samedi 23 mai 2026

William Paxton, american Painter


autrefois dans les milieux bourgeois

le chic et le raffinement se voyaient par des signes :

des coiffures soignées, des vêtements  légers, en tissus de qualité



ces dames prenaient le thé, sans quitter leur chapeau


le tout dans des décors orientaux, chinés depuis la Chine, avec des chinoiseries

elles voyagaient sur les mers, protégeant leurs peaux diaphanes


les messieurs portaient la barbe, la cravatte, et lisaient les cours de la Bourse dans les journaux


Voici Rose Paxton, la maman de William

de fines dentelles, fabriquées à la main

des coiffures soigneusement peignées

une au cou une turquoise bleue porte-bonheur


on vivait entouré de servantes, qui époussiéraient les chinoiseries venues de Chine


qui lisaient les recettes de cuisine pour préparer de petits et grands plats


et devaient être disponibles H24 pour porter au matin les raisins


William passait son temps dans son atelier perso, à peindre les dames de Bonne Compagnie



et les montrer dans leurs fauteuils d'un rouge théâtral éclatant


parfois le peintre poussait l'exotisme jusqu'à peindre des do-nus


ou des séances de coiffures rousses devant le miroir


ou encore des reflets de brune se chaussant d'escarpins rouges devant le miroir


pour finir, on en revient toujours aux Grands Mythes d'autrefois

Nausicaa au centre

entourée de ses demoiselles d'honneur

dans le "simple-appareil" qu'autorise le doux climat des îles grecques

Nausicaa (en grec ancien : Ναυσικάα / Nausikáa), fille d'Alcinoos, princesse phéacienne, est donc entourée de sa cour-féminine. Elle apparaît pour la première fois dans l'Odyssée, où elle recueille Ulysse naufragé sur le rivage de la Phéacie et l'emmène jusqu'au palais de ses parents, le roi Alcinoos et la reine Arété.

Le mec qui débarque au fond est donc Ulysse, notre célèbre voyageur. Seul le haut apparait, de manière à cacher le bas qui pourrait embarrasser le spectateur s'il voyait donc ce que cache le gros rocher derrière lequel il s'est caché. Il ne voit donc (Ulysse, en débarquant) que le dos de Nausicaa. Bien qu'aucune relation amoureuse ne se noue entre Nausicaa et Ulysse, Alcinoos autorise un temps Ulysse à épouser sa fille. Nausicaa exprime également le désir d'avoir un jour un mari comme Ulysse. Pour en savoir davantage, il faut que vous relisiez l'histoire complète ! In fine, Ulysse rejoindra Pénélope, courtisée par les courtisans, qui seront détruits un à un par l'arc surpuissant d'Ulysse soucieux de reconquérir sa meuf, et de virer ceux qui l'ont harcelée le croyant défunt, erreur fatale pour eux ! 



PS : je sais que je vais vous proposer la fiche Wikipedia de ce célèbre peintre. Je tente cependant de privilégier à la biographie des célébrités dont je vous parle, leurs oeuvres souvent difficiles à rassembler, et que vous montrent rarement les musées !

Puisque vous abandonnez le Français pour l'Anglais, pour faire chic, et confirmer que nous sommes devenus les vassaux de Trimp, tout en nous préparant à faire de même avec les Chinois dont nous attendons avec impatience les voitures électriques pas chères qui vont nous dégager du pétrole iranais, je vous parle désormais Anglais, pour bien confirmer notre basculement de langue vers la nouvelle-France-du-maire-de Saint-Denis :

"William McGregor Paxton (June 22, 1869 – 1941) was an American painter and instructor who embraced the Boston School paradigm and was a co-founder of The Guild of Boston Artists. He taught briefly while a student at Cowles Art School, where he met his wife Elizabeth Okie Paxton, and at the Museum of Fine Arts School in Boston. Paxton is known for his portraits, including those of two presidents—Grover Cleveland and Calvin Coolidge—and interior scenes with women, including his wife. His works are in many museums in the United States.

"He was born on June 22, 1869, in Baltimore to James and Rose Doherty Paxton.William's father moved the Paxton family and established a catering business in Newton Corner, Massachusetts, in the mid-1870s.

