Gefühl _Gehôr _Gesicht _Geruch _Geschmack
Toucher (alors que la traduction est : "sentiment") : le poids du bébé sur l'épaule gauche
Ouîe
Vue
Odorat
et Goût :
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| c'est quoi ce fruit ? |
ne vous laissez pas perturber par ce joli postérieur :
S'agissant du Goût, son contenu est multiple : depuis des siècles, quatre saveurs sont constamment citées dans de multiples cultures : le sucré, le salé, l’acide, et l’amer. Mais ces dernières années, les progrès de la biologie moléculaire et la découverte de nouveaux récepteurs gustatifs ont élargi la palette de ces quatre saveurs pour en ajouter de potentielles nouvelles. Une équipe australienne propose un aperçu des dernières découvertes et théories en la matière :
Umami, kokumi, saveur du gras et des glucides
Au début des années 2000, la saveur umami (décrite comme savoureuse, stimulée par le L-glutamate) et plus récemment, le ‘goût du gras’, ont été ajoutés à la liste des saveurs primaires, sur la base de la découverte de récepteurs spécifiques. Par la suite, il semble probable que seront découverts des récepteurs qui répondent à d'autres stimuli gustatifs, tels que les peptides γ-glutamyl (responsables de la saveur kokumi présente dans les légumineuses, certains fromages et les aliments fermentés, décrite comme une sensation de richesse et plénitude), ou encore les oligosaccharides (porteurs du ‘goût des glucides’. Ainsi, aux quatre saveurs de base (sucré, acide, salé et amer) qui s’imposent comme une classe à part, s’ajoute(ro)nt de nouvelles saveurs qui devraient être considérées comme un nouveau sous-groupe de saveurs.
Les saveurs des macronutriments
Un angle intéressant abordé par les auteurs : le lien entre ces nouvelles saveurs et les apports en macronutriments. Selon les chercheurs, chaque macronutriment possèderait des caractéristiques distinctes qui (en synergie ?) participeraient à fournir une perception globale de celui-ci : les lipides génèrent à la fois un ‘goût de gras’ et une sensation de gras en bouche ; les protéines contiennent des composants responsables des perceptions de l'umami et du kokumi ; les glucides ont une saveur (plus ou moins) sucrée et potentiellement un ‘goût de glucides’.
Ces saveurs peuvent certes être ressenties en bouche (où elles ont en général été étudiées en première intention), mais également au niveau du tube digestif (voir Figure). Il existe par exemple deux mécanismes de détection des graisses, l’un en bouche (qualité texturale liée au triacylglycérol) et l’autre dans le tube digestif (via des récepteurs dédiés à la détection des acides gras), qui se complèteraient pour fournir une perception sensorielle complète des lipides. De même, des données suggèrent que des récepteurs umami et kokumi existent également dans le système digestif, leur stimulation conduisant à la libération d'hormones digestives qui joueraient un rôle dans la modulation de la digestion, de la satiété, de l'appétit et de la prise alimentaire.
revenons à nos cinq sens :
Depuis Aristote, l'être humain a cinq sens : la vue, le toucher, l'ouïe, l'odorat et le goût. Cinq seulement ? Il existe aujourd'hui, parmi les scientifiques, un consensus qui admet quatre nouveaux sens, encore méconnus : la proprioception, l'équilibrioception, la thermoception et la nociception.
Par Pierre Ropert • Jeudi 11 janvier 2018 • Mis à jour le vendredi 12 janvier 2018 France Culture
Et si l'être humain avait plus de cinq sens ? Pas question de paranormal ici et d'un sixième sens occulte qui nous permettrait de communiquer avec l'au-delà, mais bel et bien de nouveaux sens, qui viendraient s'ajouter aux sens traditionnels, ceux que l'on nous enseigne dès l'école primaire : la vue, le toucher, le goût, l'ouïe et l'odorat.
Théorisé depuis maintenant 2300 ans, les cinq sens connus doivent leur définition à Aristote, qui les a catégorisés dans son traité De Anima (De l'Âme) : pour le dire simplement, le philosophe estime qu'un sens est une capacité à détecter de l'information à propos de notre environnement.
