lundi 12 octobre 2026

Moîse Mitterand & Ingrid Barrat... Sarah Knaffo, Christelle Morançais, ... trois Mariane pour sauver la France éternelle ?

Arthur Marle, Ingrid Barrat et Moïse Mitterrand.

Ingrid Barrat est ancienne élève de l'École polytechnique et de l'ENSAE. Conseillère budget et synthèse des finances publiques au sein du Ministère de l'économie (en 2025)

 Le 9 octobre est paru :  "Etat partout, justice nulle part" (Chronique Editions).

Il se nomme Moïse Mitterrand. Il n'est pas le neveu mais le petit-neveu de François Mitterrand, et il est né le 27 septembre 1980. Il est le fils d'Olivier Mitterrand, fondateur du groupe immobilier Bassac, et dirige aujourd'hui ce groupe. Bassac a réalisé près de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2025 — ce n'est donc pas rien !

Son livre est sorti il y a trois jours, le 9 aux éditions Chronique.

Il  ne compte que 84 pages. Surtout, Moïse Mitterrand n'en est pas l'unique auteur. Je ne connais pas Ingrid Barrat, mais c'est un peu le profil de Sarah Knaffo, qui a fait un succès avec son Casse du siècle, où elle estime les dépenses inutiles de l'Etat à 140 milliards.

Les auteurs annoncent, eux, 236 milliards d'euros d'économies, sept ministères, une division par trois du nombre d'agences nationales et une simplification radicale du « millefeuille » territorial. Mitterrand défend notamment la disparition d'échelons intermédiaires au profit des communes et de l'État, avec maintien des préfectures ; il chiffre à 580 000 les emplois publics correspondant, selon leur analyse, à des missions facultatives ou à des échelons redondants. Leur objectif annoncé est de restituer une partie des économies aux travailleurs : Mitterrand évoque 300 € mensuels issus de la baisse des dépenses, tandis que la présentation commerciale du livre évoque jusqu'à 600 € par mois pour un salarié type dans l'ensemble du dispositif.

Qu'en penser ?

Il y a, à mon sens, trois questions différentes à examiner, sans adopter ni rejeter politiquement le projet.

La première est intéressante : le diagnostic sur l'empilement administratif français n'est pas une invention de Mitterrand. Une commission d'enquête du Sénat s'est justement penchée en 2025 sur plus d'un millier d'agences, opérateurs et organismes consultatifs, relevant problèmes de lisibilité, doublons et perte de maîtrise stratégique. Mais son constat était aussi beaucoup plus prudent quant aux économies immédiatement récupérables : son président avertissait précisément qu'on ne trouverait pas simplement des milliards à couper à la hache. 

La deuxième question est donc celle qui me paraît intellectuellement la plus importante : comment passe-t-on de ce diagnostic aux 236 milliards d'euros ? C'est un montant énorme. Supprimer une structure administrative ne supprime pas nécessairement la fonction qu'elle exerce : celle-ci peut devoir être reprise par une commune, une préfecture, un ministère ou un prestataire privé. Il faudra donc regarder, poste par poste, si les auteurs chiffrent des économies nettes après transfert des missions, coûts de transition et éventuelles dépenses nouvelles. C'est là que l'essai pourra réellement être évalué.

Enfin, leur réforme territoriale soulève une question distincte. Supprimer départements, régions et intercommunalités peut effectivement réduire certains chevauchements ; mais il faut alors déterminer qui reprend leurs compétences — collèges, lycées, routes, transports régionaux, action sociale, développement économique, etc. « État + communes » est une architecture remarquablement simple sur le papier ; son intérêt dépend de la façon dont elle traite les immenses différences de taille entre les quelque 35 000 communes françaises et les politiques qui dépassent naturellement leurs frontières.

Autrement dit, je suggérerais de lire ce petit livre non pas d'abord comme un manifeste « pour ou contre moins d'État », mais comme une proposition d'ingénierie institutionnelle à tester : quelle mission disparaît réellement ? laquelle est transférée ? à qui ? combien coûte le transfert ? et d'où provient exactement chacun des 236 milliards annoncés ? C'est beaucoup plus révélateur que l'étiquette « ultralibérale » employée notamment par Le Parisien. Mitterrand revendique lui-même une inspiration libérale et a récemment rencontré Javier Milei, mais cela ne permet évidemment pas, à lui seul, de juger la solidité des calculs. 




