vendredi 18 septembre 2026

Seuls un tiers des Français produit pour les deux autres tiers !

 

J'étais dans l'orange, dans les 8,8 millions, presque 9 millions de fonctionnaires, payés  par les 23 millions qui produisent la richesse

tous les mois, souvent le 28 ou le 29 du mois, avec une avance de quelques jours, quand je reçois ma pension, je m'émerveille : elle m'est versée donc en avance... à crédit ! 

c'est un miracle qui dure, pourtant il est fragile et précaire... comment cela peut-il exister ?

 je pense que cela s'arrêtera un jour... sans prévenir... QUAND ?

Le Premier Ministre annonce : bientôt... dans trois mois, en 2027 ! 

Je suis passé en 2007, il y a donc vingt ans, dans le BLEU

j'aurais du techniquement mourir à cette date, de la maladie qui a foudroyé le Président Mitterand

sauf que l'on m'a éviscéré. Puis irradié. Puis contrôlé

et je vis depuis à la charge de la Sécu, qui suit mon diabète ; mon coeur ; mon cholestérol, mon équilibre postural ; mes activités physiques et sportives

j'ai donc été à charge des autres depuis toujours...

les autres sont ceux qui produisent, dans le privé, dans les Entreprises, petites et grandes

ce sont eux en vert dans le graphique : 23 millions de femmes et hommes

ils ne représentent que 31% de la population

même pas un tiers ...

comment voulez-vous que le pays ne soit pas en déficit

quand il se prétend toujours dans les premiers pays du monde

et que nos gouvernants jettent de plus en plus l'argent par les fenêtres

dans les palais dorés des ex-Rois-guillotinés

avec un train de vie choquant à la limite de la corruption

après avoir conspué le travail manuel, et avoir détruit l'essentiel de l'Industrie,

dirigeants qui se représentent sans aucun complexe 

à la Présidence pour 2027


23,1 millions de personnes. 

C'est tout ce qui produit la richesse dans un pays de 68 millions d'habitants.

🚨 LE DIAGRAMME QUI DÉRANGE TOUT LE MONDE

La répartition publiée en avril 2026 est brutale une fois posée à plat. D'un côté, 23,1 millions d'actifs du secteur privé et d'indépendants, soit 31% de la population, qui créent la valeur.

De l'autre, 35,4 millions de personnes sans revenu d'activité, retraités, mineurs, inactifs et chômeurs, soit 52%. Et 8,8 millions de fonctionnaires et d'étudiants, soit 17%.

Un tiers porte les deux autres tiers. Ce n'est pas un slogan, c'est une addition.

🔍 TOUT SORT DE LA MÊME POCHE, TOUJOURS LA MÊME

Chaque euro de dépense publique sort, en dernier ressort, des 23,1 millions.

C'est pour ça qu'on est champions d'Europe des prélèvements et qu'on n'arrive quand même pas à financer nos hôpitaux, nos écoles et nos tribunaux. La base qui paie est trop étroite pour la structure qu'elle soutient.

Et on continue de charger la barque du même côté : cotisations, impôt sur le revenu, taxes sur l'énergie, sur le carburant, sur la consommation. Toujours ceux qui produisent, parce que ce sont les seuls sur qui il reste quelque chose à prendre.

📉 UNE BASE QUI SE RÉTRÉCIT, UNE CHARGE QUI GROSSIT

Le problème n'est pas que des gens soient retraités, malades ou étudiants. Personne ne demande de supprimer les retraites ni les études, et une société se juge aussi à la façon dont elle traite ceux qui ne produisent plus.

Le problème, c'est qu'on refuse de regarder le rapport entre les deux colonnes. Une population qui vieillit, un emploi privé qui stagne, une fonction publique qui ne se réforme jamais, et la charge par actif qui monte mécaniquement chaque année.

Aucun gouvernement depuis 20 ans n'a osé poser ce graphique sur la table avant de parler d'impôts. On préfère annoncer des économies de 3 milliards ici, une taxe nouvelle là, et laisser la structure intacte.

maintenant, le Premier Ministre annonce moins 54 milliards pour 2027

moins que le coût de la dette : c'est énorme, et pourtant trop bas ! ! 

Tant qu'on ne fera pas grossir la colonne de gauche, aucun budget ne tiendra. À la fin, ce sont toujours 23,1 millions de personnes qui payent.

