lundi 1 juin 2020

Je vole à nouveau... connecté !


Comment rester dans le coup de notre société connectée ? Pourtant (autrefois) aux manettes de notre société virtualisée, je m'étais (enfin) acheté une tablette, mais souhaitant (à tort) résister à la puissance de la marque à la pomme, j'avais investi dans un Samsung, et refusé Apple. Je tente donc de faire revoler mon drone, et m'aperçois qu'il m'est impossible de télécharger les mises à jour de l'application DJI Go, qui requiert de plus en plus de puissance. Je demande l'avis de Maxime V. qui me sert de jeune-tuteur (on cherche aujourd'hui les tuteurs chez les jeunes-pratiquants et plus chez les vieux-birbes) je vais le voir sur place dans un lieu privé de tout signal (précisément à Esparron), prenant le risque de jeter ma voiture dans des chemins ruraux à voie unique, bordés d'herbes hautes empêchant de voir le mec arrivant en GTI à toute vitesse en face au motif qu'il est du coin. Entre deux ruptures du signal, (Esparron se situe dans un désert numérique) il trouve superbement l'astuce cachée dans les manuels pour faire causer le drone avec son émetteur, et requérant l'ipad de sa copine (qui va le chercher chez elle, forcément, elle possède un ipad-7), il me fait une démonstration éblouissante des capacités de mon drone à s'envoyer en l'air.

désormais, j'ai un émetteur qui parle au drone, plus mon ancien émetteur lui aussi connecté avec le même drone

Je suis ravi (mon drone fonctionne) ...

... et paniqué (comment vais-je, moi-tout-seul, obtenir le même résultat ?

Une heure après être rentré d'Esparron (sans avoir croisé de tracteur) j'ai adressé un email à C Discount, et ai commandé un ipad 7 10,2" (comme la copine !) de couleur blanche devant, bien que couleur argent derrière mais c'est le devant que je vois. Deux jours plus tard, il arrive à la maison livré par un charmant conducteur de camion, avec un sourire : comment voulez-vous que le magasin du coin puisse rivaliser de prix et de rapidité avec cet e-commerce ?

 l'ipad n'est pas à moi, d'ailleurs il est noir, pas assorti il me faut le même en blanc

Le pire est à venir : l'ipad se présente comme une plaque luisante blanche entourant un écran vide, les petits boutons sont cachés, et seul un oeil en bas permet de l'allumer, difficile de savoir comment l'éteindre, difficile de savoir le mettre en route (plus tard il reconnaîtra mes empreintes digitales), tout est difficile, je stresse évidemment... jusqu'à ce qu'Em. me prenne en charge : il faut donner des tas d'adresses mail. Des tonnes de mots de passe. Des reconnaissances avec sfr. Avec Google. Au cas où ? m'est demandé mon numéro de Carte Bleue : on ne sait jamais que me méprenant je commande un  truc payant ! Tu parles si je stresse de nouveau ! Il faut qu'ipad parle avec Samsung : ils sont fabriqués en Asie tous les deux, mais par des patrons concurrents : je dépends désormais de Timothy Donald Cook, dit Tim Cook, 59 ans, digne successeur de Steve Jobs et son application est je dois l'avouer bien plus intelligente que celle de Samsung : il faut pourtant que je récupère mes données, c'est toute une aventure mais quelle joie quand j'y parviens !

Profitant (enfin) de mes abonnements payés depuis des lustres, j'en tire les bénéfices : je puis lire le journal sur sfr et moi, regarder la télévision, dialoguer (avec visio) avec les mêmes possesseurs d'ipad : je suis devenu membre de la Confrérie, quels privilèges d'appartenir au Nouveau Monde : plus jeune, je pourrais travailler en télétravail ! Sacré covid,

... il nous aura forcé la main pour devenir connecté !

Et je charge DJI Go, version Apple : alors là, comme c'était promis, tout devient simple : à peine inscrit sur le site, email donné, mot de passe supplémentaire (mes mots de passe remplissent des pages informatiques l'important étant de les sauvegarder en cas de panne), le logiciel parait.

Miracle : j'allume l'émetteur (toujours d'abord)

puis le drone-récepteur (toujours après)

le drone doit communiquer avec l'émetteur dont le bouton doit passer de rouge à vert

(c'est là que le Ministre de la Santé a trouvé son idée des départements verts)

Miracle : il passe de rouge à vert !


il faut que le petit bouton (en bas à gauche) soit vert : il est vert !

le drone indique la charge de sa batterie (intelligente) divisée en quatre morceaux : elle est chargée !
je vois la température de la batterie (qui craint les grosses chaleurs)
le voltage à la virgule près est calculé pour empêcher d'utiliser des batteries chinoises concurrentes !

la sophistication est maximale !

le drone s'ébroue, parle (un mauvais) Anglais, et clignote vert lui aussi !

