dimanche 15 mars 2020

Echappée baye de Pasaia


Dans cette ambiance de fin du monde et de con-finement universel, (hôtels et restaurants bouclés, super-marchés dévalisés, touristes bloqués à l'étranger), nous avons pris le large : où nous échapper pour devenir introuvables ? Il faudrait qu'il n'y ait personne... l'océan.... le vent (du large) pour évacuer les miasmes...

... je sais ...

... c'est un endroit du bout du monde, de l'autre côté de la frontière ; quasi impraticable aux automobiles (excepté les autochtones dûment munis d'un badge de résident), accessible uniquement par mer, depuis l'océan : je vous en ai parlé autrefois (1), 

le re-fu-ge parfait! 


La géographie est exceptionnelle : une montagne côtière a obligé les maisons à s'empiler sur le versant de granite, ce versant couvert d'escaliers n'étant percé que d'une seule rue : quand les voitures des locaux passent, il faut s'étaler sur la façade pour ne pas être écrasé, pire destin encore que la fin fatale par le virus, même s'il vous attaque par traîtrise ! 


Bien entendu, il faut y arriver, je ne vous explique pas comment, la circulation est infernale, les chauffeurs de poids-lourds ne sont apparemment pas (encore) con-finés, et après des tours et des tours (de rond-points), on aboutit à une impasse, dans une mer de voitures : il faut stopper ... mais où se garer ? Je trouve une place ... entourée de bandes jaunes, réservée aux commerciaux qui klaxonnent furieux de me voir là, je sors, patiente, et finis par prendre la place d'un autochtone en partance, ouf, on peut marcher à pied !






casa de los Miranda XVIè




Santiago plaza (place St Jacques) avec au centre l'hôtel de ville 1741

La suite de la déambulation se fera dans la rue pavée au milieu des maisons, sous des voûtes, des tunnels, la mer à gauche visible par les échancrures laissées libres pour faire passer les eaux pluviales, cela doit dégringoler en cas d'orages !




Tout au bout du bout, deux phares marquent l'entrée étroite de la rade, on sent que les vagues chahutent au large, alors que la baie protégée est ensuite si calme !


oui c'est bien un marin breton !


Castillo de santa Isabel, construit par Charles Ier pour protéger le port en 1621




Il faut déjeuner ... peut-être est-on venu un peu pour cela ? J'ai le souvenir de fantastiques poissons cantabriques, jusqu'à tomber sur Yola Berri et l'accueil souriant d'Elisa (son prénom figure sur la facture de la Mesa 7). Nous sommes les seuls clients, vue à 180° sur la rade, magnifique ! Elle nous conseille pour l'entrée des pétoncles grillées, puis nous continuons avec des turbots au four : surprise, chacun en a un pas si petit que cela ! Pas de dessert au bon niveau, nous devrons aller ensuite à St Jean de Luz au Majestic prendre des glaces majestueuses, des glaces dignes de Louis XIV qui s'est marié (ostensiblement) pas loin et dont tout le monde conserve un souvenir ému !







Je vais vous montrer demain ma découverte d'un vitrail de Saint-Sébastien magnifique dans l'église consacrée à Jean Baptiste, je l'ai prié pour qu'il arrête la peste, (une façon de parler) comme il le faisait autrefois ...!

C'est le seul truc auquel le Président n'a pas pensé

de prier Saint Sébastien (sans oublier Saint Roch) 

heureusement que je suis là !






demain : des bateaux !


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