vendredi 5 juillet 2019

Naïf Lucien Vieillard ?

C'est un peintre toulousain. Age : 94 ans, il a donc vécu la seconde guerre mondiale, il a même été résistant, Président de l'ANACR de Toulouse : vous savez ce que ce sigle signifie ? Association nationale des anciens combattants de la résistance. Chapeau donc ! 


Lucien rappelle volontiers que son grand-père paternel dressait des épures aux Ponts des Chaussées et que son père aimait peindre, en amateur. Mais bien qu'il ait manifesté quelques dons de dessinateur après son certificat d'études, Lucien Vieillard va entreprendre des études de lettres puis de droit. Sa licence en poche, il devient huissier de justice, métier qu'il va abandonner au bout de huit ans pour celui de chef de contentieux d'une caisse de retraite. Il deviendra le directeur de ce dernier organisme. Il avoue aujourd'hui avoir éprouvé le désir de peindre au cours de sa carrière administrative. 

Mais c'est seulement en 1966, à trente-cinq ans, qu'il se décide à prendre le pinceau. Il trouve l'inspiration dans de vieilles cartes postales trouvées au grenier et brosse sept toiles en un mois. Pendant plusieurs années, Lucien Vieillard mène une double vie : fonctionnaire le jour, artiste le soir et le dimanche. Sa carrière de peintre débute en 1970 lorsqu'une galerie parisienne accueille la première exposition de ses toiles. C'est un succès. D'autres suivront. Lucien Vieillard impose sa patte en France et en Europe, participe à des expositions à New-York et Tokyo, entre dans les collections de plusieurs musées. Revenu vivre à Toulouse en 1989, il profitera de sa retraite pour se consacrer à plein temps à la peinture.

alors... naïf ?











« Poète de l'imaginaire »: voilà la qualité que revendique Lucien Vieillard. Et point n'est besoin d'être expert en art pour reconnaître la part du rêve de l'artiste dans ces toiles d'apparence figurative. D'un tableau à l'autre, il suffit de regarder. La traction sortant de la préfecture jouxtant la cathédrale Saint-Etienne, l'avion survolant le mythique Hôtel du Grand Balcon, le petit cirque planté dans une banlieue sous un ciel de nuit, le pont sur le Canal du Midi : rien de tout cela n'est dessiné d'après nature. Des paysages urbains surtout, reflétant des villes vidées de leurs habitants. Lucien s'oblige à peindre les détails, mais tout est repensé. Dans le temps comme dans l'espace, explique-t-il, c'est mon monde à moi que j'essaye de faire partager aux autres

en fait, j'imagine tout !







une salle dédiée à son don au Conseil départemental, 

au château de Laréole !







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