Il est content !

IL me dit qu'il veut s'envoyer en l'air (c'est son kif)

je lui dis oui (enfin Yes, plutôt Go !)

Il décolle (à grand bruit)

Je vole à nouveau, mais sé-cu-ri-sé !

Je vais pouvoir (plus tard) investir dans un mini-drone dernière génération

comme la PO-LI-CE

je suis re-connecté !

je n'étais pas (encore) mort du virus... mais j'avais basculé du mauvais côté de la fracture numérique

je reviens de loin !


le Mavic mini ne pèse que 249g pour parer la réglementation qui se complique au-delà de 250g : malin non ?
photo médiocre : le format n'est pas bon ; luminosité non plus, je dois tripoter davantage les ISO  !


PS : à l'époque, je n'avais réglé que la moitié du problème
http://babone5go2.blogspot.com/2020/04/mon-phantom-restaure.html

Pas grand monde dans le monde des journalistes, qui n'ont que des formations initiales que j'appellerai "administratives" (le mieux est Sciences-Po), n'a de formations techniques, ou scientifiques : tenez par exemple, les médecins depuis Molière ont leur langage à eux. Il en est de même des professeurs. Des charpentiers, des maçons, et depuis qu'elle est "administrée", l'Agriculture, pourtant la science du vivant : tout métier a son langage, ses codes. Didier Raoult a tenté d'expliquer à Pujadas que faute de langage commun, ils ne pouvaient se comprendre : (les journalistes qui croient tout savoir) ont pris cela pour de l'arrogance ! Non ! ils n'avaient pas le même langage ! Tentez, en Anglais qui plus, est de parler à votre ordinateur : pas facile ! Tentez de parler à mon drone : je vous assure qu'il faut le comprendre ! Cela s'appelle la fracture numérique, mais il y a comme cela des tas de fractures dans tous les domaines ! Le drame est que les Politiques croient tout savoir, se trouvent légitimés par le suffrage populaire, mais du coup prennent des décisions économiques, industrielles, sanitaires et scientifiques, sans bases personnelles, et sans vraiment comprendre des spécialistes ... qui ne sont pas toujours clairs ! 

on, aimerait des techniques aux manettes ?

mais ça ne marche pas non plus !

dimanche 31 mai 2020

La dette dérape ... plus que jamais !

La dernière fois que j'ai regardé le compteur, c'était il y a un an : dans notre souci constant d'obtenir que la dette égale le PIB, nous étions pas mal avec le chiffre de 2.386 Milllards, c'était le 26 juin de l'année 2019. Depuis, des mois ont passé, jusqu'à ce que le covid survienne, arrêtant toute activité le 14 mars, je regarde en arrière... deux mois et demie déjà !



Je m'y perds moi aussi, entre dette brute et dette nette ! Ces milliers de milliards me dépassent totalement. Me reste un seul repère, la différence en un an, je m'attendais à pire : 76 (petits) milliards ! Ah oui, nous avons tous en tête le fameux slogan :-"quoiqu'il en coûte", qui a été l'occasion de nationaliser les salaires privés pendant le confinement.... avant qu'explose le chômage de masse !



terres, montagnes et mer, couverts des masques achetés à prix d'or, et distribués gratuitement

Nos compatriotes ont une âme de fonctionnaires : quand cela va bien, les premiers de cordée achètent au prix fort un appartement dans le carré d'or de Paris, pourtant couleur orange ! Si cela va mal, chacun rêve d'être fonctionnaire, c'est à dire payé quoi qu'il arrive, et la majorité a trouvé dans la garde de leurs enfants privés d'école motif à rester confinés, payés à 84%. Pendant ce temps, combien de vrais fonctionnaires ont eux aussi gardé leurs enfants, payés à 100%. Les infirmières elles étaient au front, soumises au risque d'être contaminées, payées à 100% ... de salaires reconnus comme bien trop faibles. Le gouvernement leur promet des primes, bien légitimes pour rémunérer leurs heures supplémentaires, et des médailles, peut-être même la Légion d'Honneur aux soignants morts pour la France ? ... en tous cas, une place d'honneur au défilé le 14 juillet (après tout c'était la guerre !) ... tout cela avant de remonter structurellement leurs salaires. On  souhaite qu'elles obtiennent satisfaction.... à crédit ?

