vendredi 25 décembre 2020

Six à table, c'est Noël !

Merveilleux, le Prince-convalescent nous a libéré pour Noël : plus d'aussweiss ; pas de couvre-feu, pas de limite kilométrique de circulation, une seule consigne : "pas plus de six à table... enfants non compris ! ((Six c'est merveilleux, c'est la logique du centre, la moitié de 12, qui était le nombre des apôtres ! Judas est ainsi éliminé, avec 5 autres)) ! Nous nous demandons cependant si, munie ou pas  d'une commission rogatoire, la Police va faire irruption chez nous, pour un contrôle inopiné. Dans ce cas, nous avons prévu un repli stratégique, comme la cuisine donne derrière par une porte-fenêtre, il suffira que notre génération assignée à résidence dans cette pièce par le Premier Ministre fuie discrètement, et la jauge sera respectée ! Nous avons aussi prévu une collation pour les dites forces de police, contraintes de fliquer nos concitoyens le soir de Noël alors qu'elles devraient être chez elles, à fêter le retour de la lumière dans les ténèbres ! Ainsi, elles auront le sentiment d'un peu de fraternité dans ce climat que le docteur Didier Fassin désigne comme "du paternalisme autoritaire" ! (1)



L'autre jour j'entendais un jeune concitoyen, évoquant Noël, vite préciser qu'il était laïque, ce qui dans son esprit signifiait qu'il ne croyait pas en Dieu, confondant laïque et agnostique. Notre Prince a fait la même confusion l'autre jour en recevant son homologue Roi d'Egypte, Pharaon contemporain en quelque sorte, qui s'est empressé de le reprendre en précisant que si en France "l'homme était au-dessus de Dieu", les mots même de notre jeune Roi, les égyptiens n'avaient pas la même prétention, et qu'ils se mettaient eux sous la protection de l'Univers, ou d'une entité confuse qui les dépassait, du genre "la loi de Dieu dépasse la loi des hommes". Le Pharaon n'a rien compris à notre laïcité, et le Prince n'a pas insisté, ouf !

En cette période de pandémie, nous hésitons à nous rendre à la Collégiale, (minuit étant avancé à 18H30), frappée par sa jauge bien légitime pour éviter que des paroissiens contaminés contaminent les exemptés dans une solidarité-chrétienne-paradoxale. Aussi fêterons nous Noël en famille, en pensant à cette si belle histoire de la naissance dans une étable rurale de celui qui mourra sur la croix, entouré de deux voleurs, pour racheter nos péchés.

je vous reparlerai de Gaspar Camps, un catalan qui a vécu en France




Depuis un-demi siècle nous complétons chaque année notre crèche arlésienne de santons Carbonnel. Cette année, E. nous a commandé une étable, une amélioration immobilière sensible alors qu'auparavant notre nativité s'opérait dans un désert de sable glacé, sans aucune toiture pour protéger la sainte-famille de la pluie.

Comme nous disposions d'un ange, je l'ai fait descendre du ciel pour qu'il nous protège, vous voyez qu'il se déplace sur un petit nuage, symbole des nouvelles technologies post-covid, pour léviter au-dessus de nos petits et grands malheurs humains.

(en toute laîcité), je vous souhaite un joyeux Noël

respectez bien les gestes barrière et tout le train-train

la jauge

et priez pour le Roi (paternaliste et autoritaire)

il nous protège de nous-mêmes

(donc il nous est essentiel) !




bien que cette coutume soit disparue avec Giscard d'Estaing, nous avons simulé la présence à table d'une Haute Autorité de Santé pour nous répéter les gestes barrière au cas où ?



PS (1) avec un titre plein d'humour, il faut lire :


 PS (2) c'est Laurent qui m'envoie cette petite histoire :

Un prêtre sentant sa mort proche dans un hôpital (mal nettoyé par O'net comme on l'a vu à Valenciennes sur Cash-Investigation) demande au médecin d'appeler un banquier et un politicien...

... en quelques minutes les deux apparaissent

Le prêtre leur demande de s'asseoir de chaque côté du lit

           il leur tient la main, restant silencieux

Le banquier et le politicien sont terriblement touchés, et en même temps se sentent pleins d'importance d'avoir été convoqués par le prêtre, au seuil de sa mort. Un peu angoissé, l'homme politique se lance :

 -"Mais pourquoi nous avez-vous demandé de venir à vos côtés ici ?

Le prêtre rassembla alors toutes ses forces défaillantes, et prononça dans un souffle :

-"Jésus est mort entre deux voleurs... 

je voulais mourir de la même façon" !

PS (3) et puis c'est Jacques, qui me demande de faire passer cet Ave maria

AAve Maria chanté dans la rue....
Chacun retiendra ce qu'il veut de cette coutume, mais la faire durer ne fait de mal à personne.
Une coutume que les pieds noirs avaient naguère en Algérie !
On recevait une statue de la Vierge dans une petite boîte qui se promenait de maison en maison.
On était très fier de l'avoir chez soi pour quelques jours et de lui faire faire le tour du village.
En souvenir de cette ancienne coutume, je t'envoie la Vierge Marie pour qu'elle te vienne en aide si tu le souhaites.
Que tu y crois ou non, il serait amical de faire suivre cette image, afin que la Vierge Marie
voyage de maison en maison, de foyer en foyer, de bureau en bureau, d'ordinateur en ordinateur…
 Elle finira bien par arriver chez quelqu'un qui aura besoin d'elle.
 Elle parcourt le monde entier en emportant nos soucis avec elle.
Je te l'envoie, en particulier Vincent, ne la retiens pas. Aide- la à continuer son chemin pour porter secours aux autres.

https://www.youtube-nocookie.com/embed/v8O15DogWgg?rel=0

PS (4) depuis mes années d'Allemand, je n'ai jamais oublié les paroles de

Stille Nacht, Heilige Nacht

à Salzburg

https://www.youtube.com/watch?v=oBPfl2nJUfk&ab_channel=Sternchen

la musique met de l'ordre dans nos peines

PS (5) : coup de chance, je suis tombé jeudi à 17H45 sur Arte, l'histoire de Douce nuit, chantée pour la première fois le 24 décembre 1818, par le prêtre Joseph Mohr et l'organiste compositeur Franz Grüber

Je vous propose d'entendre Lina Malhoul (la voix d'Israël) chanter la version arable

https://www.youtube.com/watch?v=fd3tXGCfSkE&ab_channel=AynodigasCestmoi



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