"Paxton attended Cowles Art School on a scholarship he attained at the age of 18. He studied with Dennis Miller Bunker and Cowles and then went to Paris to study under Jean-Léon Gérôme, at École des Beaux-Arts. Maryhill Museum of Art said he also studied at Académie Julian in Paris. He returned to Cowles and studied with Joseph DeCamp, who also taught Elizabeth Vaughan Okie. She became Paxton's student and then his wife.

"Paxton became engaged in 1896 to Elizabeth Vaughan Okie,and they married on January 3, 1899. They traveled to Europe together and often spent their summers on Cape Cod and Cape Ann. They lived in Newton, Massachusetts,first on Elmwood Street with his parents.About 1916 they resided or had a studio on Ipswich Street in Fenway Studios in Boston. They later purchased a house in Newton Center on Montvale Road.

"Paxton's wife managed his career and modeled for many of his works, like the painting in which she was dressed for the ball. "William McGregor Paxton... benefited from an art-savvy wife who supported his career, using her energy in the bet that his offered the more secure future," said author and art historian Rena Tobey. The couple had no children.

"Paxton taught from 1906 to 1913 at the Museum of Fine Arts School  and painted briefly at Fenway Studios in Boston. He worked at the Harcourt Street Studios in Boston and when it burned in 1904 he lost close to 100 paintings. He then went to the Fenway Studios for a brief period but then moved on to the Riverway Studios, also in Boston. He is primarily known for his portraits and painted both Grover Cleveland and Calvin Coolidge. Maryhill Museum of Art says of his artistry, "Paxton was well known for the attention he gave to the effects of light and detail in flesh and fabric. His works often present idealized views of women, such as this portrait (The Red Fan) of his wife Elizabeth",like Henry James's portrayal of women in his novels The Portrait of a Lady (1881) or The American (1877). His models, often daughters and wives of his patrons, were depicted as refined, cultured women of "conspicuous leisure", and equated with the "precious aesthetic objects surround them", like the women of Thorstein Veblen's Theory of the Leisure Class (1899) who reflect the wealth of their husbands or fathers.He crafted elaborate compositions with models in his studio, using props that appear in several paintings.

"Paxton and several other Bostonian artists were inspired by Johannes Vermeer. The Metropolitan Museum of Art says of Paxton's Tea Leaves (1909) in their collection:

"In a windowless parlor permeated by soft light, a dreamy atmosphere, and the sounds of silence, two elegant women pass the time by doing very little or nothing at all. Paxton hints at a narrative, but he asks that the viewer invent it, recapitulating the ambiguity of Vermeer's paintings, which he admired.

"Paxton employed a technique where only one area in his compositions was entirely in focus, while the rest was somewhat blurred, something he called "binocular vision" and credited to Vermeer. He began to employ this system in his own work, including The New Necklace, where only the gold beads are sharply defined while the rest of the objects in the composition have softer, blurrier edges.

"Paxton is one of the key figures in the Boston School of painting and a co-founder of The Guild of Boston Artists with Frank Weston Benson and Edmund Charles Tarbell. As a member of the St. Botolph Club, Paxton played baseball with sculptor and friend Cyrus Dallin. Between 1926 and 1927, he was interviewed by Dewitt Lockman with 85 other artists and architects associated with the National Academy of Design. Records from the interview are held at the New York Historical Society and the Archives of American Art. Paxton was made a full member of the National Academy of Design in 1928.

"Paxton died of a heart attack when he was painting his wife in their Montvale Road living room. He was 72 years of age. An exhibition was held in his memory at the Museum of Fine Arts, Boston from November 19 through December 14, 1941. His papers—including sketches, correspondence, and photographs—are held at the Archives of American Art at the Smithsonian Institution in Washington, D.C.


Aussi, je termine avec Only You, des Platters :

jeudi 21 mai 2026

Après le vote de l'état d'alerte de sécurité nationale, l'article 21 ne permet cependant pas au Président d'annuler l'élection de mai 2027

Un état d'exception qui ne dit pas son nom : 

les députés votent l'état d'alerte de sécurité nationale !