Les chiffres qui précèdent reflètent-ils l'augmentation réelle de la dette publique ?

Je ne suis pas certain que la situation ne soit pas pire que cela ?

Est-ce grave ? 

Non à court terme, tant que les taux d'intérêt restent étonnamment bas

Cela va-t-il empirer ?

Oui, puisque comme toujours, il nous faut soutenir l'industrie privée, déjà Air-France  ; déjà Renault ; par équité, PSA aussi pourquoi pas, ce serait injuste que ceux qui réussissent soient pénalisés... sans doute les restaurateurs (qui nous régalent si bien et qui nous manquent tant...) ; les publicitaires privés de Publicité ; les hôtels modestes et aussi de luxe privés de clients fortunés... évidemment le corps des soignants qui a été au front, les aides ménagères, les salariés des sociétés de nettoyage si indispensables, les transporteurs qui nous ont ravitaillés, tout ce monde de la première ligne, les fabricants de masques, les enseignants en télé-travail, les télétravailleurs, les tenanciers de campings, les salles de théâtre, les Zéniths, les intermittents du spectacle...les producteurs de pétrole, dont les cours se sont effondrés ...  tout le monde quoi ! (presque)...

... pourquoi pas les étudiants (es) ?

qui sont les contribuables de demain ?

Non ! pas eux ! mais pourquoi les aider : ils ne travaillent pas ? ? 

(ils n'auront qu'à faire des dettes plus tard, quand ils seront aux manettes ) !

Puisque nous devons désormais cohabiter avec le virus

cohabitons avec la dette aussi

et profitons du moment présent : bon  week-end de Pentecôte :

carpe diem !






et salut à nos amis Malouins !




nos amis Catalans

 sont excessivement pessimistes :

samedi 30 mai 2020

Vélos de luxe post-covid

Plus rien ne va être comme avant le coronavirus : dans la capitale, c'est un signe, Anne Hidalgo qui cherche à pousser dehors la voiture classique (de tout manière condamnée à moyen terme), a joué un bon coup : elle a doublé le réseau destiné aux vélocipèdes, en posant périodiquement des plots sur la chaussée ce qui ne coûtait pas grand chose, et en offrant une prime de 500€ à ceux qui achèteraient un vélo électrique, non dit un ebike : ainsi, vous pouvez éviter de vous frotter au vulcum pecus dans le métro, tout en voyageant à l'air  libre-dépollué, aidé par votre engin propulsé à l'électricité. Pas bête !

Mais le chic est de ne pas posséder le vélo de tout le monde ! 



Il vient de m'arriver une drôle d'aventure : il y a trois ans, j'avais contacté à Varsovie l'inventeur-pilote Jacek Skopinski, créateur de la société Aéro-service, fabriquant d'avions de tourisme, avant de se lancer au tournant des années 2010 dans la création de quads et vélos électriques, sous la marque EV4. Je voulais connaitre le prix de son engin : il en était à l'époque au stade du prototype, avait lancé une collecte publique pour réunir des fonds, afin de lancer une fabrication. Voilà qu'il dispose d'une belle gamme de modèles, il me répond trois ans plus tard ...et me propose d'acheter un tricyle, attention pas n'importe quoi : un tricyle pendulaire ! On peut avec faire du tout-terrain, rester droit et vertical dans les pentes montagneuses, et frimer en ville avec son engin pour se faire arrêter et expliquer ce que c'est : le pied !

https://www.facebook.com/jacek.skopinski.5



mon idole sur l'engin, ça donne envie, d'autant qu'il existe une version alimentée par un toit photovoltaïque

forcément, Emmanuel n'a pu s'empêcher de frimer avec (1)

A moi, est proposée cette merveille, blanche et noire, avec des garde-boues-bicyclette, et un moteur dans le pédalier :


le modèle qui m'est proposé a des garde-boues, le moteur dans le pédalier, et la couleur reste classique

Je téléphone à Alexandre Lagrange le jeune concessionnaire de Paris, le seul en France d'ailleurs, et il me fait un prix sur la merveille, proposant de me le livrer chez moi, avec une formation gratuite car on ne maîtrise pas cet engin sans un peu de savoir-faire.


J'en parle à Vincent grand expert, et à la seconde, me faisant observer que la finition est loin d'être parfaite, me renvoie vers le must, le vélo qu'il faut avoir, du moins quand on réside dans la Capitale (avec vue sur la tour Eiffel, appartement de 150 m2 traversant, entrée en marbre, construit par Haussman et décoré par Garcia). Bref. Il me signale un Rayvolt, pas n'importe lequel, le modèle Ambassador, le même nom que l'ambassadrice, celle qui offre des chocolats Rocher à ses (prestigieux) invités.

