mardi 11 août 2020

Cami obert per Er Occitan

les noces de zibeline, le symbole est le verre

La question est cruciale : avec tous ces désagréments liés au covid, à condition bien entendu de se revêtir d'un masque (propre), peut-on se rendre dans le Val d'Aran ? Réponse : oui, ce dimanche, les douaniers sont à la casa, on ne voit personne dehors. Seconde question : Er Occitan est-il ouvert ? La réponse est d'autant plus positive que nous avons réservé, notre table est à distanciacion convenable, Nuria est là vêtue d'une jolie robe à pois blancs sur fond noir, Marcos est là protégé par son masque. Le produit glyco-machin est disponible à l'entrée, et mieux encore, le menu est complet, par exemple, l'os à moëlle qui va avec le "tartare de vache". Le voisin le choisit sans hésitation, et je partirai une fois encore avec le sentiment d'avoir raté quelque chose !

il faut choisir le "tartare de vache"



Mon luxe à moi est de choisir une entrée à base d'huîtres, un luxe en montagne, si loin de la mer, et Nuria m'explique qu'une fois encore, le plat contient des huitres, des vraies, un exploit en plein mois d'août mais surtout la plante Mertensia maritima dont les feuilles ont une étonnante saveur d'huître et étaient mangées comme légumes par diverses tribus indiennes de l'Amérique du Nord. Ses rhizomes auraient été consommés par les Inuits de l'Alaska, où cette espèce est également native. Les feuilles peuvent être utilisées en accompagnement de plats de poisson. Nos transports modernes m'épatent toujours puisque Marcos la fait venir du Canada, sous le nom anglais d'oster leaves ! Etonnez-vous du nombre de camions sur les routes !







voilà une entrée entièrement végétale avec ce ceviche


                   comme nous sommes quatre, il y a deux antres plats, je vous laisse deviner
                     




les instructions sanitaires françaises sont respectées à la lettre, chacun a un menu éphémère






Vous avez remarqué ? J'ai une assiette romaine, toute érodée par les siècles, un écrin parfait pour mon merlu, choisi car il est salé de poutargue de Martigue-la-provençale, comme je n'en ai pas mangé depuis longtemps tellement ces oeufs de mulets sont introuvables ! Le jaune, ce sont des pétales de fleurs ; on voit bien les lamelles de champignons de Paris, Paris la ville lumière, à des lieues d'ici (on est mieux ici).


Toujours sympa, toujours partageur, je vous communique la valse des desserts : c'est joli, c'est frais, c'est délicieux !


le melon cantaloup du dessert

la betterave introduit des couleurs attirantes




Un secret pour terminer : je vous ai parlé autrefois d'un personnage immense dans le Val d'Aran : Jep de Montoya. Il était présent à St Gau le 2 février, il avait achevé le Diccionari der aranès ! Et il m'avait promis de me l'offrir : le deal était de me rendre chez Marcos !


Il y a comme cela des gens extraordinaires qui tiennent parole :

nous sommes six mois plus tard, le covid est passé par là

voici que Marcos vient dans la salle, un paquet à la main


je me montre le plus rarement possible sur la toile, mais là, en hommage à ces Grands Personnages Aranais, c'est l'exception !

...et il y a ce dépliant à l'intérieur



 merci Jep de Montoya


je n'ai que cette mauvaise photo de vous, mais vous êtes en bonne compagnie !

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