Glissé dans le projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030, l'article 21 crée de toutes pièces un régime juridique inédit : l'état d'alerte de sécurité nationale. Adopté à l'Assemblée nationale lors des débats du 18 mai avec les voix du camp gouvernemental et de l'extrême droite, le texte file désormais au Sénat, avec pour objectif une adoption définitive avant le 14 juillet. Tout s'est passé dans la plus grande discrétion. Comme d'habitude quand on veut que personne ne regarde.

Qu'est-ce que l'état d'alerte de sécurité nationale ?

L'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030, déposé en conseil des ministres le 8 avril 2026 par la ministre des Armées Catherine Vautrin, crée ce que ses promoteurs présentent comme un simple outil de réactivité administrative en temps de crise. Dans les faits, il s'agit d'un régime d'exception activable par décret en Conseil des ministres, sans vote préalable du Parlement, dès lors qu'existe une menace grave et actuelle contre la sécurité nationale.

Ce régime peut s'appliquer sur tout ou partie du territoire national et couvre trois catégories de dangers : une menace sur la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et à la protection de la population ; une menace justifiant la mise en oeuvre des engagements internationaux de la France en matière de défense ; une menace justifiant un déploiement à bref délai des forces françaises ou alliées sur le territoire national.

À noter : le dispositif prendra place dans le Code de la défense dans la partie intitulée Régimes d'application exceptionnelle, aux côtés de l'état de siège et de l'état d'urgence. L'état d'alerte de sécurité nationale n'est donc pas présenté comme une curiosité administrative : c'est bien un troisième régime d'exception, venant s'ajouter aux deux existants.

La ministre Catherine Vautrin a martelé depuis la tribune de l'hémicycle que ce dispositif ne touchait pas aux libertés individuelles. Il permettrait selon elle d'augmenter les moyens de production, de protéger certaines entreprises sensibles et d'installer en urgence des capacités d'hébergement ou de soins. Un exemple concret a même été avancé par une source gouvernementale : la construction de hangars pour stocker des Rafale sans avoir à respecter toutes les procédures normales de protection des espèces.

Un chèque en blanc au gouvernement

Ce qui ne figure pas dans les discours officiels est pourtant essentiel à comprendre. Une fois l'état d'alerte déclenché, le gouvernement dispose d'une batterie de dérogations au droit commun qui va bien au-delà du stockage d'avions de chasse.

Dès le 3 mai, une tribune publiée dans L'Humanité et cosignée par la Ligue des droits de l'Homme, la CGT, Solidaires, la FSU, France Nature Environnement, Greenpeace, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et Alternatiba, avait sonné l'alarme. Ces organisations dénonçaient un état d'urgence qui ne dit pas son nom, activable sur des critères volontairement flous et vagues, permettant des dérogations immédiates aux règles de protection environnementale, aux normes de sécurité au travail, aux règles d'urbanisme et même au droit du patrimoine archéologique.

Plus inquiétant encore : ce dispositif permettrait la création de périmètres de protection contrôlés soumis à autorisation d'accès par simple arrêté préfectoral, ainsi que des enquêtes administratives sur les salariés travaillant dans des zones liées à l'économie de guerre. La définition du lien avec l'économie de guerre, elle aussi, reste volontairement floue. Comme l'a déclaré Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l'Homme, sur France Inter début mai : il s'agit bien d'un état d'urgence déguisé, activable sur des bases indéterminées, avec des possibilités de dérogation au droit du travail, à l'environnement et au droit sur le patrimoine.

Dans sa tribune, la coalition d'associations et de syndicats a été directe : le spectre de la guerre ne doit pas servir à discipliner la société, à faire reculer les droits et les libertés, et à tout subordonner aux logiques du profit et de l'efficacité économique.

Le spectre de la guerre au service de qui ?