L'idée à la fois de Mitterand, dont le nom célèbre fait évidemment allusion à un autre Mitterand, et celle de Sarah Knaffo dont le succès de librairie comparé à l'échec de François Hollande est évident : au lieu d'aborder le problème financier de la France par celui toujours actuel des recettes, impliquant une nouvelle hausse des impôts jugés comme les plus importants au monde, les auteurs en viennent à regarder de près les dépenses, d'un Etat jugé obèse, avec des résultats étonnamment dérisoires, comparés par exemple aux Nations frugales du Nord.

Ceci amène une troisième intervention : l'examen détaillé des dépenses d'une Collectivité régionale, par ailleurs contrainte d'appliquer une "régle d'or" : c'est là qu'intervient Christelle Morançais Présidente de la Région Pays de Loire, qui vient d'être mise en avant dans l'actualité par l'incendie du lycée de Nantes, vandalisé non pas parce qu'il était vétuste, mais paradoxalement parce qu'il était neuf, et exagérément (pour les casseurs) dans un état contradictoire avec les griefs portés sur des établissements soit-disant vétustes et incapables de ce fait de permettre aux lycéens des études normales.



Ce n'est plus cette fois le "comment faire" qu'a entrepris la Présidente de Région, qui a remis à plat toutes les dépenses, évaluant une par une leur légitimité, leur efficacité, leus conséquences, et réussissant à en faire admettre le maintien ou la suppression par un Conseil régional, jugeant en toute objectivité les arguments présentés : les qualités ne sont plus uniquement économiques, sociales ou comtables, mais du Courage, et du Coeur, complétant lucidité et raison

On a le sentiment positif que de nombreuses femmes continuent de nous montrer le chemin : leur capacité de discernement est à l'évidence égale ou supérieure à celles de Messieurs aveuglés par leur soif inextinguible de Pouvoir absolu et de recherche de leur MOI personnel. Leur souci de défendre les valeurs fondamentales que représente la défense de la Nation correspond à leur sensibilité maternelle de défense traditionnelle de la famille. Leur sourire et leurs valeurs leur valent le soutien des honnêtes gens qui espérons le, restent majoritaires dans un peuple éternel comme celui de nos contemporains

Puisse ainsi une femme de cette nature émerger au poste de Présidente, 

la France démontrant ainsi dans la période difficile dans laquelle un Mec l'a mise

qu'une femme de la trempe d'une Victoire

peut faire triompher Mariane


mon invariable dobro pour s'évader un peu :




PS : des rats dans le labyrinthe :



Le contribuable dans le labyrinthe : à chaque sortie, un nouveau péage

J’ai l’impression d’être un rat dans un labyrinthe.
Je travaille, j’avance, je cherche une issue. Je respecte les règles, je remplis les formulaires, je paie ce qu’on me réclame. Au bout du couloir, on me promet un peu de tranquillité : une retraite préparée, une épargne constituée, un logement payé, quelques revenus pour vivre sans dépendre de personne.

Mais lorsque j’approche de la sortie, un mur apparaît. Une règle change. Un prélèvement surgit. Une nouvelle condition tombe.
Alors je repars dans un autre couloir.

Et, au-dessus du labyrinthe, ceux qui déplacent les cloisons m’expliquent que je dois encore faire un effort.
La liberté toujours promise, jamais acquise

Le contrat semblait pourtant compréhensible : travailler, cotiser, payer ses impôts, préparer son avenir. Accepter des contraintes aujourd’hui pour disposer de davantage de liberté demain.
Nous avons construit nos vies autour de cette promesse.
Nous n’attendions pas une existence sans difficultés. Nous espérions seulement que les efforts finiraient par produire autre chose que de nouvelles obligations.
Pouvoir souffler. Pouvoir choisir. Ne plus devoir recalculer chaque projet à partir d’une annonce budgétaire.
Mais la tranquillité ressemble à une récompense suspendue devant nous. Elle reste visible, juste assez pour nous faire avancer, et s’éloigne au moment où nous pensons l’atteindre.
Le problème n’est plus seulement ce que l’État prélève. C’est l’incertitude permanente qu’il installe dans nos vies.
Chaque décision devient une cible
Vous épargnez pour ne pas dépendre des autres ? Votre épargne intéresse quelqu’un.
Vous investissez pour compléter votre retraite ? Votre investissement devient un sujet de réforme.
Vous organisez votre départ à la retraite ? Les paramètres fiscaux peuvent encore changer.