Chez Aristote, "l'âme c'est un peu la fonction vitale par excellence", racontait Jean-Louis Labarrière, directeur de recherche au CNRS, dans Les Chemins de la philosophie, en mars 2016. De ce point de vue, pour nous autres [philosophes] modernes, le traité qu'on appelle "De l'âme" d'Aristote, serait mieux intitulé "Traité du Vivant". Les modernes sont souvent surpris, quand on ouvre le traité de l'âme d'Aristote. De quoi parle-t-il ? De sensations la plupart du temps, la sensation en générale, "les cinq sens en particulier" : Aristote: l’âme fait vivre (Les Chemins de la philosophie, 30/03/2016)
Le sens du danger de Spiderman, n'existe malheureusement toujours pas.
Des sens externes aux sens internes
Depuis une vingtaine d'années, les scientifiques ont remis en question cette définition des sens. Ils estiment qu'il existe d'autres sens, qui ne seraient pas des sens externes, comme ceux identifiés par Aristote, mais internes. Docteur de l'université Pierre et Marie Curie, François Le Corre a réalisé une thèse intitulée Distinguishing the senses : Individuation and classification (Distinguer les sens : individuation et classification) :
"À la suite de travaux en neurosciences et en psychologie cognitive, on a découvert l’existence de neurones dits multisensoriels, et on a réalisé que l’expérience que nous avons de notre monde, ou de notre environnement direct, n’est pas unisensorielle mais bien plutôt multisensorielle, et ce, de façon systématique. On a découvert notamment que la perception auditive pouvait être fortement influencée par la perception visuelle, ou encore que la perception auditive pouvait influencer notre perception gustative."
Ainsi, si dans un environnement bruyant, nous sommes capables de comprendre ce que la personne face à nous raconte malgré le bruit ambiant, c'est parce que nous la regardons au niveau des yeux ou du visage : l’information auditive va être complétée par ce que l'on voit. François Le Corre poursuit :
"L’idée classique c’est de considérer qu’on a trop longtemps négligé les sens qu’on appelle internes au profit des sens qu’on dit externes, parce qu’observables. [...] Il y a un large consensus chez les scientifiques de type 'sciences dures' en faveur de l’hypothèse qu’il existe plus de cinq sens. Ils y ajoutent sans problème la thermoception, la nociception, la proprioception et l'équilibrioception… Pour les sens humains en tout cas."
Côté animaux, on a en effet identifié depuis un moment déjà des sens qui sont ou bien plus développés que l'être humain (la vision infrarouge par exemple), ou des sens que l'humain ne possèdent pas, comme l'électroception (la capacité à percevoir les champs électriques) ou la magnétoception (la capacité à percevoir des champs magnétiques), qu'utiliseraient par exemple les oiseaux pour s'orienter ou encore le renard roux pour chasser des proies dissimulées sous la neige
La Proprio-ception : savoir où se situent nos propres membres
C'est certainement le sens supplémentaire identifié le plus tôt. Dès 1906, le physiologue anglais Charles Sherrington propose ce terme, que d'autres scientifiques avaient qualifié de "sens musculaire" ou "sens kinesthétique". Il désigne notre capacité à identifier l'emplacement de nos propres membres. "La proprioception c’est la capacité que nous avons à détecter la position de certains membres de notre corps, précise François Le Corre. Par exemple quand vous voulez ouvrir une porte, vous allez devoir ouvrir votre main d’une certaine manière, exercer une certaine force, etc… Cette détection d'informations de type proprioceptif n’est que rarement consciente, et c'est peut-être pour cette raison d'ailleurs que nous avons longtemps ignoré ce sens."
L'Equilibrio-ception : maintenir son équilibre
"Pour l'équilibrioception, on considère que la partie du corps impliquée est le système vestibulaire, situé dans l'oreille interne, qui nous informe sur la position et l'orientation de notre corps, assure François Le Corre_. L'équilibrioception est fortement liée à l'audition ; certaines personnes qui souffrent par exemple d'hypoacousie - diminution brutale de l'acuité auditive - peuvent parfois subir des vertiges ou des pertes de l'équilibre." _
L'equilibrioception, ou sens vestibulaire, détermine notre sens de l'équilibre. Au même titre que la proprioception, le sens de la vue n'est pas nécessaire pour avoir une idée de notre inclinaison.
