jeudi 7 octobre 2021

Les filles du Rhin, die Rhein Töchter (2)

 

ce n'est pas si souvent que l'on peut évoquer Wagner !

Je vous rappelle l’argument de l'or du Rhin, un peu oublié car hors de l’Allemagne, Wagner est peu produit… sauf à l’Associacion Barcelona Wagneriana, bien entendu !:

Dans l'Or du Rhin, Alberich, nain issu des Nibelungen, dérobe aux Filles du Rhin (en Allemand : die Rhein Töchter, qui signifie bien : les filles -dont la mère est- le Rhin)  leur trésor inestimable ; avec cet or, il forge un anneau qui soumet les êtres à sa volonté et un heaume qui permet toutes les métamorphoses. Mais Wotan, le plus puissant des dieux, puis Fafner, le géant, réussiront à s'emparer de ce butin, auquel est attachée une terrible malédiction.

Les filles du Rhin sont trois inséparables, Wellgunde, Flosshilde et Woglinde, et ne font en réalité qu’un seul être. Ce sont des ondines, des filles de l’onde : unde, pas des sirènes ! Même si certains artistes sont tentés de leur donner des queues de dauphins, parfois deux extrémités de poisson, elles ont bien deux jambes, mais beaucoup de représentations leur mettent pudiquement des voiles, pour ne pas trancher dans un sens ou un autre ! Elles ont renoncé à l'amour pour devenir les gardiennes de l'or du Rhin. Elles sont les premiers et derniers personnages du cycle des quatre opéras, apparaissant à la fois dans la scène d'ouverture de Das Rheingold, l’or du Rhin, et dans la scène finale de Götterdämmerung, le crépuscule des Dieux, lorsqu'elles émergent des eaux pour récupérer l'anneau des cendres de Brünnhilde. Les thèmes musicaux associés aux Filles du Rhin sont parmi les plus lyriques de tout le cycle des opéras.

Les dieux, leurs vierges guerrières, les Walkyries, les hommes, la violence, l'innocence, le calme de la nature, l'amour – Siegmund et Siegelinde, Siegfried et Brünnhilde –, la trahison se mêlent dans les trois journées suivantes, conduisant au crépuscule des dieux, lorsque les Filles du Rhin reprennent possession de l'anneau.

ouf ! elles triomphent à la fin !

Conflit entre bonheur et puissance, riche en symboles et en péripéties, l'Anneau de Nibelung illustre tous les principes du drame musical wagnérien – sources légendaires, leitmotiv liés aux personnages et aux objets, mélodie continue, importance de l'orchestre –, scellés par une extraordinaire puissance d'expression, coulés dans l'obsession du premier thème, celui du Rhin : pendant 136 mesures, l'accord parfait de mi bémol majeur déroule imperturbablement ses harmonies.

http://munichandco.blogspot.com/2019/09/22091869-22092019-lor-du-rhin-fete-son.html







Paradoxalement, ces thèmes pourtant féminins et lyriques n’ont pas inspiré tant de peintres et de sculpteurs ! Voici ce que j’ai trouvé, depuis Fantin Latour qui a produit ce pastel, jusqu’aux artistes germaniques peu prolixes alors que le thème est si porteur : le vitrail de Barcelone du coup fait figure d’exception …

…et on distingue ainsi bien en bas à gauche l’horrible nain, Alberich !


Rudolf  Maison les imagine en sirènes à double queue


https://www.youtube.com/watch?v=1PBhlPeTJ_g

vous en avez pour une heure

ce qui n'est rien, l'opéra entier dure... quatre jours !


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