jeudi 20 juillet 2017

Mc Cartan (3)

Je vous ai parlé du mémorial à Eugène Field, pas le mathématicien de la médaille Field, mais un écrivain américain (1850-1895) connu pour ses poésies pour enfants, et ses essais humoristiques ! Comme j'ai trouvé le commentaire en anglais, je le reprends tel quel maintenant que vous vous êtes remis à la langue de Sheakspeare :


A memorial to Eugene Field, a statue of the "Dream Lady" from his poem, "Rock-a-by-Lady" was erected in 1922 at the Lincoln Park Zoo in Chicago. The sculptor was Edward McCartan. The memorial cost $35,000, and was funded by public school children, citizens of Chicago and the B. F. Ferguson Monument Fund. It was dedicated on October 9, 1922.
                          







     
The inscriptions reads:

On upper base front left side:
Have you ever heard of the sugar plum tree
tis a marvel of great renown
it blooms on the shore of the lollipop sea
in the garden of shut eye town.

On upper base front right side:

Wynken, Blinken and Nod one night
sailed off in a wooden shoe
sailed on a river of crystal light
into a sea of dew.

On back of base:

Erected in 1922 by
school children and
citizens aided by the
Benj. F. Ferguson Fund 


The Rock-a-By Lady from Hushaby street
         Comes stealing ; comes creeping;
The poppies they hang from her head to her feet,
And each hath a dream that is tiny and fleet---
She bringeth her poppies to you, my sweet,
       When she findeth you sleeping !


There is one little dream of a beautiful drum---
       "Rub-a-dub!" it goeth ;
There is one little dream of a big sugar-plum,
And lo! thick and fast the other dreams come
Of popguns that bang, and tin tops that hum,
       And a trumpet that bloweth !


And dollies peep out of those wee little dreams
       With laughter and singing ;
And boats go a-floating on silvery streams,
And the stars peek-a-boo with their own misty gleams,
And up, up, and up, where the Mother Moon beams,
       The fairies go winging !


Would you dream all these dreams that are tiny and fleet ?
       They 'll come to you sleeping ;
So shut the two eyes that are weary, my sweet,
For the Rock-a-By Lady from Hushaby street,
With poppies that hang from her head to her feet,
       Comes stealing ; comes creeping.



Vous voyez que les sculptures montrant des femmes aux ailes de papillons représentent soit Psyché, (et je vous en montrerai bientôt d'autres exemples), soit des fées, des fairies, comme c'est le cas ici.

fairies ?
butterflies ?

toujours des papillons !


ce n'est pas fini avec McCartan : 

demain la fin !

je vous montrerai aussi les fairies de Léa Bradovich
mais c'est une autre histoire 

mercredi 19 juillet 2017

Diana de McCartan (2)

Vous avez deviné que notre ami Edward aimait autant Diane que moi, et qu'il en avait sculpté d'autres modèles. Le second que j'aime beaucoup, est celui où Diane est revenue à la maison, et a posé son arc. Elle batifole dans son parc rempli de biches et autres animaux de la forêt. Dans une pose alanguie très 1925, c'est d'une beauté à couper le souffle !
































à suivre !

mardi 18 juillet 2017

Diana by McCartan (1)

la Diane de McCartan


Avec l'été, l'esprit vagabonde la nuit en observant la lune, et je me prends à rêver à Diane, (à moins que ce soit Artémis), courant avec ses lévriers derrière les cerfs, et domptant les biches....dans les forêt des Pyrénées...


McCartan a créé une Diana sublime, 
la voici :

Je vous le fais en Anglais, la langue de notre Président, quand il prononce de sa voix claire :

-« I want make the planet great again » !

Je frémis comme vous d’allégresse, et vous allez voir, je ne parle plus qu'anglais, ce n'est pas si difficile :

Edward Francis McCartan (August 16, 1879 - September 20, 1947) was an American sculptor, best known for his decorative bronzes done in an elegant style popular in the 1920s.

Born in Albany, New York, he studied at the Pratt Institute, with Herbert Adams. He also studied at the Art Students League of New York with George Grey Barnard and Hermon Atkins MacNeil, and then in Paris under Jean Antoine Injalbert, before his return to the United States in 1910. 

Je connais bien Jean-Antoine Injalbert, qui a réalisé la belle Mariane qui trône désormais chez nous place de la Laïcité. 