Certaines cultures que l'on peut difficilement soupçonner d'avoir été influencées par les théories d'Aristote considèrent déjà que l'équilibrioception est un sens à part entière. L'anthropologue Kathryn Geurts a ainsi découvert que les Anlo-Ewe, un peuple du Ghana, admettent le sens de l'équilibre en plus des cinq sens traditionnels, comme le raconte François Le Corre :
"L’une des raisons pour lesquelles ils considèrent ce sens comme un sens à part entière, c'est parce que la capacité à tenir en équilibre, et à faire tenir des objets en équilibre sur la tête, est considérée comme une capacité qui permet de différencier les êtres humains des autres animaux non-humains. Cette symbolique des sens est ce qui convainc certains chercheurs en sciences sociales à défendre que les sens ne sont pas seulement des systèmes biologiques, mais également des systèmes culturels - une hypothèse que l'on trouve déjà formulée chez le jeune Marx dans ses Manuscrits de 1844."
La Thermo-ception : ressentir les températures
Sollicitée en permanence, notre aptitude à détecter la température semble être une évidence : c'est la thermoception, ou thermoréception. Elle est la sensation non douloureuse de la température grâce à des récepteurs cutanés : les thermorécepteurs, situés dans notre corps, et plus particulièrement dans notre épiderme.
Il faut d'ailleurs différencier les thermorécepteurs cutanés des thermorécepteurs homéostatiques, qui permettent de contrôler la température interne du corps.
La Noci-ception : connaître la douleur
La nociception est le sens de la douleur. Cette fonction défensive permet au système nerveux d'intégrer le stimulus de la douleur grâce aux nocirécepteurs, qui peuvent être cutanés (et liés aux thermocepteurs quand les températures sont insupportables), musculaires ou articulaires.
Une maladie très rare, l'algoataraxie, peut provoquer l'absence de formations des nocirécepteurs : les autres sens ne sont pas touchés, mais l'absence de ressenti de la douleur est extrêmement dangereux, car elle empêche le corps de répondre de façon approprié au danger.
Le sens : un problème de définition
Les premiers théoriciens des sens, à commencer par Aristote, auraient donc focalisé leur attention sur les sens dits "externes", liés à un organe et qui nous permettent de détecter des informations environnementales, hors de nous, au détriment des sens "internes", qui nous informent sur l'état de notre propre corps et sur la façon qu'a notre organisme de réagir aux stimulis extérieurs.
"Tout l’enjeu est de réussir à proposer une définition d’un sens. La principale stratégie adoptée par les philosophes consiste à déterminer un critère de distinction ou d'individuation des sens. Il existe environ six critères actuellement discutés dans la littérature, mais aucun consensus n'a encore vu le jour, précise François Le Corre. Autrement dit, personne ne sait ce qui distingue un sens d’un autre. Il y a bien un consensus parmi ceux qui ne se posent pas la question. Mais dès lors qu’on s'intéresse au sujet, c'est plus compliqué. Et à partir du moment où il n’y a pas de consensus sur ce qu’est un sens, il ne peut donc pas y avoir de consensus sur le nombre de sens. Par extension, sans une définition de ce qu'est un sens, on voit mal comment on pourrait proposer une explication satisfaisante de ce qu'est un neurone multisensoriel ou de ce que cela signifie que de dire de nos expériences sensorielles qu'elles sont toujours multisensorielles !"
Définir ce qu'est exactement un sens est encore l'enjeu du problème : selon la façon dont le sens est caractérisé, il pourrait y en avoir plus de neuf. Après tout, certains aveugles sont capables, au même titre que les chauves-souris ou les dauphins, d'utiliser l'écholocalisation. Pour les humains, on parle de "vision faciale" :
Si au sein même du champ de la neurophysiologie, la définition des sens fait débat, François Le Corre tient cependant à tempérer ses propos :
"Certes, pour des raisons opératoires, il n’est pas nécessaire de savoir ce qu’est exactement un sens. Les scientifiques en ont une conception déjà complexe : ils définissent un sens (une capacité sensorielle) en fonction de l'organe sensoriel auquel il est causalement attaché. Et cela permet déjà de faire d'importantes avancées dans notre compréhension de la façon dont on interagit avec notre environnement. Mais quand vous consultez un manuel d’anatomie ou de physiologie des systèmes sensoriels, la seule définition d’un organe que vous aurez consiste en général à dire qu'il s'agit d'une structure ultra-spécialisée dans la détection d'un type de stimulus. Autrement dit, la définition d'un organe sensoriel dépend de notre connaissance de la physique de notre environnement - c'est aussi peut-être pour cette raison qu'Aristote ne dénombre que cinq sens, toutes créatures confondues. Mais en proposant une telle définition d'un organe, les scientifiques admettent donc déjà un critère d'individuation complexe, sans forcément se rendre compte que cela représente un choix théorique discutable."