Le projet de budget 2027 en donne une illustration : il prévoit de réduire le plafond de l’abattement sur les pensions et de limiter la déduction des amortissements en location meublée. Ces mesures ne sont pas définitivement adoptées. Elles montrent néanmoins que des choix privés faits sur plusieurs années peuvent être affectés par de nouveaux arbitrages publics. (economie.gouv.fr⁠)

Voilà ce qui finit par provoquer la colère : on vous demande d’anticiper, puis on modifie ce sur quoi vous avez fondé votre anticipation.
Et lorsque vous protestez, on vous rappelle que vous avez encore la chance de pouvoir payer.

Le citoyen avance, le pouvoir observe
Dans ce labyrinthe, chacun de nos mouvements laisse une trace.
Le salaire, la pension, le logement, l’épargne, les revenus complémentaires : tout entre dans une case, un calcul, un seuil.
L’administration sait déterminer ce que nous devons. Nous aimerions disposer de la même clarté sur ce qu’elle nous doit en retour.

Quel résultat pour quelle dépense ? Quelle amélioration pour quel prélèvement ? Quelle responsabilité lorsqu’une politique échoue ?
Les citoyens doivent fournir des justificatifs précis. Le pouvoir devrait présenter des résultats tout aussi précis.
Une déclaration fiscale ne peut pas se satisfaire de bonnes intentions. Un bilan politique ne devrait pas davantage s’en contenter.
Nous ne pouvons pas être comptables de chaque euro gagné pendant que ceux qui dépensent se contentent de commenter leurs ambitions.
L’effort comme moyen de gouvernement
« Encore un effort. »
La formule paraît raisonnable. Elle devient insupportable lorsqu’elle ne s’accompagne jamais d’un horizon crédible.
Combien ? Jusqu’à quand ? Pour obtenir quoi ? Et que se passera-t-il si le résultat promis n’arrive pas ?

Demander un sacrifice suppose de répondre à ces questions. Sans cela, l’effort devient une ressource politique inépuisable : il suffit d’invoquer l’urgence pour ouvrir une nouvelle collecte.
Les ménages, eux, connaissent leurs limites. Ils savent ce qui reste après les dépenses contraintes. Ils savent quel projet devra attendre et quelle réserve ils devront entamer.
Une ligne budgétaire supplémentaire représente parfois des mois de travail, un voyage abandonné, des travaux reportés ou une inquiétude nouvelle.

La facture est publique. Le renoncement est personnel.
Macron ne peut pas rester au-dessus du bilan
Emmanuel Macron préside la France depuis 2017. Il doit donc répondre d’un bilan, pas seulement proposer une lecture des difficultés.
Le pouvoir ne peut pas revendiquer la compétence lorsque les décisions sont annoncées, puis disperser la responsabilité lorsque leurs résultats déçoivent.
Présider implique d’assumer les choix, les priorités et leurs conséquences.
La question est directe : après toutes les promesses de transformation, pourquoi le contribuable a-t-il encore le sentiment d’être appelé à combler ce que les gouvernants n’ont pas réussi à maîtriser ?
On peut expliquer les crises. On peut décrire les contraintes. Mais une explication ne constitue pas automatiquement une excuse, et une contrainte ne rend pas tous les arbitrages judicieux.
À force de demander aux citoyens de s’adapter, le pouvoir finit par oublier qu’il doit lui aussi démontrer sa capacité à changer.

Le contribuable raisonnable devient le payeur idéal
Celui qui respecte les règles est facile à solliciter.
Il déclare ses revenus. Il possède une adresse. Il répond aux demandes. Il paie dans les délais. Il constitue donc une cible administrative commode.
Et sa prudence peut se retourner contre lui.
Il a mis de côté ? Il dispose d’une marge.
Il a préparé sa retraite ? Il peut supporter une modification.
Il s’est construit un revenu complémentaire ? On peut revoir son régime.
Ce raisonnement transforme progressivement la prévoyance en disponibilité fiscale.
Il nourrit une question corrosive : à quoi bon organiser son avenir si chaque réserve devient la justification d’une nouvelle demande ?

Un pays devrait encourager ses citoyens à construire leur autonomie. Il doit veiller à ne pas leur donner le sentiment que cette autonomie sera systématiquement mise à contribution.
Le labyrinthe épuise avant de ruiner
Il y a l’argent. Et il y a tout ce que l’incertitude consomme autour de l’argent.
Le temps passé à comprendre. Les calculs à refaire. Les démarches. Les rendez-vous. Les changements à intégrer. La peur de se tromper.
Le citoyen devient le gestionnaire permanent de règles qu’il n’a pas choisies.
Même celui qui peut encore payer peut finir par se sentir prisonnier. Parce qu’il ne maîtrise plus suffisamment les conditions de ses décisions.
Il veut préparer sa vie. Il doit surveiller la prochaine réforme.
Il veut profiter de ce qu’il a construit. Il doit vérifier ce qui restera.
Cette fatigue mérite d’être entendue. Elle exprime une demande élémentaire : pouvoir se projeter sans vivre dans une révision permanente de ses plans.