Le contexte dans lequel ce texte est présenté ne doit pas faire illusion. La révision de la loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires sur la période 2026-2030, portant le budget total de la défense à 436 milliards d'euros sur la période 2024-2030, et à 76,3 milliards d'euros par an d'ici 2030, soit 2,5 % du PIB. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a présenté les grandes lignes du texte dès mars 2026, a justifié la création de ce régime d'exception par la nécessité de faire face à des crises hybrides, rapides et imprévisibles, mêlant le militaire, l'économique, le cyber et l'informationnel. L'argument est connu : quand la sécurité est en jeu, on ne peut pas s'imposer de contraintes que nos compétiteurs ne s'imposent pas.

Instrumentaliser la menace extérieure pour étendre les pouvoirs de l'exécutif au détriment du Parlement et des libertés des citoyens, c'est une logique que l'histoire nous a appris à reconnaître. Le spectre de la guerre ne saurait justifier qu'un gouvernement se dote d'un outil lui permettant de déroger aux droits des travailleurs, d'ignorer les protections environnementales, de contrôler l'accès à des zones entières du territoire, et de contourner le contrôle démocratique sans même avoir à solliciter l'accord préalable des représentants du peuple.

Un vote qui révèle des fractures profondes

L'article a été adopté par 62 voix pour et 19 contre. Le camp gouvernemental et le Rassemblement national ont voté ensemble. Le Parti socialiste, qui avait voté pour en commission, s'est abstenu en séance. La gauche radicale et les écologistes se sont massivement opposés au dispositif.

Bastien Lachaud, député de Seine-Saint-Denis, a été parmi les plus clairs dans son opposition : les critères de déclenchement sont bien trop flous, et une décision aussi grave, qui permet de déroger au droit commun et d'accroître les pouvoirs de l'exécutif, doit obligatoirement passer devant le Parlement. Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l'Assemblée, a porté la même exigence sans succès : dans un État démocratique, le déclenchement d'un état d'exception doit être autorisé par la loi, pas par décret.

Ces voix n'ont pas été entendues. Le gouvernement a consenti à ce que l'état d'alerte ne puisse être prorogé au-delà de deux mois sans vote parlementaire. Mais ce délai de deux mois laisse entre les mains de l'exécutif une fenêtre d'action considérable, sans contrôle démocratique préalable.

Le texte doit maintenant être examiné au Sénat, avec pour objectif une adoption définitive avant le 14 juillet 2026.

Ce que nous avons à perdre

Derrière les arguments de modernisation militaire et d'économie de guerre se cache une réalité simple : ce gouvernement vient de se doter d'un instrument juridique lui permettant, sans vote préalable du Parlement, de suspendre des pans entiers du droit commun. La protection des travailleurs. La préservation de l'environnement. Le contrôle de l'accès à certains territoires. La sécurité des employés dans les zones de production industrielle liées à la défense.

L'histoire de notre pays est jalonnée de régimes d'exception présentés comme temporaires, provisoires, proportionnés à la menace. Ils ont rarement disparu aussi vite qu'on nous l'avait promis. Ce vote mérite d'être su, compris et combattu, avant que le Sénat ne mette son tampon définitif sur ce qui ressemble, à tous égards, à un état d'urgence permanent en attente d'activation.

Sources : 20 Minutes, France Info, L'Humanité / LDH

au même moment, on zappe la mauvaise nouvelle :

tout l'effort du décennat pour grignoter le chômage est anéanti !

Je m'interroge évidemment, ce n'est pas la première fois que des textes d'exception sont noyés dans d'autres, au milieu de l'interrogation générale sur la présence de notre porte-avion chéri dans les eaux proches du détroit d'Ormuz, alors que "nous ne sommes pas en gerre, mais que nous défendons nos alliés". Nous allons vendre trois frégates à la Suède, et notre économie de guerre est en pleine action, comme la fabrication de drones est en pleine action, comme la vente de Rafales, bref, la guerre a bon dos pour montrer que la France est un vendeur d'armes super-efficace ! Et que en parlant de tout cela, on oublie que la France est concernée par l'affaire Epstein, qui passe au second plan. Que le taux de chômage retrouve le niveau des mauvais jours. Que le Président a des amours platoniques bien compréhensibles vu la différence d'âge avec son amoureuse de 75 ans bien plus vieille que lui. et vu la querelle à Cannes sur la présence simultanée de Vallat bel Cassem présente comme une affriolante star du business, avec la Ministre Aurore Bergé ... et Jean François Coppé qui va faire de la pub là-bas pour la ville de Melun qui lui paie le voyage ! 