Peut-on continuer à punir fiscalement le travail quand si peu de gens produisent la richesse ? Faut-il d'abord élargir la base des actifs avant de créer le moindre impôt ? 💬


Je suis résigné à ce que l'Etat baisse ma pension

"je feins d'avoir souhaité ce qui m'est imposé"

je souhaite en effet que les membres de ma famille faisant partie des couleurs verte ; et aussi orange quand ils font partie des secteurs indispensables de la Santé et de l'Education, soient mieux payés, en diminuant les charges énormes qui pèsent sur eux, et qui équivalent au salaire net qu'ils touchent, salaires inférieurs à leurs homologues des autres pays de l'Europe, bien mieux gérés.

mais je demande en retour à l'Etat

1-que les retraites de nos dirigeants soient rendues égales à celles des autres retraités, notamment à ce que les frais éhontés des ex-Dirigeants dont Présidents soient supprimés, pour eux, leurs Maitresses et leurs épouses, et que cesse ce cumul scandaleux des retraites pour des présences partielles dans des emplois précédents

2-que cesse le pantouflage de nos dirigeants, prétexte à une utilisation du pouvoir à des enrichissements personnels en passant de la fonction publique aux intéressements privés

3-que la régle d'or soit installée, conduisant à ce que les dépenses de l'Etat deviennent inférieurs aux recettes, comme cela serait le cas si, la France faisant faillite, elle était dirigée, comme ce fut le cas de la Grèce, par l'Europe et la Banque européenne, faisant fi des privilèges actuels français

4-Qu'une réforme drastique de l'Etat le recentre sur les activités régaliennes de sa compétence, les activités des Régions transférées aux Régions incluant les actuels Départements, dans le contexte d'une suppression du mille-feuilles territorial actuel

5-Q'une réforme drastique de nos relations avec l'Europe supprime des pratiques aberrantes sur la Concurrence, comme le régime actuel sur le prix de l'énergie électrique nucléaire française, taxé au prix du gaz le plus cher d'Europe.




6-Que soit mis pendans cinq ans un terme à l'immigration financée par nous même et les ONG que nous finançons, et qui aboutit à placer les immigrés-étrangers dans la case bleue des "retraités+mineurs+inactifs+chômeurs".

C'est ainsi que, pendant le mandat de cinq ans 2027-2032, je souhaite que la France se redresse, les Entreprises retrouvant la liberté d'entreprendre, déchargées elles aussi des charges qui pèsent sur leur compétivité.


il est évident que ça ne peut plus continuer éternellement



Les Cafés Républicains  · 
Philippe Hubert
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Le marasme d’une économie française accablée de taxes et de réglementations, s’illustre chaque jour par des chiffres plus accablants. Ainsi, l’INSEE a pronostiqué jeudi que le taux de chômage, qui a repassé la barre des 8% pour la première fois depuis cinq ans au début de l’année, devrait continuer à augmenter pour atteindre 8,6% de la population active fin 2026. Ce qui freinerait aussi les salaires, puisque la mauvaise passe du marché de l’emploi «  affaiblit le pouvoir de négociation des travailleurs ».
« Alors que les salaires réels regagnaient en 2024 et 2025 graduellement les pertes subies pendant la vague inflationniste de 2022 et 2023, ils stagneraient en 2026 et leur niveau de fin d’année demeurerait en deçà de celui de 2021 », note encore l’Insee. L’intensité et la durée de la guerre au Proche-Orient pouvant également changer la donne.

L’Insee a aussi fortement revu à la baisse sa prévision de croissance 2026, à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant. La France « décroche » par rapport à la zone euro. Causes principales : flambée des prix de l’énergie liée à la crise d’Ormuz, qui affecte pourtant aussi nos partenaires sans que leur croissance recule autant.

Le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui avait déjà abaissé sa prévision de croissance à 0,9% en avril, contre 1% prévu auparavant, puis à 0,7% en juillet, a revu pour la troisième fois ce chiffre, à 0,5%.

Au total, « on a donc divisé par deux les estimations de croissance pour cette année », a indiqué le ministre de l’Economie, Roland Lescure, lors d’une conférence de presse. Il a mis aussi en avant des « facteurs d’incertitude politique » qui ont « affecté la croissance en début d’année ». « On est victimes à la fois de chocs internationaux qui s’imposent à tous, mais aussi de chocs nationaux spécifiques. »

Pour 2027, le gouvernement table sur « un rebond de la croissance à 1% », en tablant sur un « retour de la circulation dans le détroit d’Ormuz à la quasi-normale dans les mois qui viennent ». Au vu de la conjoncture moins bonne que prévu, la cible d’un déficit ramené à 5% en 2026, prévue par le gouvernement, « n’est plus une option », a reconnu M. Lescure. « La France aura un déficit supérieur à 5% en 2026 », a-t-il dit, sans avancer encore d’objectif de déficit pour 2027. Il était de 5,1% en 2025.