Une sortie doit exister
Nous avons besoin de services publics et d’une solidarité financée. Cela rend l’exigence de bonne gestion plus forte encore.
Chaque euro prélevé doit être défendu par son utilité. Chaque politique doit pouvoir être évaluée. Chaque dispositif inefficace doit pouvoir être corrigé.
Avant de déplacer encore les murs, qu’ils expliquent le plan.
Avant de réclamer davantage, qu’ils montrent ce que les contributions précédentes ont permis d’obtenir.
Avant de nous parler de responsabilité, qu’ils rendent la leur visible.
Nous avons travaillé pour construire une vie. Nous avons épargné pour disposer d’une sécurité. Nous avons préparé l’avenir pour gagner une liberté.
Nous refusons que cette liberté reste éternellement au bout d’un couloir que le pouvoir peut fermer à sa convenance.
Le contribuable n’est pas un rat de laboratoire. Il n’a pas à passer sa vie à chercher une sortie pendant que ses gouvernants inventent le prochain péage.



samedi 10 octobre 2026

Victor Frankl : "un sens à sa vie" ? ?




nos enfants chéris, nos Lycéens, l'avenir de nos et leurs retraites, ont mis le feu à leurs Lycées

dont le plus beau, le plus écolo, le plus neuf, le plus cher à Nantes

apparemment, ils n'ont pas trouvé de sens à leur vie

ils n'arrivent pas à se projeter dans un avenir dans lequel les adultes, leurs parents qui sont souvent absents à les laisser trainer dehors seuls, du moins dans les villes et banlieues ; leurs enseigants qui ne se sentent eux-mêmes pas soutenus par l'Education nationale dont on peut dire que le management les concernant est inexistant ; les Politiques qui ne savent pas leur parler, et qui ne donnent un cap à personne, ceci expliquant la morosité française, le recours excessif aux anxiolitiques, et le sentiment de déclin...

....les Lycéens cassent....

car la logique des désespérés est de casser les outils qui leur permettraient de s'en sortir

parce qu'ils ne savent pas donner de sens à leur vie

un homme a pourtant vécu des difficultés pires

et il s'en est sorti


Vienne 1941
 

Il tenait entre ses mains un billet pour la liberté. Il choisit de rester, et ce choix allait lui coûter presque tout.

Vienne, 1941. Viktor Frankl, un jeune médecin talentueux qui dirigeait le service de neurologie de l'hôpital juif de la ville, a finalement reçu ce que des milliers de familles espéraient désespérément : un visa pour l'Amérique.

La sécurité était à une signature près.

Mais il y avait un problème. Le visa n'était que pour lui. Ses parents âgés allaient devoir rester et affronter seuls les nazis.

Il n'arrivait pas à se décider. Puis un jour, il remarqua un morceau de marbre sur la table de son père, récupéré des ruines d'une synagogue incendiée par les nazis. Une lettre hébraïque y était gravée. Son père lui expliqua qu'elle provenait des Dix Commandements : « Honore ton père et ta mère. »

Viktor rangea son visa. Il le laissa expirer.

Un an plus tard, toute la famille fut déportée à Theresienstadt : Viktor, sa nouvelle épouse Tilly et ses parents. Son père y mourut dans ses bras.

Puis vint Auschwitz.

Caché dans la doublure du manteau de Viktor se trouvait le manuscrit de son œuvre majeure, fruit d'années de recherches sur la manière dont les gens trouvent un sens à leur existence. Les gardes s'emparèrent du manteau. Le manuscrit disparut à jamais.

Ils lui ont rasé la tête. Ils ont pris son nom. Dès lors, il fut le prisonnier numéro 119 104.

Ils lui avaient tout pris. Mais il leur manquait une chose qu'ils ne pourraient jamais atteindre : son esprit.

Dans les camps, Viktor remarqua quelque chose d'étrange. Les plus forts n'étaient pas toujours ceux qui survivaient. Certains hommes robustes s'effondraient en quelques semaines, tandis que des hommes maigres et fragiles continuaient à tenir bon.