 


elle en profite un max, Najat, de la France


Qui écrit les propos qui précèdent ? Je donne la réponse du dénommé Arnaud : "Depuis quelque temps, plusieurs d'entre vous m'ont demandé qui se cache derrière La Tribune Libre. Je souhaite aujourd'hui me présenter, simplement, avec mes mots et mes convictions.

"Je m'appelle Arnaud, j'ai 43 ans et je viens des Hauts-de-France. Depuis mon enfance, je suis passionné par l'Histoire et la littérature. J'ai toujours écrit : des nouvelles, des récits, et même un roman autoédité sur Amazon Kindle qui n'est plus disponible aujourd'hui. Pour moi, écrire est avant tout une manière de partager mon regard sur le monde et de créer du lien avec les autres....

... "À travers La Tribune Libre, j'ai trouvé un espace où je peux écrire librement, partager mes idées, mes questionnements, mes colères et mes enthousiasmes. Un espace où les mots peuvent relier, éclairer et, parfois, inspirer des actions concrètes.

"Voilà donc qui je suis : un passionné, engagé dans la vie, convaincu que l'humain, le dialogue et la solidarité sont les forces qui font avancer le monde, et que l'analyse et la réflexion peuvent aider à mieux comprendre et agir".

il faut dire que gouverner la France aujourd'hui n'est pas commode

même quand ses copains-(copines) sont au Conseil Constitutionnel

https://www.facebook.com/reel/1620607659031065
9 personnes nommées, 13000€ bruts par mois, ont le dernier mot sur 67 millions de Français, et leurs parlementaires

"Bonjour ! (je reste poli, au cas où un juriste constitutionnel en vrai se cacherait derrière ? ) L'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030, déposé en conseil des ministres le 8 avril 2026 par la ministre des Armées Catherine Vautrin, crée ce que ses promoteurs présentent comme un simple outil de réactivité administrative en temps de crise. Dans les faits, il s'agit d'un régime d'exception activable par décret en Conseil des ministres, sans vote préalable du Parlement, dès lors qu'existe une menace grave et actuelle contre la sécurité nationale. Cet article est maintenant adopté. Permet-il au Président de la République, en cas d'extension de la guerre par exemple avec l'Iran dans le détroit d'Ormuz, d'annuler l'élection du Président de la République en mai 2027, et de rester ainsi au pouvoir, comme le prédisait Ségolène Royal par exemple il y a quelque temps ?

voici la réponse :

À ce stade, rien ne permet de dire que l’article 21 de la loi d’actualisation de la programmation militaire donne au Président de la République le pouvoir d’« annuler » l’élection présidentielle de 2027 pour rester au pouvoir.

Il faut distinguer plusieurs choses dans le droit constitutionnel français : les pouvoirs exceptionnels de gestion de crise ; le maintien des institutions constitutionnelles ; l’organisation concrète d’une élection en situation de guerre ou de catastrophe.

L’article 21 dont vous parlez — présenté par le gouvernement de Catherine Vautrin dans le cadre de l’actualisation de la LPM 2024-2030 — crée effectivement un régime d’exception administrative plus souple en cas de menace grave contre la sécurité nationale. 

Mais ce type de dispositif ne modifie pas la Constitution elle-même.

Or, la durée du mandat présidentiel, l’élection du Président et les conditions d’exercice des pouvoirs exceptionnels relèvent principalement de la Constitution de 1958, notamment :

- l’article 6 (durée du mandat présidentiel) ;

- l’article 7 (organisation de l’élection présidentielle et vacance du pouvoir) ;

- l’article 16 (pouvoirs exceptionnels du Président).

Même sous l’article 16 — qui est bien plus puissant qu’un article de LPM — le Président ne peut pas juridiquement abolir ou suspendre indéfiniment l’élection présidentielle pour prolonger son mandat à volonté. La Constitution continue de s’appliquer.