D'autres chercheurs proposent, quant à eux, une hypothèse bien plus radicale : et s'il n'existait qu'un seul sens, général, compte tenu de l'existence de neurones multisensoriels ? En ce cas, la séparation des sens ne serait, finalement, plus légitime.
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| l'ouïe |
Les Allégories des cinq sens sont une série de cinq tableaux mettant en scène les personnifications féminines des sens, peints par Jan Brueghel l'Ancien (Brueghel de Velours) et Pierre Paul Rubens en 1617 et 1618 à Anvers.
Il s’agit de l’un des exemples les plus célèbres et les plus réussis de la collaboration de Brueghel avec Rubens, par ailleurs unis par une étroite amitié.
Bien que la représentation des cinq sens sous les traits de personnages féminins remonte au XVIe siècle, c'est Brueghel qui, le premier, prendra prétexte du thème pour mettre en scène des amoncellements d’œuvres d'art, d'instruments de musique, d'outils scientifiques et d'équipements militaires, accompagnés des fleurs de la terre et du produit de la chasse et de la pêche. Cette manière de traiter ce thème sera largement reprise dans la peinture flamande.
Cette série de peintures est aujourd’hui exposée au musée du Prado, à Madrid, en Espagne.
il va vous être difficile de vous y rendre vu la pénurie annoncée de kérosène due à la fermeture du détroit d'Ormuz. Pas grave !
vous avez deviné les quatre autres sens ?
les collections d'art = la vue
les fleurs = l'odorat
la bouffe = le goût
le toucher de Vénus à Cupidon, entourés d'armes, forcément, les armes touchent, et tuent
Les Cinq Sens et les Quatre Éléments (titre complété de « avec objets aux armes de la famille de Richelieu ») est une peinture à l'huile sur toile datée de 1627, du peintre français de natures mortes Jacques Linard. Elle est conservée au musée du Louvre à Paris, en dépôt du musée national des Beaux-Arts d'Alger depuis 1970. Je me devais de vous emmener au Louvre !
Cette nature morte constitue une allégorie des Cinq Sens et des Quatre Éléments : le luth, le flageolet et la partition pour l’Ouïe, le miroir et le verre de vin pour la Vue, les fleurs pour l’Odorat, les fruits pour le Goût, les mortier et pilon et la boîte de copeaux pour le Toucher ; les légumes pour la Terre, le réchaud pour le Feu, le paradisier et le soufflet pour l’Air, enfin l’aiguière pour l’Eau.
La nature morte a sans doute aussi valeur de vanité en raison de son sujet : les sens humains et animaux sont joints aux éléments terrestres, rappelant ainsi la Fugacité et l’Impermanence qui sont évoquées. En outre, quelques symboles habituels des peintures de vanités sont représentés : les cartes à jouer et les dés dans le tiroir ou l’iris, isolé au premier plan à gauche, près de la boîte de copeaux.
Les armes aux trois chevrons visibles sur le gobelet et l’aiguière sont celles de la maison du Plessis de Richelieu, peut-être une tentative de la part de Linard pour se signaler aux yeux du cardinal de Richelieu.
La coupe chinoise évoque les terres lointaines avec la scène peinte qui montre le poète Su Shi buvant du vin sur son bateau auprès d’un poème de ce peintre lettré intitulé La Falaise rouge. Elle est connue par plusieurs autres versions, notamment au musée Topkapi à Istanbul et au British Museum à Londres.
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| vous avez compris le principe ? |

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