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quand Roger Chapelet peint la Madiana, avec une bisquine devant, nous sommes transportés à Cancale, l'âme envahie de Beauté classique
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| j'aime moins celui-là car il n'est pas 'sourcé' |
L'avantage d'avoir une Professeure à la maison, (pendant les vacances scolaires) est qu'elle vous commente ses cours d'Anglais, et comment elle anime par exemple une heure de cours en Seconde sur les « Canons de Beauté ». Les élèves, plus avancés à l'oral qu'à l'écrit où ils font encore des fautes, répondent sur l'Art, et se révèlent très intéressés d'abord quand ils décrivent la Joconde, ou s'étonnent que les Vénus soient nues... ce qui les gêne ! Et se révèlent très locaces, formulant des remarques fines et amusantes, qui m'ont tellement déconcerté que je me suis intérrogé sur ma propre capacité à participer, virtuellement bien sûr, à leur classe ?
Dans la cave, (je n'avais pas d'autre endroit), j'ai accroché un grand cadre avec une excellente reproduction de la Joconde, qui fait son petit (son grand) effet quand rentre un visiteur : comme elle est bien plus grande que l'original, l'effet suivant lequel elle vous suit des yeux est plus impressionnant que dans le Louvre envahi de touristes, et il arrive que mon visiteur sollicite l'autorisation de photographier avec son smartphone remplaçant le pistolet attaché sur la jambe gauche du cow-boy (là il est glissé dans la poche gauche du jean) pour montrer à ses amis qu'il a vu la Joconde chez un sénior-original du Comminges !
je nous jette à l'eau :
Un canon de beauté désigne un ensemble de normes esthétiques considérées, à une époque et dans une société données, comme l’idéal du Beau.
Ces critères peuvent concerner le corps, le visage, les proportions, les formes, les couleurs, les styles ou les comportements, et ils évoluent selon les cultures, les périodes historiques et les contextes sociaux.
👉 Autrement dit, ce qui est perçu comme « beau » n’est ni universel ni immuable, mais socialement construit.
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| l'Art Déco crée une nouvelle forme d'Art à partir du canon grec de la beauté féminine |
Exemples de canons de beauté selon les domaines
1. Beauté physique (corps et visage)
Antiquité grecque : corps harmonieux, proportions mathématiques idéales (ex. le nombre d’or).
Renaissance : femmes aux formes généreuses (ventre rond, hanches larges), symbole de richesse et de fertilité.
XXIe siècle occidental : corps mince, sportif, peau lisse, traits symétriques.
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| quand j'observe attentivement cette photo prise le er janvier en Méditerranée, je vois une amie dont la beauté plastique est en majorité cachée par des vêtements superflus |
Autres cultures :
Cou long (anneaux chez les femmes Padaung)
Scarifications rituelles en Afrique
Peau claire valorisée dans certaines sociétés asiatiques
2. Mode et apparence
Silhouette en sablier dans les années 1950.
Corps très mince dans la mode des années 1990 (style « heroin chic »).
Ongles longs, maquillage élaboré, lèvres botoxées, poitrine et fesses pleines, vêtements de marque comme signes de beauté contemporaine sur les réseaux sociaux.
3. Art
Sculpture classique : proportions idéales du corps humain.
Peinture religieuse médiévale : beauté spirituelle plus importante que la beauté physique.
Art moderne : remise en question volontaire des canons traditionnels (ex. Picasso).
4. Architecture
Antiquité : symétrie, équilibre, proportions parfaites (temples grecs).
Architecture classique : respect strict des règles esthétiques.
Architecture contemporaine : rupture des canons (formes asymétriques, matériaux bruts).
5. Littérature
Personnages féminins décrits selon les idéaux de leur époque (teint pâle, cheveux longs, finesse).
Poésie courtoise : femme idéalisée, inaccessible, parfaite.
Littérature moderne : déconstruction des canons de beauté classiques.
6. Cinéma et médias
Acteurs correspondant aux standards dominants (jeunesse, minceur, traits réguliers).
Évolution progressive vers une plus grande diversité (âges, morphologies, origines).
Influence massive des réseaux sociaux sur les nouveaux canons.
7. Comportement et attitudes
Grâce, élégance, maintien corporel.
Discrétion ou au contraire assurance, selon les époques.
Sourire, posture, manière de parler considérés comme « beaux ».
En résumé, Le canon de beauté varie selon le temps et la culture ; s’applique à de nombreux domaines (corps, art, mode, architecture, médias…) ; reflète souvent les valeurs sociales, économiques et idéologiques d’une société.
Voici des exemples clairs et précis de canons de beauté dans le domaine de l’art, classés par périodes et courants :
1. Antiquité grecque
Polyclète et son Canon : proportions idéales du corps humain (ex. le Doryphore).