Edward arrive le 30 mars 1907.  He stayed for three years, making frequent visits to the Louvre to see antique and Renaissance sculpture. McCartan also became well acquainted with the statuary at Versailles. The sculpture of Jean Goujon, Clodion, and Jean Antoine Houdon exerted a lasting influence on McCartan. He exhibited at the salons in Paris but later destroyed most of his early sculptures. Although McCartan expressed enthusiasm about the work of Rodin during his stay in Paris, Rodin's impact on McCartan's sculpture was short lived. Only one work, The Kiss (Albright-Knox Gallery), a marble group of a nude female kissing a child, echoes Rodin's style. McCartan began The Kiss in Paris in 1908 but did not finish it until 1924.

In 1914, McCartan became the Director of the Sculpture Department of the Beaux-Arts Institute of Design in New York City.

Posthumously honored by the National Sculpture Society, his public monuments were few-but the Eugene Field Memorial ("Winken, Blinken, and Nod") can still be found in the Lincoln Park Zoo, Chicago.

Celui-là, je vais vous le remontrer plus tard, car il vaut vraiment le coup d’œil !

McCartan's sculpture, was stolen from the Grosse Pointe War Memorial in Michigan and was discovered at the bottom of the Detroit River eight years later.

Other work can be found at Brookgreen Gardens in South Carolina. New Jersey Bell Headquarters Building, a national historic site in Newark, New Jersey includes pilasters by the artist. He worked on a pediment for the Department of Labor Building, in 1934-1935.

He died in New Rochelle, New York, September 20, 1947 and is buried at St. Agnes Cemetery, Menands, New York.


Vous savez tout. Je commence par une carte postale du salon d’automne, vous reconnaissez le Grand Palais, et au loin la Diane de Falguière. Nous voilà une fois encore avec Diane goodess of moon, armée de son arc et entourée de ses lévriers. Notre Edward n’en a représenté qu’un seul, il tire comme un âne sur sa laisse, et Diane un peu menue (même si elle est hyper-musclée) a bien du mal à le retenir, d’où son corps penché en arrière.

Quelle position, quelle force, quelle grâce !


Elle garde l’équilibre grâce à son arc qu’elle tient au bout de son bras gauche.













à suivre !


(Diane pose son arc)


PS : pour suivre Diane :
http://babone5go2.blogspot.fr/2016/05/diane-cesaree.html



Pour ceux qui souhaitent approfondir leur anglais :

.
McCartan created his best-known work, Diana with a Hound, in 1923. In this signature piece he crystallized his conception of the ideal nude in the spirit of Clodion and Jean Goujon. The svelte huntress strides forward while restraining her lean hound, who leaps ahead at her side. She twists to resist his pressure on the leash and extends the bow in her left hand to keep her balance, thus framing the primary view of her exquisite torso as her muscles tighten in response to the dog. The interplay of human and animal energy and forward and backward movement create a tension visible throughout the softly modeled forms of the goddess's nubile body. The gilded leash, bow, and the crescent moon on Diana's tiara highlight the refined composition, which ranks as McCartan's masterpiece and one of the most beautiful nudes in the history of art. It was exhibited at the National Sculpture Society exhibition in 1923 and in 1925 at the Concord Art Association, where it won a medal of honor. The first bronze cast of the two-foot-tall sculpture was purchased by the Metropolitan Museum of Art, and a heroic-scale version was completed for a Connecticut garden in 1930.


lundi 17 juillet 2017

Henri Mauguin

           
le premier fauve

C’est en 1904 que Henri Manguin découvre Saint-Tropez pour ne plus s’en détacher. Il est frappé par la lumière et la beauté de la végétation. Il loue la villa Demière durant l’été 1905 et de là naitront de nombreuses toiles majeures dans l’œuvre du peintre : l’atmosphère exalte le peintre qui traduit son bonheur par une peinture haute en couleurs, affirmée, intense, expressive.


En 1905, il participe au Salon d’Automne dans la « cage aux fauves », où il présente cinq tableaux. Bien que considéré comme l’un des créateurs du mouvement fauve, on note chez lui l’influence de Cézanne : souci de la logique dans la construction, harmonie des tonalités de couleurs, importance du décor, sans omettre sa propre touche dans l’utilisation fougueuse et mouvementés de tons forts. C’est en cette même année qu’il entre à la galerie Druet, puis chez Vollard et Bernheim jeune.

"le repos, villa Demière"

Le Salon d’automne de 1909, est présenté par Manguin et salué par les critiques. Parallèlement, il expose à l’étranger, Russie à l’exposition internationale, Biennale de Venise, Etat unis. Sa vie est faite de séjours plus ou moins longs en France (Sanary, Cassis), mais son cœur reste à Saint-Tropez. il s’installe en Suisse durant la guerre 1914-1918 et revient à Saint-Tropez et Paris en 1919. Il voyage la Bretagne, Bordeaux, St Paul de Vence, Avignon où il se réfugie en 1940.



