for Public Policy, un think tank libéral américain, elle désigne l’ensemble des idées jugées acceptables dans une société à un moment donné (et avec elle, les politiques concrètes qui peuvent y être associées). Cette fenêtre n’est pas fixe. Elle se déplace au gré des guerres, des crises, des attentats et de tous les bouleversements politiques et culturels qui nous frappent et transforment progressivement nos valeurs et nos normes. À mesure qu’elle glisse, notre seuil de tolérance se déplace aussi. Non pas que les faits soient jugés moins graves, mais nous sommes comme saturés de violences. D'où notre absence de réaction.
Une désensibilisation à la violence
Impossible de vivre dans l’indignation permanente, n'est-ce pas ? Alors, on s’adapte inconsciemment. Ce qui aurait provoqué un soulèvement collectif devient soudain un sujet de conversation parmi d’autres à la machine à café. Une indignation qui dure tout au plus 48 heures. Et si nous étions tous un peu désensibilisés à force de plonger à corps perdu dans l’horreur la plus crue ? Les crimes sexuels révélés dans l'affaire Epstein sont d’une gravité sans nom, tant ils mettent en lumière l’impunité de certaines élites qu'incarne ici le millionnaire américain. Mais, le danger ne réside pas seulement là. Il réside aussi dans notre incapacité à réagir, face à ces informations.
Et si une telle affaire ne nous choque plus, alors ce n'est plus considéré comme un problème. Or, la passivité est le meilleur moyen de voir une société ne pas évoluer, ne pas se confronter à la réalité des violences sexuelles. La question n’est donc pas seulement de savoir ce qu'il s'est passé dans l’affaire Epstein. La question n’est pas seulement de savoir qui est impliqué réellement, même si cela reste fondamental pour savoir contre quoi (ou qui) nous indigner…
Il faut dire que nous, enfin les gens dont le nom ne figure pas dans les journaux, dans les pages des magazines, dans les annonces des rézo-SOCIO, nous vivons une vie ordinaire : nous payons nos factures. Nos impôts étant prélevés à la source, nous ne risquons pas de ne pas les payer, comme la TVA sur tout ce que nous achetons. Certes quand on est octogénaire, il nous arrive de rouler à contre sens sur l'autoroute, mais nous ne le faisons pas exprès, victimes que nous sommes de la perte de nos neurones quand nos édiles ont leurs neurones en plein fonctionnement, eux, ce qui leur permet d'optimiser leurs rentrées fiscales, ayant voté habilement les mécanismes dont ils pourront immédiatement bénéficier, pour distinguer leur salaire, de leurs revenus destinés à payer l'assistante pour les Messieurs et l'assistant pour les dames, (et les messieurs qui jouent à imiter les dames), frais de bouche, logement, et déplacements gratos..
Mais la question est aussi : jusqu’où laisserons-nous glisser notre seuil d’acceptation face à ces violences précisément ?
Plus les violences augmentent, plus nous serons rassurés de ne pas en être les victimes !
Alors, quand elles arrivent aux autres, nous sommes tellement heureux d'en avoir réchappé que nous attendons sereinement la suite !
Même si, secrètement, dans le fonds de notre MOI profond, nous sommes désabusés : le jour se rapproche, où tout disparaitra d'un coup, comme cela, sans prévenir, un souffle brûlant inouï arrivant par surprise soufflera tout, nous envoyant ad patres : Overton nous a prévenus, la violence de l'Apocalypse sera telle que nous n'aurons pas le loisir de réfléchir : nous nous résignons à cette fin dans l'éclair, tellement inconcevable que nous n'aurons pas le temps d'avoir peur, ce qui nous rassure : nous n'aurons pas le loisir de souffrir.
le pire du pire n'est jamais sûr
Overton a ouvert une fenêtre
derrière, il y aura un énorme vide béant
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| fascinus : le trophée romain par excellence, jamais il n'avait autant été sublimé https://babone5go2.blogspot.com/2025/03/un-fascinatus-aux-encheres-est-ce-un.html |
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