mercredi 6 octobre 2021

Casa Héribert Pons, las vitrals !


c'est le soir, un photographe a pu s'introduire dans le hall vide... mais on ne voit rien : c'est le soir !



l'escalier reste fermé par une rampe de velours : interdit !

le jour est arrivé : on comprend l'hésitation des photographes : un oeil noir les observe !

Il y a bien longtemps, nous nous baladions sur la Rambla de Catalunya, et instinctivement, j’avais tenté d’entrer au numéro 19-21 dans ce que j’ignorais être la casa Héribert Pons, architecte Soler y March, immeuble appartenant à la Generalidad, prière de montrer patte blanche !

http://babone5go2.blogspot.com/2012/10/el-martes-9-de-octubre.html

Solennel, impressionnant, à l’entrée à gauche un grand escalier barré par une chaine de fer, cachée dans une gaine de velours, pas question de monter… vous allez voir : je suis surveillé ! Devant toujours à gauche une immense statue de Diane : elle a son croissant de lune dans les cheveux, un daim aux pieds abattu d’une flèche, et un grand lévrier, c’est bien elle, appuyée sur un rocher, toute en majesté. Le sculpteur est un maitre du modernisme catalan, c’est lui qui a orné les grands monuments de ses statues de femmes époque 1920, Eusebi Arnau. Au fond à droite une guérite, un garde dedans, il est forcément suspicieux : je suis étranger il le voit de suite, et même si mon visage est imberbe, il me regarde comme si j’étais un islamiste radicalisé, ce qu’on nomme à Paris le « délit de sale gueule », sauf que la sale gueule, c’est moi ! Je constate qu’il est arrivé la même aventure à Diana di Nuzzo, dont le prénom est de circonstance !  Cette jeune femme, artiste dans l’âme, qui pourtant ne porte pas non plus la barbe,  en fait état sur facebook, et s’excuse d’avoir pris une fort jolie photo, d’autant plus que ces fotos n’existent pas, puisqu’elles sont tout bonnement prohibidas.





la dame d'Olot, c'est lui

Quand à l’époque j’ai approché la guérite, j’ai levé les yeux au ciel (pour prier Dieu et aussi Diane dite Artémide) et ai entrevu un ciel bleu, un vitrail qui m’a laissé pendant neuf ans une frustration immense : j’avais découvert une merveille, mais l’avais vu à peine une demi-seconde, avant de me faire jeter, interdit de photographier !

ce photographe a eu tellement peur qu'il n'a pas déclenché la couleur !

Etant quasi sur place en ce moment, j’ai envie de réitérer, mais bien que ne portant toujours pas la barbe islamique remise au goût du jour par les talibans conquérants de l’Afghanistan, je crains la répétition de l’interdiction, qui est peut-être encore plus vive avec la quatrième vague de Covid, qui incite en l’absence de Pass sanitaire les Catalans à être encore plus circonspects devant les Français, avec leur habitude de ne pas  respecter les codes, pire encore quand ils séjournent à l’étranger.

Il se trouve que par miracle, ce que  je ne trouve pas sur internet et sur les guides touristiques se trouve (parfois) sur facebook . Oh les photos ne sont pas fabuleuses, mais elles ont le mérite d’exister : le photographe a du agir dans la précipitation, avant de se faire admonester peut-être pire ? par le gardien. J’avais raison, il y a bien une verrière bleue au plafond. Mais mieux encore, il y a des verrières bleues assorties partout, quand on monte le fameux escalier (bien) gardé par Diane la chasseresse, armée de son arc, et qui veille la nuit avec son grand chien en bas, pendant que le Cerbère des lieux pionce dans son lit casa bouclée, pour se reposer de sa vigilance intraitable du jour !

Voilà, il resterait à vraiment entrer et à inventorier le site, mais pour cela je parie qu’il faut faire partie de la Generalitad, aimer l’art, posséder un smartphone qui prend des photos, savoir s’en servir et  aimer les vitraux… ce qui avouez-le est très peu répandu…

… à part Diane di Nuzzo à qui je dédie ces modestes lignes  !

https://www.facebook.com/Diana-Di-Nuzzo-132886847478500/

 


elle parait aussi folle que moi en pourchassant les Diane là où elles se trouvent !

Je crains de ne pas vous en montrer davantage

avant des lustres, profitez donc bien

du peu qui est ici :

une verrière bleue, comme le ciel bleu

entourée de vitraux bleus

gardée par un Cerbère à l’œil noir :

« fotos prohibidas »









je dédie au Cerbère la devise de Sénèque



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