Ces nouvelles prévisions, présentées par M. Lescure comme « l’acte 1 de la séquence budgétaire », interviennent alors que le gouvernement planche sur le projet de budget 2027 qui doit être présenté le 30 septembre et prépare les esprits à des décisions difficiles. A la recherche d’économies, avec cette conjonction de comptes publics dans le rouge et de croissance en berne, le gouvernement a distillé ces dernières semaines les différentes options. Il étudie notamment la possibilité d’une moindre revalorisation des pensions les plus aisées. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a prévenu vendredi que toute indexation des retraites sur l’inflation serait financée, en proportion, par la suppression partielle voire totale de l’abattement de 10% sur les pensions et rentes dont bénéficient les retraités. 

Jamais, jamais, il n'est question de la quelconque baisse d'une seule dépense

les dépenses nous lient à des promesses, des alliances, des compromis, 

il faut les honorer, sans compter les intérêts de la dette, combien de milliards ? 70 ?

combien pour l'Ukraine ? personne ne sait ! 

combien pour l'Algérie ? 10 milliards ? comment ne pas payer l'Algérie ?

Quels secrets porte l'Algérie contre notre Président ?

Combien pour nos immigrés ? pareil ? 11 milliards ? Impossible de les renvoyer chez eux !

Les fonctionnaires recrutés, impossible de s'en séparer ! 

Alors on va faire payer les retraités :

si au moins lui et ses copains pouvaient voir 

leurs privilèges supprimés :


on prélève sur la richesse nationale 1560 milliards

et on dépense 1700 milliards

on dépense trop, trop c'est 140 milliards

nous ne sommes pas pauvres : l'épargne des Français est de 6500 milliards

on dépense trop on dépense mal

ce n'est pas en rabotant 2milliards sur les retraités que l'on règle le problème

le problème est structurel

il faut cesse de dépenser mal  ! !


seul le Pape aujourd'hui met de l'humanisme
dans les rapports humains
et somme les Dirigeants de respecter la 
dignité de leurs ouailles

je n'ai pas fini de le citer
car il parle, et est présent partout

notamment il vient chez nous
affirmer quelques principes basiques

mieux que ....nos candidats à la Présidentielle ! 

Jean Tirole explique qu'il nous manque un projet
pour croitre et créer de la richesse :

Sarah Knafo explique comment tous les Français sont "tondus"

pour elle on pourrait économiser 130 milliards...

...plus que les 54 annoncés ! 
 

mercredi 16 septembre 2026

Dieu a-t-il créé le mal ? Einstein dit : "non" !


cette Histoire a toutes les chances d'être fausse ?

et alors !

si elle fait réfléchir, si la Bible fait réfléchir, si la Mythologie fait réfléchir

ce qui importe, c'est le résultat : forger notre conscience.

voyez-vous-mêmes :

Un professeur universitaire défie ses étudiants avec cette question. 

Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

Un étudiant répond bravement  : " oui, Il l’a fait ! "

Le professeur rétorque :  " Pour vous, Dieu a tout créé ? "

" Oui, monsieur " réplique l’étudiant.

Le professeur affirme, sentencieux comme tout Professeur l'est, évidemment : " si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. "

L’étudiant ne réagit pas, silencieux devant une telle réponse.

Le professeur est tout heureux de lui-même et se vante devant ses étudiants d'avoir prouvé encore une fois que la foi est bien un mythe.

Un autre étudiant lève alors la main et dit : 

"Puis-je vous poser une question,  Professeur ? "

" Bien sûr "  répond le Professeur.

L’Étudiant réplique alors : " Professeur, le froid existe-t-il ? "

" Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid ? " réplique le Professeur.

Le jeune homme répond : " En fait Monsieur, le froid n’existe pas.

Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l’absence de chaleur.  

Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie.  La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l’énergie.  Le zéro absolu (-273 °C) est l’absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température.  Le froid n’existe pas.  Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur.  

L’étudiant poursuir : "Professeur, l’obscurité existe-t-elle ? "

Le professeur répond : " Bien sûr qu’elle existe !"

L'étudiant répond : " Vous avez encore tort Monsieur, l’obscurité n’existe pas non plus.

L’obscurité est en réalité l’absence de lumière.  Nous pouvons étudier la lumière mais pas l’obscurité.  En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur, vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité.  Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer.  

Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ?  Vous mesurez la quantité de lumière présente.  N’est-ce pas vrai ? 

L’obscurité est un terme utilisé par l’homme pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière.

Finalement, le jeune homme demande au Professeur : " Monsieur, le mal existe-t-il ?

Maintenant incertain, le Professeur répond : " Bien sûr comme je l’ai déjà dit.  Nous le voyons chaque jour.  C’est dans les exemples quotidiens de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.  C’est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde.  Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal. "

L’étudiant répond : " le mal n’existe pas Monsieur, ou au moins il n’existe pas de lui-même.  Le mal est simplement l’absence de Dieu.  Il est comme l’obscurité et le froid, un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu.  

Dieu n’a pas créé le mal.  Le mal n’est pas comme la foi ou l’amour,  qui existent tout comme la lumière et la chaleur.  Le mal est le résultat de ce qui arrive quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son cœur.  Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière. "

Le professeur s’asseoit, déconfit.

Il réfléchit, ne trouve pas de répartie

Le nom du jeune homme ?  c'était Albert Einstein…


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PS : le sujet est ardu, la vraie réflexion vient de Saint-Augustin dans ses Confessions

Le livre VII des Confessions est le passage central du livre puisqu’il présente la conversion d’Augustin, sa rencontre avec Dieu.

Il revient sur sa conception du monde, issue de la doctrine manichéenne. Pour résumer : Dieu est un corps, le mal est un corps. Ces deux corps sont en lutte, car s’ils ne le sont pas, Dieu n’est pas bon. Mais s’ils le sont, c’est que le mal peut nuire à Dieu, donc celui-ci n’est pas parfait. D’autre part, Dieu n’est plus infini mais limité par cet élément auquel il s’oppose.

Cette conception manichéenne du mal a pour conséquence nécessaire l’imperfection de Dieu et c’est cela qui ne satisfait pas Augustin.

D’autre part, le problème de l’origine du mal tourmente Augustin : d’où vient le mal ? De l’homme ? Du démon ?

-"En fait, je cherchais l’origine du mal, mais je la cherchais mal, et je ne voyais pas le mal dans ma recherche même".

Il se représente avec difficulté les rapports de Dieu et du monde. Sa conception reste obscure et empreinte du panthéisme naïf des manichéens :

Je fis de votre création une grande masse unique, où se distribuaient les différentes espèces de corps. Cette masse, je la conçus immense, et cependant finie de toute part. Et vous, Seigneur, vous l’entouriez, vous la pénétriez de tous côtés, mais vous restiez infini dans tous les sens. Telle serait une mer qui, s’étendant sans limites dans l’immensité […] renfermerait une éponge, aussi grande qu’il vous plaira, mais d’une grandeur finie et pleine dans toutes ses parties de l’immense mer.

Tout bascule lorsque Augustin détourne son regard du monde, dans lequel il avait vainement jusqu’à présent cherché Dieu, et le tourne vers lui-même, dans une introspection qui le mène à la conversion.

Il lit, en effet, les néo-platoniciens (Plotin, Porphyre…), et averti par ces lectures de faire un retour sur moi-même, j’entrai sous votre conduite dans mon for intérieur.

C’est en lui-même, et non dans le monde, qu’il rencontre Dieu. Voici comment il décrit cette illumination :

J’y entrai et je vis avec l’œil de mon âme la lumière immuable ; non pas cette lumière vulgaire qu’aperçoit toute chair, non plus qu’une lumière du même genre, mais apparemment plus puissante, beaucoup plus éclatante, et remplissant de sa force tout l’espace. Vous avez ébloui la faiblesse de mes regards par la violence de votre rayonnement, et j’ai tremblé d’amour et d’horreur.

Cette rencontre avec Dieu lui donne une meilleure compréhension du monde, et du rapport de celui-ci avec Dieu. Tout d’abord, le statut ontologique des choses du monde se voit relativisé : Je regardai alors toutes les choses qui sont au-dessous de vous, et je vis que ni elles ne sont absolument, ni elles ne sont pas absolument. Elles sont, venant de vous ; elles ne sont pas, n’étant pas ce que vous êtes. Car cela est vraiment qui demeure immuablement.

D’autre part, le problème du mal, à l’œuvre dans le monde, reçoit sa solution : Tout ce qui est est bon  et le mal, dont je cherchais l’origine, n’est pas une substance, car s’il était une substance, il serait bon. La perfection de Dieu, en tant que créateur, n’est donc pas ainsi remise en cause. Le mal serait l’une de ses créations s’il était une substance, et le mal serait un problème. Or ce n’est pas le cas, ce qui résout le problème.