Il retourne à Saint-Tropez définitivement en 1949 et y meurt le 25 septembre. Il a soixante-quinze ans, avec Jeanne, ils venaient de célébrer leurs cinquante ans de mariage.

« Peintre du bonheur », Henri-Charles Manguin est avant tout un peintre d’instinct, tirant de ses émotions à fleur de peau une peinture qui donne à voir la vie dans toute sa beauté. Recherchant l’effet, il livre sur la toile l’éblouissement fébrile que lui provoquent les éléments en nous offrant un monde transfigurée éclatant de couleurs.



Henri Manguin, désigné par Guillaume Apollinaire comme « le peintre voluptueux », rend hommage au bonheur de vivre à travers des thèmes arcadiens, des nus, des paysages méditerranéens, des scènes de la vie de famille et des natures mortes.

Depuis ses années de formation, où l’enseignement de Gustave Moreau accompagne les premières expériences impressionnistes, jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’artiste fut fidèle en effet à l’expression d’une sensualité heureuse.






















Visitez le musée des impressionnismes de Giverny, 


Henri Manguin, 

la volupté de la couleur !







dimanche 16 juillet 2017

Colonna Romano seconde Gabrielle


Je tombe, comme ça, par hasard, en regardant les images de Google, sur cette photo de Gabrielle Colonna-Romano (1888-1981) ou Colonna Romano (son nom d'actrice au cinéma), née Gabrielle Dreyfus. Prénom Gabrielle. La seconde Gabrielle après la nourrice de Jean. Existe-t-il une troisième Gabrielle ? J’ai une manière d’aborder l’histoire de la peinture originale, vous en conviendrez, il faut encore que je cherche !




















Voilà une actrice française, célèbre pour ses rôles de tragédienne, sociétaire de la Comédie-Française de 1913 à 1936, élève de Sarah Bernhardt. Elle y donna de nombreuses pièces et des lectures de poésie (notamment du poète Saint-Pol-Roux). Elle eut une liaison avec Pierre Renoir, fils du peintre, et frère de Jean. Du coup, faisant partie de la famille, le père Auguste la prit comme modèle dans plusieurs tableaux, notamment dans Jeune femme à la rose (1913).

la jeune femme à la rose : c'est Gabrielle !

comme pour Gabrielle-1, même disposition des roses sur les cheveux et à la main droite

Plus tard elle s’assagit et épouse en 1916 l'acteur Georges Grand, puis l'acteur Pierre Alcover, tous deux de la Comédie-Française. Le couple repose au cimetière ancien de Rueil-Malmaison.

Voilà l’origine du "Prix Colonna-Romano de tragédie classique" du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.

Quant à Pierre, à la naissance du cinéma parlant, il est convaincu par son frère Jean Renoir de travailler pour le cinéma. Il joue ainsi son premier grand rôle en 1932 dans La Nuit du carrefour dirigé par son frère Jean, en incarnant le commissaire Maigret. Jean Renoir l'a également dirigé dans La Fille de l'eau, Madame Bovary et La Marseillaise. C'est en 1935, avec son rôle d'officier dans La Bandera, que lui vient une plus large reconnaissance. Incarnant souvent des officiers à l'écran, il apporte à ses rôles son charisme et son physique imposant. En novembre 1935 il joue Ulysse dans La guerre de Troie n'aura pas lieu de Jean Giraudoux (Louis Jouvet y jouait Hector).


En 1951 il joue pour la dernière fois aux côtés de son ami Louis Jouvet dans Knock. Jusqu'à sa mort, il a assuré l'administration du Théâtre de l'Athénée.

(merci Wiki) !

revoici Gabrielle
Colonna Romano

à ne pas confondre avec Gabrielle
Renard
qui joue avec des roses
(aussi)

...une sur les cheveux, une autre à la main droite...

et montre sa poitrine car elle était la nourrice de Jean

dite "bonne à tout faire"

(peut-être la montrait-elle dans d'autres occasions mais ceci ne nous regarde pas)
le jeu maintenant consiste à reconnaitre qui est qui
dans "la famille de l'artiste" ?



Nous sommes à Montmartre,
château des Brouillards en 1896
pavillon n°6 entre la rue Girardon et la rue de l'Observatoire
Pierre en costume de marin, donne la main à sa mère

et fait les yeux doux à  la fille du journaliste Paul Alexis qui logeait dans le pavillon voisin
pendant que Gabrielle-1 retient Pierre (habillé en fille).