Il apprit aussi à reconnaître un signe terrible. Les cigarettes étaient la monnaie du camp, valant un bol de soupe et peut-être un jour de plus à vivre. Quand un prisonnier sortait sa dernière cigarette et la fumait, tout le monde savait ce que cela signifiait : il avait perdu tout espoir en un lendemain. Généralement, il ne lui restait plus que quelques jours à vivre.

Viktor se souvint des mots du philosophe Nietzsche : « Celui qui a un pourquoi vivre peut supporter presque n'importe quel comment. »

Il a donc trouvé sa raison d'être.

Tout en pataugeant dans la boue glacée, il réécrivait mentalement son livre perdu, ligne par ligne. Il s'imaginait un jour dans un amphithéâtre chaleureux, enseignant aux étudiants ce qu'il avait appris en ce lieu. Et il parlait à sa femme en silence, sans savoir si elle était encore en vie.

Il s'efforçait d'offrir le même cadeau à autrui. Deux prisonniers lui confièrent un jour n'avoir plus rien à espérer de la vie. Viktor leur retourna doucement la question : peut-être la vie attendait-elle encore quelque chose d'eux. L'un avait un enfant qui l'attendait à l'étranger. L'autre était un scientifique qui avait écrit une série de livres, une série qu'il était le seul à pouvoir achever.

Leur histoire n'était pas encore terminée.

En avril 1945, les soldats libérèrent le camp. Viktor en sortit, à peine vivant. Il pesait 38Kg

Puis les nouvelles sont tombées, coup après coup. Sa mère avait été assassinée à Auschwitz. Son frère aussi. Sa chère Tilly était morte à Bergen-Belsen.

Il avait toutes les raisons d'abandonner.

Au lieu de cela, il s'assit et écrivit. En neuf jours environ, il condensa tout dans un court ouvrage. Aujourd'hui, nous le connaissons sous le titre « Découvrir un sens à sa vie », lu par des millions de personnes à travers le monde.

Viktor vécut encore 52 ans. Il se remaria, enseigna dans des universités du monde entier, continua à escalader les montagnes qu'il aimait depuis sa jeunesse et obtint son brevet de pilote à la fin de la soixantaine.

Il nous a laissé une idée forte : on peut tout prendre à une personne, sauf une chose : la liberté de choisir comment réagir.

Alors si la vie vous semble lourde en ce moment, posez-vous sa question :

Qu'est-ce qui vous attend encore ?

Une personne qui vous aime. Un rêve inachevé. Une petite joie demain matin ?

comment vous préparez-vous à réagir, 

pour donner un sens maximum à cet évènement ?

(comment quinze millions de retraités se préparent à subir une ponction brutale de plusieurs pour cents ? ?)


---o---

PS :                           le livre de Viktor est l'un des dix livres les plus lus au monde !

mais sa traduction, en Allemand, en Anglais et en Français, est très nuancée : regardez de près :

en Allemand : le fameux mot : "Trotzdem"...

... pourtant...

... malgré-tout ...




en Anglais : "l'homme cherche..."


en Français : "découvrir un sens à sa vie"



Les trois titres orientent la lecture de Frankl de manière sensiblement différente. Petite précision bibliographique : l’édition française courante porte le titre :"Découvrir un sens à sa vie" (et non "Donner du sens à sa vie"), même si « donner du sens » apparaît fréquemment dans les présentations de l’ouvrage. Surtout, cette traduction française est faite à partir de l’anglais, non directement de l’allemand. 

Trois formulations, trois mouvements

Allemand — « … trotzdem Ja zum Leben sagen »

Littéralement : « … malgré tout, dire oui à la vie », ou plus fortement encore : « et pourtant, dire oui à la vie ». Le mot essentiel est trotzdem. Il contient une opposition : malgré cela, en dépit de cela, quand même. Le titre ne dit donc pas que la vie est bonne, heureuse ou juste. Il dit que, face à ce qui pourrait légitimement conduire à lui dire non, l'être humain conserve la possibilité d'un « oui ». Le verbe sagen est également important : il ne s'agit pas simplement de ressentir une adhésion à la vie, mais de dire oui, donc de prendre position. Enfin, zum Leben — « à la vie » — place l'individu dans une relation presque dialogique avec l'existence : la vie se présente à lui et appelle une réponse. Le titre complet des éditions allemandes est … trotzdem Ja zum Leben sagen. Ein Psychologe erlebt das Konzentrationslager ; cette formulation en trotzdem provient du refrain du Buchenwaldlied. Le « Buchenwaldlied » (le chant de Buchenwald) est l'hymne officiel du camp de concentration de Buchenwald, composé en décembre 1938 par les prisonniers autrichiens de confession juive Fritz Löhner-Beda (paroles) et Hermann Leopoldi (musique).Viktor Frankl Zentrum indique par ailleurs que l'ouvrage, d'abord publié sous le titre Ein Psychologe erlebt das Konzentrationslager, reçut ce titre développé dans une réédition ultérieure. 