Mais qu’est alors le mal ? Augustin donne deux réponses.

Tout d’abord le mal n’existe pas, mais ne renvoie qu’à une incompréhension de notre intellect, trop limité pour saisir la perfection du Tout, et la nécessité de l’action jugée mauvaise ; celle-ci participe à cette perfection, d’un certain point de vue que nous ne pouvons avoir du fait de notre caractère fini :

Et, pour vous, le mal n’existe point du tout, non seulement pour vous, mais pour l’ensemble de votre création, car il n’y a rien en dehors d’elle qui puisse rompre et corrompre l’ordre que vous y avez établi. Mais parce que, dans le détail, certains éléments ne s’harmonisent pas avec certains autres, on les tient pour mauvais. Or ces mêmes éléments s’accordent avec d’autres et, en cela, ils sont bons. Ils le sont aussi par eux-mêmes. Loin de moi l’intention de dire : « ces choses ne devraient pas être ». A les voir séparément sans doute, je les désirerais meilleures ; mais même à les voir ainsi, je devrais vous louer à leur propos.

je vous avais prévenu : c'est ardu, et il faut réfléchir longtemps pour deviner, ou avoir l'impression de comprendre. Il faut une vie pour comprendre, et il arrive que l'on n'y comprenne rien, ce qui suppose une modestie que peu mettent en avant.

Peut-être comme moi, avez-vous oublié Augustin d'Hippone ?

Augustin d'Hippone ou saint Augustin, dont le nom latin est Aurelius Augustinus, né le 13 novembre 354 à Thagaste et mort le 28 août 430 à Hippone, est un philosophe et théologien chrétien romain originaire d'Afrique romaine qui, après une carrière de rhéteur, occupe la fonction d'évêque à Hippone. Canonisé en 1298, il est avec Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon et Grégoire le Grand, l'un des quatre premiers Pères de l'Église latine à se voir conférer le titre honorifique de docteur de l'Église.

Le véritable tombeau de saint Augustin (l'Arche de saint Augustin) se trouve dans la basilique San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie, en Italie. À Toulouse, nos toulousains-malins créent la confusion au Musée des Augustins ! Il s'agit en effet d'un ancien couvent construit au XIVe siècle par les ermites de saint Augustin, devenu aujourd'hui le musée des Beaux-Arts de la ville. Pour voir des reliques majeures à Toulouse, il faut se rendre au Couvent des Jacobins, qui abrite les reliques de saint Thomas d'Aquin. 

Né presque mille ans après, en 1225 ou 1226 au château de Roccasecca près d'Aquino, dans la partie péninsulaire du royaume de Sicile (Latium), et mort le 7 mars 1274 à l'abbaye de Fossanova près de Priverno dans les États pontificaux (dans le Latium également), c'est un religieux italien de l'ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique.

Considéré comme l'un des principaux maîtres de la philosophie scolastique et de la théologie catholique, il est canonisé le 18 juillet 1323 par Jean XXII, puis proclamé docteur de l'Église par Pie V, en 1567 et patron des universités, écoles et académies catholiques, par Léon XIII en 1880. Il est aussi qualifié du titre de « Docteur angélique » (Doctor angelicus) ou encore de « prince des scolastiques » ou de « docteur commun ». Son corps est conservé sous le maître-autel de l'église de l'ancien couvent des Dominicains de Toulouse (actuel couvent des Jacobins de Toulouse).

je reviens à Augustin


« In te ipsum redi. In interiore homine habitat veritas » : 

« Rentre en toi-même ; la Vérité habite à l’intérieur de l’homme. [De vera religione, 39, 72.]» 

Dans un discours, avec encore plus d’insistance, Augustin exhortait ainsi le peuple :

« Rentrez en votre cœur ! Où voulez-vous aller loin de vous ? En allant loin, vous allez vous perdre. Pourquoi choisissez-vous des routes désertes ? Rentrez de votre vagabondage qui vous a conduit hors de la route ; retournez au Seigneur. Il est prêt. D’abord, rentre en ton cœur, toi qui es devenu étranger à toi-même, à force de vagabonder dehors, tu ne te connais pas, et cherche Celui qui t’a créé ! Reviens, reviens à ton cœur, détache-toi de ton corps … Rentre en ton cœur ; là, examine ce que peut-être tu perçois de Dieu, car c’est là qu’est son image ; le Christ habite dans l’homme intérieur, et c’est dans ton intériorité que tu es renouvelé à l’image de Dieu. »

Saint-Augustin, In Ioh. Ev., 18, 10 _  (CCL 36, p. 186).

