dimanche 23 août 2020

Je prie (pour vous) les saints Béat & Privat

sortis du tunnel, retour en Ville dont l'accès est barré
Nous dirigeant vers Bossost, la perle du val d'Aran, il faut bien passer la frontière à Fos. Et avant la frontière, passer par ce que l'on nommait autrefois "la clé des Pyrénées", Saint Béat, une brèche dans la montagne de marbre. Les romains avaient trouvé un nom parfait : "passus lupi", le passage du loup, un passage étroit dans lequel se longent la route, et la Garonne; Quand cette dernière déborde, elle inonde la route ...et les maisons qui la bordent. Cela s'est passé autrefois, en juin 2013 (1)

Où en étais-je ? Oui, nous sommes dimanche, nous avons réservé dans notre cantine habituelle. Il n'est pas très rigolo de traverser saint-Béat par le nouveau tunnel, qui à la sortie oblique pour nous ramener à la sortie du village, puisque l'accès aval est toujours condamné, on ignore pourquoi ? Et comme nous sommes dimanche, je parie que l'église sera ouverte ? L'occasion de saluer Saint-Béat, allez j'avoue, je vais lui faire une petite prière !

L'église est construire en marbre of course ! Elle a belle allure ! Et sa décoration intérieure reste fastueuse, avec des statues grandeur nature, recouvertes comme dans les églises du Comminges de feuilles d'or : tout brille au moindre rayon de soleil. J'avais repéré à gauche de l'autel la statue de saint Jean Baptiste, le précurseur, que l'on trouve partout. Mais il faut m'approcher pour identifier son alter ego : ouf il tient ses clés dans la main gauche, c'est donc Saint Pierre, il a bien sa place dans la cité du marbre !




























En réalité, l'église se nomme Saint-Béat - Privat, et pour que les reliquaires soient inaccessibles aux voleurs, ils sont incrustés dans les parois, en hauteur, bien protégés par des grilles :

au-dessus de Pierre : Béat et Privat


au-dessus de Jean Baptiste : Cyriaque et Jacques, en plein pélerinage évidemment





mais le principal reliquaire est ici :


une (rapide) prière à la vierge


une dernière au fils du Père


un coup d'oeil aux vitraux




et, en partant, un salut particulier à Dieu bénissant, 
assis sur son trône incrusté dans le portique d'entrée encadré des colonnes du temple du Roi Salomon
entouré des quatre évangélistes


un record de Saints 

dans la cité du marbre !


PS : il y a 7 ans déjà !

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