Anglais — « Man's Search for Meaning »

Le déplacement est considérable. Le trotzdem disparaît, tout comme le « oui à la vie ». À leur place apparaît search : la recherche, la quête. Le sens (meaning) n'est donc ni immédiatement donné ni simplement fabriqué : l'homme est celui qui le cherche. Man's Search transforme ainsi l'accent allemand, qui portait sur une réponse existentielle, en une dynamique d'investigation existentielle. L'anglais universalise également davantage le livre : ce n'est plus explicitement « un psychologue qui fait l'expérience du camp de concentration », mais "l'homme confronté à la question du sens". Historiquement, le premier titre anglais fut d'ailleurs From Death-Camp to Existentialism avant que Man's Search for Meaning ne s'impose. 

Français — « Découvrir un sens à sa vie »

Un troisième déplacement intervient. Découvrir est différent de chercher. Chercher décrit une activité dont l'issue demeure ouverte ; découvrir suppose qu'il y a quelque chose à découvrir. Et l'expression française « un sens à sa vie » personnalise fortement la question : on passe du meaning relativement ouvert de l'anglais au sens de ma propre existence. Cette formulation peut néanmoins entraîner une ambiguïté : « donner du sens à sa vie » suggérerait que le sujet produit ou construit lui-même le sens ; « découvrir un sens » respecte davantage l'idée franklienne selon laquelle le sens n'est pas arbitrairement inventé par l'individu mais rencontré dans la situation concrète qui est la sienne. L'éditeur français présente précisément trois voies par lesquelles ce sens peut être rencontré : accomplissement, amour et attitude adoptée devant la souffrance inévitable. 

Synthèse — lire Frankl à travers les trois titres

Lire Viktor Frankl à travers les titres allemand, anglais et français de son ouvrage permet d'en saisir une profondeur que chacune des traductions, prise isolément, laisse partiellement dans l'ombre.

Le titre allemand, « … trotzdem Ja zum Leben sagen », pourrait se traduire par « … malgré tout, dire oui à la vie ». Son centre de gravité est le mot trotzdem : « malgré tout », « quand même », « et pourtant ». Ce « malgré » est essentiel. Frankl ne propose pas une vision naïvement optimiste de l'existence, comme s'il suffisait de considérer la vie positivement pour que la souffrance disparaisse. Le « oui » dont il parle vient précisément après la confrontation avec ce qui pourrait conduire à dire « non ». Il ne nie donc ni le tragique, ni la souffrance, ni l'irréversible. Il affirme plutôt qu'au sein même d'une réalité que l'être humain ne peut parfois plus modifier demeure encore la possibilité d'une réponse.

Le titre allemand insiste ainsi moins sur la question « quel est le sens de ma vie ? » que sur une attitude fondamentale : que vais-je répondre à la vie telle qu'elle se présente effectivement à moi ? Le mouvement est remarquable, car il inverse presque notre manière habituelle de poser la question du sens. Nous demandons volontiers à la vie ce qu'elle peut nous apporter et quel sens elle possède pour nous. Chez Frankl, c'est aussi la vie qui, par les circonstances concrètes, semble interroger l'individu. Celui-ci répond par ses actes, ses relations, ses choix et, lorsque les circonstances ne peuvent plus être changées, par l'attitude qu'il adopte envers elles. Dire « oui » n'est donc pas approuver tout ce qui arrive : c'est refuser que ce qui arrive possède le dernier mot sur ce que l'on devient.

Le titre anglais, « Man's Search for Meaning », déplace subtilement cette perspective. Il ne parle plus du « malgré tout », ni du « oui », mais de la « recherche » du sens. L'être humain y apparaît comme un être en quête. Le sens n'est pas immédiatement disponible ; il doit être recherché à travers les situations, les engagements, l'amour, le travail, la création ou encore l'épreuve. Le mot search est particulièrement heureux parce qu'il implique à la fois mouvement et incertitude : chercher suppose que l'on ne possède pas encore ce que l'on cherche. La question du sens devient ainsi une orientation de l'existence plutôt qu'une réponse intellectuelle que l'on pourrait formuler une fois pour toutes.