C'est à ce propos que si, comme moi, vous pratiquez journellement la méditation en pleine conscience, vous pouvez rentrer en vous et tenter de parler à Dieu. Dès qu'il commence à répondre, comme il le faisait avec Don Camillo, vous découvrez le bonheur d'entrer dans l'infini, et de découvrir tout ce que vous avez raté jusque là ! Les arguments des candidats à la Présidence de la République vous paraissent alors enfantins voire débiles, et vous guettez avec désespoir l'absence d'un Chef(fe) charismatique et courageux(se). Vous êtes sur la bonne voie, quitte à rester terriblement déçus par le résultat final, mais le changement espéré pourrait au moins vous apporter l'impression que vous avez participé à au moins tester le changement.

La visite maintenant imminente du Pape en France va nous montrer que le Peuple n'est pas du tout athée comme le prétendent ses dirigeants, qui eux le sont totalement, et que du courage, et la vertu, sont fortement attendus par nos contemporains.

Je crois que nos contemporains préfèrent eux aussi que le monde conserve

la Vie, 

et repousse donc le Mal


le Pape a résisté au mal : il refuse la Légion d'Honneur au plus haut niveau... la récompense des joueurs de foot ...!



décidément, Macron ne peut se résoudre à traiter les autres comme un Banquier : 

imitant Eptstein, le réflexe est de compromettre, de flatter, pour s'attacher la réciprocité, et augmenter ainsi son pouvoir et sa place dans le réseau des Puissants :

c'est typiquement l'absence de Bien, qui met en avant le Mal....

Einstein avait raison de dire NON ! 


écoutez : "Keep on the Sunny Side"

par Anissa & Geary, deux jeunes guitaristes américains

https://www.facebook.com/reel/1029864105358605

lundi 14 septembre 2026

Ludwig von Hofmann Peintre romantique allemand

 


"Je suis peintre, de quelque nationalité qu'elle soit, mais Allemand romantique davantage encore, et je veux représenter la Création. La Nature avec un N majuscule. La vie bref, il me faut de l'eau pure. De l'herbe, des arbres et quelques fleurs. Mais la cerise sur le gâteau si je puis dire, il me faut une Allégorie : une Eve seule et pensive au bord de l'eau, dans le plus simple appareil, et sa présence ajoute le quelque chose de sacré, qui signifie que toute cette Beauté ne vient pas de rien ni du hasard seul : c'est l'oeuvre de quelque chose qui nous dépasse".

Aujourd'hui, malgré l'Argent, la Science, l'Intelligence artificielle et la Chimie phytosanitaire, tout cela reste aussi vrai. Pourtant notre Ludwig est mort depuis 1945 ! 

Ludwig von Hofmann, né à Darmstadt le 17 août 1861 et mort à Pillnitz le 23 août 1945, est un peintre allemand.

Il étudie à l'Académie de Dresde, son maître est son oncle Heinrich Hofmann, puis à Munich et à Karlsruhe. Il étudie à Paris à l'Académie Julian, en 1889 et 1890 et subit l'influence d'Albert Besnard et de Pierre Puvis de Chavannes, qu'il rencontrera. Il se trouve confronté à l'art de Hans von Marées qu'il découvre en 1892. De 1890 à 1903, il a surtout vécu à Berlin, où il s'est fait connaître comme membre du groupe des Onze, comme cofondateur de la revue Pan et de la Sécession. En 1899, il épouse une cousine, Eleonore Kekulé von Stradonitz, union restée sans enfants.

Son monde pictural est peuplé de personnages dans des paysages idéalisés. En 1903, il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Weimar et il fonde la Société des Artistes allemands : le Künstlerbund. De 1916 à 1931, il enseigne la peinture monumentale à Dresde. Il voyage en Grèce et fait plusieurs séjours en Italie. Son œuvre est à la fois saine et éthérée avec des personnages idéalisés, antiquisants, exaltant la jeunesse et la beauté virile et qui animent des compositions intemporelles avec calme et mesure, dans une sorte d'Arcadie de rêve. Ses tableaux étaient fort appréciés de Thomas Mann qui lui acheta en 1914 La Source (Die Quelle), représentant de jeunes garçons au bord de l'eau. Cette toile demeura dans la chambre de Thomas Mann jusqu'à sa mort.