Corps jeunes, athlétiques, symétriques.
Beauté associée à la perfection morale et intellectuelle.
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| Héraclion ville submergée |
🗿 Exemple : sculptures de dieux et d’athlètes masculins.
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| la maison carrée de Vienne est identique à celle de Nîmes |
2. Art romain
👉 Reprise des canons grecs mais avec plus de réalisme
Proportions idéales conservées.
Visages plus marqués (rides, expressions).
Beauté mêlée à la puissance et à l’autorité.
🗿 Exemple : bustes d’empereurs romains.
3. Moyen Âge
👉 La beauté physique devient secondaire face à la beauté spirituelle
Corps peu réalistes, allongés ou déformés.
Absence de perspective.
Visages stylisés, expressions figées.
🖼️ Exemple : enluminures, vitraux, icônes religieuses.
4. Renaissance
👉 Retour à l’idéal antique et à la beauté mathématique
Corps proportionnés, anatomie précise.
Usage du nombre d’or et de la perspective.
Beauté calme, équilibrée, idéale.
🖼️ Exemples : La Joconde dans la cave (Léonard de Vinci)
La Naissance de Vénus (Botticelli) ... qui effraie les Secondes de Bellevue
5. Classicisme (XVIIe siècle)
👉 Respect strict des règles et de l’idéal
Beauté mesurée, noble, rationnelle.
Gestes maîtrisés, compositions équilibrées.
Représentation idéalisée du corps et des visages.
🖼️ Exemple : œuvres de Nicolas Poussin.
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| Renaud et Armide 1624-25 |
6. Baroque
👉 Rupture partielle des canons classiques
Mouvement, dynamisme, contrastes.
Corps expressifs, parfois exagérés.
Beauté dramatique et émotionnelle.
🖼️ Exemples : Le Caravage : nature morte aux fruits
Le Bernin, et l'extase extatique de Sainte Thérèse
7. XIXe siècle : réalisme et impressionnisme
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| je n'aime pas que Vallotton, mais la Diane de Falguière aussi aux Augustins ! |
👉 Remise en cause des canons idéaux
Représentation du quotidien et des gens ordinaires.
Beauté dans le réel, l’instant, l’imperfection.
Refus de l’idéalisation académique.
🖼️ Exemples : Courbet (Un enterrement à Ornans)
Monet (scènes de vie et paysages)
8. Art moderne (XXe siècle)
👉 Déconstruction totale des canons traditionnels
Corps fragmentés, déformés.
Multiplication des points de vue.
Beauté subjective, parfois choquante.
🖼️ Exemples : Picasso (cubisme)
Matisse (formes simplifiées, couleurs pures)
9. Art contemporain
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| la preuve que l'art cocntemporain peut être Beau |
👉 Absence de canon unique
Beauté plurielle, engagée, conceptuelle. ; Inclusion de corps non normés. Questionnement critique des standards.
🖼️ Exemples : Cindy Sherman
Orlan
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| une femme qui pleure peut être remplie de colère |
En conclusion, dans l’art, les canons de beauté ont évolué d’un idéal harmonieux et normé vers une diversité de formes et de visions, reflétant les changements culturels et sociaux de chaque époque.
Plus récemment, le XIXè S était marqué par la Révolution industrielle, les luttes sociales, la naissance de la République, l’essor du peuple comme sujet artistique. L’art est pensé comme un outil de compréhension, d’éducation et parfois d’engagement politique; l’artiste se sentant investi d’un rôle civique. L’œuvre devait être lisible et porteuse de sens collectif.
l'Art contemporain qui suit au XXè S intervient dans le contexte de sociétés post-industrielles, mondialisées, médiatisées, méfiantes envers les grands récits politiques et idéologiques. L’art ne cherche plus forcément à unir, mais à interroger, déranger, provoquer. L’artiste revendique une liberté totale, sans obligation morale ou esthétique. L’œuvre peut être ambiguë, choquante ou délibérément incompréhensible.
2. La fonction de l’art change : au XIXᵉ siècle : il s'agit d'illustrer et défendre des idées sociales, à glorifier le peuple, honorer le travail, incarner la République et ses valeurs. Jules Dalou, sculpteur engagé, met en scène ouvriers, paysans, allégories républicaines.
L’art est porteur d’un message politique explicite.
L'Art contemporain, cherche à questionner la notion même d’art. L’art n’a plus nécessairement de message social direct. Il peut viser la critique des institutions, la dénonciation de l’hypocrisie morale, la remise en cause du bon goût. Exemple du plug anal monumental (Paul McCarthy, Tree, 2014) : forme volontairement ambiguë, mélange du ludique, du vulgaire et du scandale. Critique possible de la marchandisation de Noël, du consumérisme ou… simple provocation.
Le sens n’est ni unique ni imposé.