Le français, « Découvrir un sens à sa vie », introduit encore une autre nuance. « Découvrir » suggère que le sens n'est pas simplement fabriqué selon notre convenance. Il peut être trouvé parce qu'une situation concrète recèle des possibilités auxquelles nous pouvons répondre. Cette nuance est importante : « donner du sens à sa vie » pourrait laisser croire que chacun invente souverainement le sens qui lui convient. « Découvrir un sens » indique au contraire une rencontre entre une personne singulière et ce que la vie lui demande ici et maintenant. Le sens est personnel, mais il n'est pas pour autant arbitraire.


Les trois formulations peuvent alors être réunies comme trois moments d'un même mouvement. L'anglais pose la quête : chercher le sens. Le français souligne la rencontre : découvrir un sens. L'allemand indique l'attitude ultime : malgré tout, répondre oui à la vie.


C'est peut-être dans cette articulation que la logothérapie prend toute sa portée. La question essentielle n'est pas seulement : « Comment puis-je être heureux ? », ni même : « Comment éviter la souffrance ? » Elle devient : « Dans cette situation précise, quelle réponse porteuse de sens puis-je encore donner ? » Lorsque nous pouvons transformer les circonstances, cette réponse peut prendre la forme d'une action ou d'un engagement. Elle peut également passer par l'amour, la relation ou la rencontre. Et lorsqu'une réalité est véritablement inévitable et ne peut plus être changée, subsiste encore une dernière possibilité : transformer notre manière de nous tenir devant elle.


Ainsi compris, le « malgré tout » allemand protège la pensée de Frankl d'une interprétation trop facile. Il ne signifie pas que toute souffrance serait nécessaire, bonne ou porteuse de sens en elle-même. Il signifie plutôt que l'impossibilité de changer une situation ne supprime pas nécessairement toute possibilité de sens. Entre ce qui nous arrive et la réponse que nous lui apportons demeure une dimension proprement humaine : celle de la position que nous prenons.


Les trois titres se complètent donc admirablement. Chercher indique le mouvement. Découvrir indique la rencontre. Dire oui malgré tout indique la réponse. Et le sens apparaît moins comme une explication générale de la vie que comme quelque chose qui se révèle dans la manière concrète dont une personne répond à ce que l'existence lui présente.


Une distinction me paraît particulièrement féconde pour poursuivre votre lecture, chers lecteurs, chères lectrices : « donner du sens » / « trouver du sens » / « répondre au sens d'une situation ». Chez Frankl, ces trois formulations ne sont vraiment pas équivalentes — et leur comparaison permet d'aller encore plus loin dans ce que signifie son fameux Wille zum Sinn, la « volonté de sens ».


ainsi, le Pape a su rassurer les Lycéens des Lycées catholiques

Le Président actuel, au contraire, par son égoîsme, sa perversité, illustrée dans son union avec sa professeure plus âgée, sa recherche du Pouvoir, a désespéré les millions de Français de tous âges, sauf ses copains qui voudraient conserver les privilèges qu'ils se sont octroyés, privilèges reprochés autrefois à la Noblesse et au Tiers Etat, qui énervent tellement les électeurs de tout poil, dont les étudiants justement.

non, il faut que le(la) futur(e) Président(e) donne du sens à ce qu'il(elle) va nous proposer
pour l'avenir de la France éternelle, mise à mal par la France nouvelle de Mélenchon

si l'on veut que les adultes après les Lycéens ne mettent pas le feu eux aussi

il va falloir les aider à retrouver "un sens à leur vie"... "malgré ...la situation actuelle"

...moins pire que celle, pour Viktor Frankl, ... des rescapés d'Auchwitz ! ! ! 

Voici le Choeur de Buchenwald, Melodie: Hermann Leopoldi

Gesang: Chor des Musikgymnasiums Schloss Belvedere unter der Leitung von Annette Schicha. Aufgenommen am 14. Januar 2004 im Saal des Musikgymnasiums Schloss Belvedere, Weimar

„Für uns geschaffen, von uns selbst gesungen, damit wir wieder Mut fanden.“
(Walter Wolf, 1938-1945 Häftling im KZ Buchenwald)




bon, comparé à Auschwitz, je puis vous avouer que je saurai résister
à la privation prévue de 15 à 20% de ma pension en 2027
préférable à la mise en déroute de mon pays, si jamais il tombait en défaut de paiement,
sachant qu'il n'en est pas si loin ! ! 

en ce moment, nous sommes tous un peu brisés, mais de manière diverse
c'est ainsi que nous nous étreignons

jeudi 8 octobre 2026

Mantis religiosa : maricide ...cannibale... une micro-bio-drone parfaite !