Hofmann est un des grands représentants du néo-idéalisme allemand. 

forcément, Ludwig qualifié "d'antiquisant" a voulu montrer sa vision d'Eve et Adam, je les remets dans le bon sens ! 

ballade sympa à la découverte du Paradis

il faut qu'Eve fasse attention : il semble y avoir d'autres meufs nues dans le bosquet ?

ici le registre est plus classique : les pommes d'or du jardin des Hesprides ; le serpent qui sussure à l'oreille gauche d'Eve ; Adam en Aryen blond


Après avoir croqué la pomme, Adam se casse

tout le naturisme allemand de l'esprit sain dans un corps sain est là, avec des mecs nus qui se courrent après, notre candidat Attal devrait se sentir à l'aise :


voyez le tableau : une meuf s'est éprise de Narcisse

mais lui, se mire dans l'eau pour s'admirer

il a un si joli ... zizi !


Badende Knaben signifie : "enfants se baignant"

voici à nouveau une Mädchen qui tente de séduire un garçon ...bien imperturbable

pourtant elle arbore une bien jolie poitrine

le titre ? Idylle ! tiens ? 

le voici en couleurs


se déshabille-t-elle, ou, l'étreinte passée... se rhabille-t-elle ?

elle remet ses cheveux, est-ce la seconde hypothèse ?

Oui, cela expliquerait l'attitude de l'amant : il récupère, ce qui expliquerait sa placidité, un peu passif, non ?

il y a un sous-titre :

 Ludwig_von_Hofmann_Idyll_(Männlicher_und_weiblicher_Halbakt_in_der_Landschaft)_-_7990_-_Kunsthistorisches_Museum

Pour les non germanophiles, "Männlicher_und_weiblicher_Halbakt_in_der_Landschaft" peut se traduire par "demi-nu masculin et féminin dans le paysage". Il ne faut sans doute pas trop gamberger, l'Idylle n'en est sans doute qu'au tout début ? En tous cas, le mec parait totalement nu, lui. 

Un autre "Adam und Eva" montre la suite ...si je puis dire, Eve a tout enlevé, Adam lui aussi crevé est allongé dans l'herbe, pendant qu'Eve attend debout la suite ...du second round, elle en redemande, je me demande si Adam était vraiment à la hauteur la première fois ?


d'ailleurs Idolino nous montre un jeune garçon, bien imberbe, bien pensif, pas loin de sa maman et de sa soeur enroulée dans son sac de couchage : il songe à son avenir, comment fera-t-il quand il sera grand ? Aimera-t-il les femmes ? Aimera-t-il les hommes ? Que la vie est donc incertaine, et compliquée pour les petits garçons ! 


Tant qu'on en est dans le romantisme allemand, les paysages, l'eau qui est en train de tant disparaitre aujourd'hui, les hommes, les femmes, voici une petite merveille, alliant sculpture et peinture :


le titre ? Paysage idyllique, avec une scène de bain 
dans un lac d'eau pure, alimenté par une source vive, toujours "die Quelle"

en voici une variante 


et puis une autre :


Badende Mädchen, ou jeunes filles au bain

Badende am Meer

baigneuses au lac


alors que font les jeunes filles (une fois sèches) sorties du bain : elles dansent !


et même, les garçons les rejoignent




un garçon (des plus intrépides), en emmène deux à la fois...

... mais c'est pour les protéger de la tempête qui arrive


 l'une d'entre elles, la plus jolie, attire Zeus transformé en taureau, et devient Europa


si je parle de source, voici une Rebecca à la fontaine
en réalité une "femme agenouillée avec chignon"
le poids de la cruche la force à une attitude princière cambrée

comme autrefois Epstein forçait les jenes mannequins au maintien en les faisant défiler nues un dictionnaire sur la tête, mais -"il ne se passait rien à Paris" ! 


la source attire toujours les humains, mais ceux-là ne demandent pas les services d'une nana


il s'agit de la fameuse "die Quelle", la toile qui demeura dans la chambre de Thomas Mann jusqu'à sa mort.

là aussi c'est : "die Quelle", la source

femmes à la source dans la forêt



voilà ce qui me plait, chez des Personnes, un peintre, le Pape, qui reconnaissent les bienfaits de l'eau


les mecs sont toujours là, toujours entre eux, ils se cherchent ou quoi ?

là ils construisent un mur


là ils pêchent


ils font du skiff


là, ils se baignent dans les rochers


un autre monte à cru à cheval

même si vous n'êtes pas féru d'équitation, pensez au risque que prend le cavalier qui ne met pas de slip et fait du trot sans selle ?