3. Le rapport au beau et au canon de beauté
XIXᵉ siècle : un canon encore présent, même chez les artistes engagés : respect de la figuration, maîtrise technique, recherche d’une beauté digne et noble. Le peuple est représenté avec gravité et respect. La beauté sert à ennoblir le réel.
Le beau reste un moyen de convaincre.
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si on offre ce bijou à une Dame, elle comprend de suite que le mec a une pensée pour elle voire plus...si affinités ! |
L'Art contemporain préconise le rejet ou détournement du beau, le refus volontaire de l’harmonie classique, l'utilisation du grotesque, laid, obscène, trivial.
Le choc visuel devient un outil artistique.
Le beau n’est plus une finalité, parfois même un ennemi.
4. Le rapport au public
Au XIXᵉ siècle : un art pour le peuple. Les Œuvres sont souvent publiques, monumentales, compréhensibles sans médiation. Le spectateur est guidé. Le message est clair.
👉 L’art cherche à rassembler.
L'Art contemporain au contraire est un art qui divise. Le public est souvent déstabilisé, choqué, contraint de chercher le sens.
L’œuvre peut provoquer rejet, scandale ou incompréhension.
Le débat fait partie intégrante de l’œuvre.
L’art cherche à révéler les tensions de la société, pas à les apaiser.
Le scandale comme stratégie artistique
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| voici un élément de scandale, le Projet du Louvre, mis en oeuvre par l'égérie du Président c |
Depuis le XXᵉ siècle, le scandale n’est plus un accident mais souvent : une intention, une méthode, un langage. Il vise à : rompre avec la tradition, provoquer une réaction émotionnelle immédiate, rendre visible ce qui était marginal ou tabou.
Le scandale devient un outil de visibilité dans des sociétés saturées d’images.
Au XIXᵉ siècle : le scandale naît quand l’rt montre ce qui est caché (misère, ouvriers, injustices), il vise à corriger la société.
Courbet choque en montrant des paysans sans idéalisation.
Dalou scandalise certains milieux conservateurs en glorifiant la République sociale.
Le scandale est transitoire et orienté vers un projet collectif.
S'agissant de l'Art contemporain : le scandale est justifié au nom de la transgression
Dans l’art contemporain et certaines performances culturelles : le scandale ne vise plus à réparer, mais à déconstruire les normes (genre, corps, sacré, nation). La transgression devient : permanente, autoréférentielle, détachée d’un horizon commun.
Ce n’est plus la société qui est critiquée, mais ses fondations symboliques.
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dès 1878, Félicien Rops commence avec sa tentation de Saint Antoine
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De nombreuses nations — notamment plus : conservatrices, religieuses, attachées à la continuité culturelle —perçoivent certaines expressions occidentales contemporaines comme : une perte de repères, un relativisme excessif, une rupture avec les notions de : famille, différence sexuelle, sacré, héritage historique.
Ce jugement ne porte pas seulement sur l’art, mais sur ce que l’Occident donne à voir de lui-même.
Lors des grandes cérémonies (ex. Jeux olympiques) les cérémonies d’ouverture sont traditionnellement :des vitrines civilisationnelles, des récits symboliques adressés au monde. Lorsque des figures comme les drag queens y apparaissent : certains y voient un message d’inclusion et de liberté, d’autres y lisent :une idéologie imposée, une rupture avec l’universalisme, une confusion entre célébration culturelle et militantisme.
👉Le scandale naît du décalage entre intention interne et réception externe.
Le genre comme symbole du futur… ou de la fracture
Dans l’art contemporain : le genre est devenu un champ central de déconstruction, les identités sont pensées comme : fluides, performatives, détachées du biologique. La figure du drag : exagère les codes du masculin et du féminin, se veut une critique des normes traditionnelles.
Pour une partie du monde : cette représentation est vue comme : une avancée émancipatrice, un futur possible de la société. Pour une autre : elle incarne : la dissolution des repères anthropologiques, une occidentalisation idéologique, un affaiblissement symbolique.
Le scandale n’est donc pas seulement esthétique, mais anthropologique.
L’Occident contemporain se trouve face à une tension majeure : Il valorise : la liberté individuelle, la pluralité des identités, la transgression des normes. Mais il continue à : se présenter comme modèle universel, exporter ses représentations via des événements mondiaux.
Ce qui est vécu en interne comme liberté peut être perçu à l’extérieur comme désorientation ou décadence.
L’idée d’« affaissement civilisationnel » repose sur plusieurs constats souvent avancés : disparition d’un récit commun, primat du choc sur le sens, confusion entre visibilité et profondeur, esthétisation de la transgression. Dans cette lecture : le scandale ne construit plus, il signale une incapacité à proposer un horizon partagé.