Il existe cependant une nuance importante :

En cas de guerre majeure, d’invasion, d’effondrement logistique ou d’impossibilité matérielle d’organiser le scrutin (par exemple attaques massives sur le territoire, impossibilité d’ouvrir les bureaux de vote, rupture institutionnelle grave), un report technique et limité d’une élection pourrait théoriquement être envisagé. Mais cela nécessiterait presque certainement : soit une révision constitutionnelle, soit une interprétation exceptionnelle du Conseil constitutionnel, soit un accord politique et parlementaire très large.

Ce ne serait pas une simple décision unilatérale du Président prise grâce à l’article 21.

Le scénario évoqué publiquement par Ségolène Royal relève donc davantage d’une alerte politique ou d’une inquiétude sur une dérive possible de l’exécutif que d’une conséquence juridique automatique du texte.

Même dans l’hypothèse d’une extension régionale d’un conflit au Moyen-Orient (par exemple autour du détroit d’Ormuz), il faudrait démontrer :

une menace directe et exceptionnelle contre la continuité des institutions françaises ; l’impossibilité réelle d’organiser l’élection ; et probablement obtenir une validation du Conseil constitutionnel.

Autrement dit :

- non, l’article 21 ne donne pas au Président un bouton juridique permettant d’annuler l’élection présidentielle de 2027 et de rester au pouvoir sans limite ;

- oui, comme dans beaucoup d’États démocratiques, une crise extrême pourrait conduire à des aménagements exceptionnels du calendrier électoral ;

mais cela serait juridiquement, politiquement et institutionnellement très encadré — et probablement contesté devant le Conseil constitutionnel et dans l’espace public.

Pour mémoire, même pendant : la guerre d’Algérie, les attentats de 2015, la pandémie de Covid-19, ou la guerre en Ukraine en Europe, la France n’a jamais suspendu l’élection présidentielle nationale.

nous voilà rassurés, 

si l'on peut dire

laissons les Stars, y compris politiques, se pavaner à Cannes

laissons nos armées défendre partout la démocratie,

laissons le Président récompenser ses copains

serrons-nous la ceinture, et économisons le pétrole,

investissons dans l'électricité, verte et décarbonée,

restons des Patriotes convaincus

et persuadons nous de cette vérité vraie :

le Président (et Brigitte) nous aiment,

... et nous protègent ! 


car dans un an, entre LFI et le FN

ça risque d'être pire !


heureusement, tout cela n'est que l'écume des choses : 

par exemple c'est la fête de Quitterie


nous sommes très concernés, nous qui vénérons Saint-Gaudens, par cette histoire d'Ariens

"Dès le IIIe siècle, Saint-Gaudens s'avéra être un lieu très rattaché à la foi chrétienne. S'y trouvait en effet un des plus anciens sanctuaires chrétiens, qui fut détruit au Ve siècle par les Wisigoths lors des invasions."...
"Au Ve siècle, les Wisigoths, qui occupaient l'Aquitaine, vinrent persécuter les chrétiens en Comminges. Gaudens, jeune berger qui gardait un troupeau au lieu dit La Caoue, refusant d'abjurer sa foi chrétienne, eut la tête tranchée. Selon la légende, le jeune berger se relevant, prit sa tête entre ses mains, courut jusqu'au Mas Saint-Pierre et se réfugia dans l'église dont les portes se refermèrent aussitôt derrière lui. Les fidèles recueillirent alors son corps puis conservèrent ses ossements et ceux de sa mère Quitterie.
L'importance de la vénération pour ce jeune martyr amena un changement du nom de la Ville : Saint-Gaudens. Sanctification populaire, confirmée en 1309 par le Pape Clément V ancien évêque de Comminges."


il existe heureusement des endroits cachés où sont cachées les reliques de saints, pourtant massacrées par nos ancêtres révolutionnaires





mardi 19 mai 2026

Papilio glaucus, le fondateur des variations du monde !


Vous croyez voir des Machaons ?

voilà des Machaon ! 

je faisais l'erreur de prendre Machaon pour le fondateur des Papilionidae et de leurs variations

le Père fondateur est plutôt américain

c'est Papilio glaucus !