Voici l'avis d'un expert, que je reprends texto pour ne pas donner l'impression d'être fan inconditionnel : "les bikes à assistance électrique Rayvolt comptent parmi nos plus belles découvertes, dénichées au gré de recherches digitales. Leur look sans pareil, entre une Harley, un Beach cruiser et un Café racer des années 60, est l’oeuvre du français Mathieu Rauzier qui les produit à Barcelone. Une bicyclette hors du commun qui rêve d’inventer un transport plus doux sans renoncer à notre fascination pour les jouets technologiques. Formes galbées, vagues en miroir, large selle de cuir, pneus à flancs blancs… ces bijoux de mobilité ont été designés avec un soin du détail inégalé et ravit les cyclistes dès les premiers tours de roue. Ajoutez à cela une pincée d’intelligence artificielle et de big data qui vous permettent de gérer et de paramétrer le vélo depuis une appli mobile dédiée. Et vous obtenez un bike électrique ultraconnecté à l’allure d’hier et la technologie de demain.

comme toujours, je cite mes sources : 



"L’Ambassador est un des vélos les plus mythiques de la gamme Rayvolt : d’un classicisme et d’une élégance rares, vous serez séduit(e) par la perfection des détails. Doté du moteur et des batteries les plus aboutis à ce jour, la technologie embarquée saura se faire oublier pour donner à ce vélo une classe infinie"…






Un détail qui tue : au centre du cadre-homme, vous voyez bien une sacoche, une exquise sacoche, d'une classe absolue, on dirait une Hermès ... en mieux encore ! on l'emporte autour du cou, car elle contient... la batterie ! Indispensable pour éviter de se faire piquer son vélo !




je préfère le vert, avec des garde-boues en option, et un phare avant en option aussi





Le reste est à l'avenant, avec des détails raffinés, des couleurs magnifiques, comme les soudures...

...en or 18 carats !

un vélo conçu par un Français, et fabriqué à Barcelone

la klasse !



j'en voudrais bien un

mais le prix est énormissime

et j'ai déjà le mien !




a-t-on le droit de frimer avec dans un parc,

désormais ouvert

à Paris ?


PS (1) : bien entendu, notre Président ne peut s'empêcher de frimer sur un EV4

vendredi 29 mai 2020

Villa Bluette à Hermanville-sur-mer (2)



Après la villa Louis, FR3 nous emmène à Hermanville, voir la villa Bluette. On monte d'un cran dans le prestige, car l'architecte, c'est notre célèbrissime concepteur des métros parisiens Hector Guimard, et le privilège que nous offre "des racines et des ailes", c'est de nous faire entrer dans la villa, dont les propriétaires (modestes) ont permis à l'Architecte des Bâtiments de France (Dominique Laprie- Sentenac) de nous faire visiter une partie de l'intérieur.

Dominique caresse (voluptueusement) chaque partie unique de l'escalier. Plus tard, il caressera de la même façon la poignée de la fenêtre, ce sont, il faut dire, des créations uniques d'Hector Guimard
Hector était un architecte total : sa conception concernait les plans ; la réalisation dans ses plus petits détails ; la décoration, pour produire une oeuvre complète : comme avec Horta et les architectes Catalans, il ne restait plus au propriétaire qu'à s'asseoir et contempler !

La villa est sur le cordon dunaire, face à la mer, ce qui explique que la décoration intérieure paraisse réduite, car l'occupation des propriétaires, surtout quand il pleut, consiste à regarder la mer, tout en jouissant de leur salon et de son éclairage naturel (nacré) sublissime. 

J'ai emprunté à FR3 ses photos inédites, je le remercie de me permettre de vous les montrer, sachant qu'elles sont la propriété de la télé, je ne fais que les emprunter sous la signature des auteurs.


tout est déjà là : les fenêtres comme panorama, le plafond extraordinaire et la cheminée avec ses miroirs incorporés

L'édifice a été construit par l'architecte Hector Guimard en 1899 pour un avocat parisien, Prosper Grivellé. Le garage pourvu d'une chambre est ajouté vers 1925.

La maison est, avec un autre édifice, la seule maison rescapée de la première période de construction de Guimard. L'édifice est classé et inscrit partiellement au titre des monuments historiques par un arrêté du 15 décembre 2005, ce qui justifie les soins attentifs que lui porte l'Architecte Dominique.