Le scandale, jadis outil ponctuel de critique sociale, est devenu dans certains contextes : un langage dominant, une norme culturelle, un révélateur des fractures civilisationnelles.
Les polémiques autour de l’art contemporain et des grandes mises en scène internationales montrent moins une crise de l’art qu’une crise du sens commun, dans un monde où les symboles ne sont plus partagés.
Le scandale ne choque pas seulement parce qu’il transgresse,
mais parce qu’il révèle l’absence de consensus sur ce que nous voulons transmettre comme civilisation.
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PS : Voici une illustration rigoureuse de l’analyse précédente à l’aide de citations de penseurs, venant d’horizons différents (philosophie, sociologie, critique de l’art). Elles permettent de mettre en perspective la question du scandale, de la transgression et de la perception d’un affaissement civilisationnel, sans réduire le débat à une seule position.
1. Le scandale comme perte du sens commun
Hannah Arendt — La crise de la culture (1961)
« La crise devient catastrophique seulement lorsque nous y répondons par des idées toutes faites. »
Arendt explique que la crise culturelle n’est pas en soi négative, mais qu’elle devient grave lorsque :
les repères communs disparaissent, plus rien n’est transmis, le jugement partagé s’effondre.
👉 Appliqué à l’art contemporain : le scandale répété peut signaler non une liberté créatrice, mais une incapacité à produire du sens commun.
2. La transgression devenue spectacle permanent
Guy Debord — La Société du spectacle (1967)
« Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. »
Debord montre que dans les sociétés modernes : le choc visuel remplace l’expérience réelle, la provocation devient un outil de captation de l’attention.
👉 Le scandale artistique n’est plus subversif :
il devient un produit culturel intégré au système.
3. Quand la transgression cesse d’être révolutionnaire
Jean Baudrillard — La Transparence du mal (1990)
« La transgression n’existe plus quand tout est déjà transgressé. »
Baudrillard affirme que : lorsque plus aucun interdit n’existe, la provocation perd toute portée critique,le choc devient vide de sens.
👉 L’obscène ou le choquant, loin de libérer, peut signaler une fatigue civilisationnelle.
4. Art, provocation et nihilisme culturel
Friedrich Nietzsche — Le Crépuscule des idoles (1889)
« Ce que l’on appelle aujourd’hui culture n’est souvent qu’un masque de la décadence. » Nietzsche n’était pas hostile à la destruction des anciens mythes, mais il avertissait : qu’une civilisation qui détruit sans recréer glisse vers le nihilisme.
👉 Une transgression sans projet peut être perçue comme dissolution plutôt que renaissance.
5. Le beau abandonné comme valeur civilisatrice
Roger Scruton — Beauty (2009)
« Une culture qui ne cherche plus le beau renonce à l’idée même de foyer spirituel. » Scruton défend l’idée que : le beau n’est pas un luxe, mais un lien symbolique entre les individus.
👉 Le rejet systématique du beau, au profit du choc, peut être vu comme un renoncement à la transmission culturelle.
6. Le scandale et la perte du sacré
Mircea Eliade — Le Sacré et le Profane (1957)
« Une société qui ne distingue plus le sacré du profane se prive de toute orientation. » Dans cette perspective : tout devient équivalent, plus rien n’est intouchable, le scandale n’a plus de limite.
👉 Cela explique pourquoi certaines performances sont vécues, notamment hors d’Occident, comme une désacralisation agressive.
7. Le regard extérieur et la fracture civilisationnelle
Claude Lévi-Strauss — Race et histoire (1952)
« Chaque culture se juge elle-même comme la seule vraie, mais c’est dans la confrontation qu’apparaît sa fragilité. »
Les polémiques internationales autour de cérémonies ou d’œuvres contemporaines montrent que : l’Occident projette ses valeurs comme universelles, mais se heurte à d’autres visions du monde.
👉 Le scandale révèle alors une fracture anthropologique, pas seulement esthétique.

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Vallotton réunit blanche et noire
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| tout tableau de Vallotton me touche |
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| Vallotton Marciac |
8. Synthèse interprétative
Ces penseurs convergent sur un point essentiel : Le scandale peut être : un outil de dévoilement (hier), ou un symptôme de vide symbolique (aujourd’hui). Une civilisation se mesure moins à sa capacité à choquer qu’à sa capacité à transmettre ce qui mérite d’être conservé.
À la lumière de ces citations, le scandale artistique contemporain peut être interprété — par certains peuples et penseurs — comme le signe : d’une liberté sans boussole, d’une transgression devenue automatique, d’un affaiblissement du langage symbolique commun.
👉 Ce n’est pas le scandale en lui-même qui pose problème,
....mais son installation durable comme mode d’expression dominant, là où l’art fut longtemps un vecteur de sens, de beauté et de transmission.
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| toujours Vallotton |