Tiger swallowtail




il vit dans l'Ohio





il est beaucoup plus célèbre là-bas que le Monarque



le plus simple est que je vous montre les six faits le concernant :


ça commence compliqué : ils sont trois à se ressembler, et bien plus encore ! ! 


des détails, la largeur d'une ligne, d'une bande


une queue,

ou des queues

les entomologistes sont un peu ...pointilleux, je n'ose dire "pinailleurs" ... !



















voilà qui est commode pour observer les métamorphoses, deux mois, facile pour faire des élevages : on peut voir éclore les chenilles qui, comme celle de Machaon, ressemblent à des "chiures d'oiseau" toutes petites (elles sont "chiantes"), puis, adultes, se camouflent sous l'apparence de ... petits serpents !






comme Machaon, effarouchées, elles brandissent leur osmeterium (puant)









mais ça, c'est la particularité numéro 5


j'ai zappé la numéro 3 :


le mot clé des mecs : puddling : "patauger dans l'eau" ! 

ils y trouvent des minéraux dilués, et peuvent s'en gaver
encore mieux, ils le font en groupes
comme certains chez les humains boivent la bière dans un pub

ils inventent le pub ! 

ça donne lieu à des rassemblements sympa ! 









la 4, j'y reviens, ce sont les chenilles


ne manque plus que la 6


quand je vous ai montré les mecs droppling
ils étaient tous jaunes...

...or les meufs sont noires ! 


voici des mecs, qui jouent entre eux


ils sont cools, pas de problème...
...jusqu'à ce qu'une meuf se présente, se jetant sur l'un d'eux



le pauvre va devoir s'exécuter

et faire son devoir... conjugal !


la femelle, (calmée), peut ensuite aller ... pondre !


... ou bavarder entre copines


les mecs, devoir accompli, retournent puddler entre copains

vous comprenez l'ingestion des... minéraux ?

c'est leur manière de remplacer les ... pilules !


voici l'aimé des collectionneurs : un gynandromorphe :


un mec normal :


voilà mon histoire terminée...
... encore que l'affaire soit bien compliquée :

je vous ai parlé de glaucus

mais il existe rutulus


encore un cousin

multicaudata
dessins différents sans être si différents

c'est une question de géographie aussi :


sachez qu'il exisre aussi solstitius ! 

et puis, le must, est que glaucus a comme cousin : marcellus


comme chez nous Machaon est cousin de podalirius le flambé



les mecs, pareil, se vautrent dans les mares (sales)



et les meufs sont semblables à leur conjoint


l'Ohio est bien plus riche que tout ce que l'on vous a raconté


Depuis le premier millénaire avant notre ère, la région était peuplée de tribus du groupe des Mound Builders. Durant la première moitié du XVIIIe siècle, les Français contrôlent le commerce de fourrures de la région. Avec le traité de Paris de 1763, à la suite de la guerre de Sept Ans, la France cède l'Ohio à la Grande-Bretagne. Cette dernière fait de ce territoire une réserve pour les Amérindiens. L'Ohio devint le dix-septième État des États-Unis d'Amérique le 1er mars 1803, avec la dissolution du territoire du Nord-Ouest. Gros producteur de céréales, l'État (compris dans l'espace de la Corn Belt) joue un rôle stratégique en matière d'approvisionnement et de ravitaillement militaire durant la Guerre de Sécession ; puis à la faveur du boom pétrolier, il voit sa population augmenter de manière soutenue au cours du XXe siècle.

Dotée de ressources naturelles importantes comme le sel, le pétrole, le gaz, l'économie de l'Ohio repose également sur une agriculture intensive (tabac, céréales, coton, blé, avoine, élevage). L'Ohio est un État stratégique sur le plan politique : il envoie seize représentants à la Chambre et est considéré comme un swing state. En raison de son importance, six présidents des États-Unis en avaient fait leur fief électoral.

La liste des papillons de l'Ohio est riche, et a de nombreuses espèces communes avec les nôtres








comme vous le constatez, se préoccuper des papillons fait voyager 

partout dans le monde