Elle n'a rien d'un papillon, elle est tout bonnement un insecte, La Mante religieuse (Mantis religiosa) de la famille des Mantidae est originaire du bassin méditerranéen, puis s'est introduite en Asie et en Amérique du Nord où elle a varié.

avant de prier, elle "bouffe" comme un sénateur, se jetant sur le repas 3 étoiles du sénat, offert quasi gratuit... tant que cela dure : https://www.facebook.com/reel/2195174011211240 mante bouffant

Elle a un abdomen, à l'intérieur le système digestif, et le système merveilleux de la reproduction que ne savent pas imiter les drones. Un corps qui le prolonge, au bout une tête en triangle surmontée de deux énormes yeux regardant à 360°, en bas une bouche gloutonne, dessus deux antennes. 


femelle verte

mante brune

Dessous six pattes lui permettent de marcher, mais celles devant sont transformées en pinces-mâchoires extraordinaires, lui permettant d'attraper et de pincer ses proies. Au repos, ces pinces repliées peuvent donner l'impression de joindre les mains pour prier, alors qu'il s'agit au contraire de pièges terribles pour les proies, même de petits lézards ou serpents. 

https://www.facebook.com/reel/1184794950520532


son secret ? l'intimidation ! 



comme le dirait notre Donald Trump :

le pouvoir de la force :

une force terrestre, une force aérienne,

elle vole :


Et infinie subtilité pour ce prototype parfait de bio-drone-organique, ses élytres transparents cachent deux ailes qui lui permettent de voler. Un insecte parfait. Notre mante à nous est verte, ou couleur d'une brindille sèche, parfaitement invisible malgré ses huit centimètres. Les mantes du monde ont évolué d'une manière surprenante, en se camouflant sous des identités diverses comme des orchidées ou autres surprises inattendues qui laisseraient penser qu'elles ont précédé nos propres fées, à nous, les humains ! Les fées qui sont nos prolongements augmentés, puisqu'elles volent aussi, alors que nous, il nous faut de prochains drones pour monter en l'air ! ! 




quand on ajoute des yeux dans les ailes, la dissuasion est maximale !




chez nous neuf espèces

une tête étonnante de cruauté-efficace





le sujet a été déjà traité vous le pensez bien, et je n'hésite pas à vous renvoyer aux commentaires et photographies de Yves Meurville que voici :





nous voilà dans le plus surprenant, mieux que me too, les drôles de moeurs amoureuses de la soit-disant religieuse maricide : 

le mâle cherchant à copuler se fait d'abord transporter :

il est plus petit

il va "la sauter", l'étreinte est "conséquente", j'imagine qu'un grand plaisir en découle,

et je suppose qu'il prend son pied (elle aussi)


https://www.facebook.com/reel/1111524054706166


un seul pied (aujourd'hui, les femmes libérées disent : "one shot")  puisque à peine terminé

(encore vivant)

il se fait bouffer tout cru par sa dulcinée, (un baiser mortel)

une preuve de supériorité par la femelle,

une preuve d'amour fou de la part de feu-Monsieur ! 


et la maricide devient mère, ce qui excuse ses moeurs :




https://www.facebook.com/reel/1284848937017279









je dédie ce billet à ma proche-amie-Marine Tondelier, habillée de vert,

(et à la même tête un peu triangulaire)

je lui propose de méditer les moeurs d'une Religieuse

pratiquant la débauche, avec religion,

pour perpétuer sa Race,

bouffant son mec vivant vaincu par KO

pour le punir de l'avoir sautée

pour le bien de la multiplication de la faune nouvelle

visant à l'envahissement de la Terre par

d'autres mantes religieuses intimidant les populations

et créant ainsi une Faune-Nouvelle !

excitée après l'orgasme, et crevant de faim, Madame bouffe son mec avec jouissance
commençant par la tête afin qu'il réfléchisse à ses péchés
et poursuivant par le bas, jusqu'à finir par ses organes génitaux,
le dessert final pour une Mante qui sait vivre


on comprend ainsi que la mante religieuse soit un exemple pour beaucoup :



merci aux photographes pour leurs macro photos


le monde du vivant reste encore supérieur

(pour le moment)

aux créations humaines

je ne connais aucun drone en effet

qui se reproduise seul

dans un espace de seulement huit centimètres




voisi un petit air au Dobro

à la mémoire du mec décédé ... après l'ivresse des sens :

https://www.facebook.com/reel/1742776603689762

partout, dans tous les domaines ... les filles sont les plus fortes !