On comprend qu'une promenade à Hermanville à la découverte des villas soit sympa :


Voici comment le présente Nathalie Travadon sur Ouest-france : "En été, il existe des visites guidées des villas du bord de mer. Mais en hiver, rien ne vous empêche de faire la balade grâce aux explications que Gilbert Talmar donne lors de ses visites guidées estivales.

"Il y a celle qu'on nomme la Tour. Elle a été construite en 1883, pour un médecin exerçant à Paris et Caen. « Puis au début du XXe siècle, elle fut rachetée par le directeur des forges de Pont-à-Mousson, pour sa fille, la comtesse de Walewska. »

"Les Tamaris a été construite par Jacques-Claude Baumier en 1872 pour un Britannique. « Cette maison serait la copie d'un manoir écossais. » Et c'est là que le réalisateur, Roman Polanski, tourna une partie du film Tess avec Nastassja Kinski, sorti en 1979. Un film inspiré d'un roman du Britannique Thomas Hardy. « Un habitant d'Hermanville-sur-Mer y avait joué le rôle du laitier. »

"La villa Genissieu nommée ensuite La Horde a été construite en 1867 pour le secrétaire général de la Société des omnibus, à Paris, Louis-Auguste Paul Genissieu. « En 1879, un étage fut ajouté ainsi qu'un corps de bâtiment d'esprit normand en brique, pierre et pans de bois, en 1897. Ce mélange des styles, ainsi que les pignons, les fenêtres néogothiques, le lanternon et les bow-windows confèrent à cette maison un effet fort pittoresque. » Lors du Débarquement, une bombe larguée par un avion a traversé les planchers de la maison de part en part... sans exploser.

"La Bluette, nous y voilà, est une des plus remarquables par son style. Elle fut construite en 1899 par Hector Guimard pour un avocat parisien. « Cette maison fait partie des plus belles oeuvres conservées du grand architecte de l'Art Nouveau. Elle est, en outre, étonnante grâce à son faux pan de bois courbe et l'usage de coquillages et de galets qui lui donne son caractère de bord de mer. Sur le portail, on pouvait trouver deux plaques en lave émaillée. » L'une, portant le nom de la villa et l'autre, la signature de l'architecte, mais celle-ci a disparu depuis peu.




La Sapinière a été réalisée aussi par Hector Guimard. Elle fut construite entre 1903 et 1910 pour un Parisien. « Malheureusement, ce petit immeuble a été sévèrement remanié. Les ouvertures ont été modifiées et son balcon du premier niveau supprimé. »

Le Korrigan, construite en 1881 pour un propriétaire parisien, a été agrandie et totalement habillée en style néo-normand en 1900. « Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a été le siège de la Kommandantur, commandement de l'armée allemande, avec sa voisine La Neva ».

Le Castel Louis, je vous l'ai montré hier : c'était l'ancien casino de Lion-sur-Mer, construit pour Pierre Joseph Pasquet, en 1866. Il en subsiste aujourd'hui que le rez-de-chaussée en pierre de taille. « En 1911, une nouvelle réglementation exigeant une mise minimum, trop élevée pour les clients, entraîna sa fermeture. Vers 1900, le premier étage fut modifié par l'architecte Navarre. »

La loggia de la façade face à la mer fut agrémentée d'un magnifique décor en céramique, inspiré de la faune et de la flore marine, « fabriqué par Alexandre Bigot, travaillant pour un célèbre atelier de céramique parisien, ce qui l'amena à travailler avec Hector Guimard ». C'était hier !

nous y revoilà, devant la porte d'entrée



à nouveau le salon principal






Dans ces villa, l'escalier est le trait d'union avec les autres pièces et les étages, c'est d'habitude un morceau d'exception, ici tout en courbes, en bois de poirier. L'éclairage habituellement constitué de vitraux est ici tout simple, c'est la simple lumière (nacrée) normande.







c'est l'extérieur, les détails des toits, les formes, les couleurs, les lignes bleues qui font le charme



on quitterait volontiers la chaleur brûlante catalane

pour venir passer quelques jours ici

un balcon (bleu) sur la Manche (de nacre) !




Jamais je n'avais vu cette carte de France, jamais plus je ne la verrai :

nous, la Province, on est verts

en phase avec la Nature, en paix (relative) avec le covid

les seuls fauteurs de trouble sont en orange

et pourtant ce sont eux qui voudraient tout régir

laissons-les nous envahir pour la Pentecôte

apprécier qui nous sommes

poussons-les à devenir verts !