en réalité, les chevaux, le bain, tout cela est possible en bord de mer



revoilà nos baigneurs sortant du bain, c'est "Bleu vif"


l'Allemagne romantique en paix pouvait être attachante :

les hommes et les femmes avaient l'air heureux

c'est cela le romantisme :

d'Arcadia :


Arcadia (ou Arcadie en français) désigne une terre idyllique, un paradis pastoral et un lieu de paix et de bonheur où l'humain vit en harmonie parfaite avec la nature. Dans la mythologie, cette région était isolée et associée au dieu Pan, représentant un mode de vie simple, rustique et proche des troupeaux.

l'Arcadie est devenue un symbole littéraire et artistique
 représentant un âge d'or, 
un havre de paix loin des conflits et du stress des villes.  



aujourd'hui, ce pourrait être le pastoralisme (habillé)
dans les estives pyrénéennes
au milieu des troupeaux transhumants des moutons

avec le berger Pâris qui juge la plus belle des belles


et avec les évocations laissées par Nicolas Poussin (1638-40_le Louvre)


L’Arcadie est une région montagneuse du Péloponnèse, longtemps restée isolée. Dans l’Antiquité, elle était occupée par des bergers vivant de l’élevage de moutons et de chèvres. Cet isolement géographique et ce mode de vie étaient propices à faire naître des légendes. Selon certaines, Zeus lui-même serait né en Arcadie. Mais l’Arcadie est surtout la patrie du dieu Pan, divinité de la nature, protecteur des troupeaux et des bergers. L’un de ses attributs les plus connus est la flûte.

La poésie antique s’empara du mythe de l’Arcadie, mais assez tardivement. Théocrite (310-250 avant JC) crée un genre poétique nouveau, la poésie bucolique, comportant des bergers animés de sentiments raffinés. Mais les bergers de Théocrite habitent la Sicile. C’est le poète romain Virgile (70-19 avant JC) qui, dans ses Bucoliques, plaça les bergers chantant l’amour en Arcadie.

La Renaissance, en reprenant contact avec les poètes antiques, fit de l’Arcadie un pays mythique, le pays du bonheur, peuplé de bergers vivant en parfaite harmonie avec la nature.

Le mythe de l’Arcadie se rattache ainsi à une dimension présente dans beaucoup de civilisations, celle du paradis perdu, de l’âge d’or. Il s’agit d’un monde idyllique et bucolique où l’homme vivait à l’état de nature, libre, sans les contraintes de la société. Pour les chrétiens, il peut s’agir du monde d’avant le péché originel, le paradis terrestre.

Trois bergers d’Arcadie, et une femme, examinent attentivement une tombe. Une relation amoureuse existe vraisemblablement entre l’un des bergers et la femme qui lui pose la main sur l’épaule.

L’homme agenouillé désigne une inscription gravée dans la pierre et qui est lisible sur le tableau de Poussin : ET IN ARCADIA EGO (Moi, j’existe aussi en Arcadie). Comme il s’agit de bergers vivant de façon fruste dans les montagnes d’Arcadie, la lecture est un exercice difficile et le déchiffrement s’impose. Le berger suit donc avec le doigt les mots mystérieux comme un enfant qui apprend à lire.
 

Visiblement, Poussin a voulu montrer un groupe de personnes jeunes supputant sur le sens de l’expression inscrite sur la tombe. La femme, une main sur la hanche, réfléchit. Le berger en tunique rouge lui soumet une hypothèse. Le berger debout suit attentivement la lecture.

Selon les normes de la peinture classique, le peintre encadre la scène principale, placée au centre du tableau. Apparaît ainsi un paysage montagneux représentant bien l’Arcadie dans l’esprit des contemporains. Poussin n’est jamais allé en Grèce et s’inspire du paysage italien, aride avec quelques arbres des régions méditerranéennes.

Cette composition est ainsi un modèle de classicisme, d’où émane une parfaite sérénité, mais aussi une impression de nostalgie. La rencontre avec la mort dans une image de paradis perdu, en se conjuguant avec la retenue de l’expression classique, ne peut que faire naître des sentiments mélancoliques. Aucune audace chromatique n’apparaît, conformément à la doxa, mais pour illuminer sa composition, l’artiste habille ses personnages de tuniques rouge, jaune et le bleue.

La dimension sémantique de cette peinture a donné lieu à des dérives interprétatives multiples, comme il arrive parfois dans le domaine de l’histoire de l’art. Mais la signification du tableau est en réalité assez simple. Poussin propose de méditer sur la chose la plus naturelle qui soit : la mort. Elle est omniprésente et existe même en Arcadie. L’expression ET IN ARCADIA EGO doit s’interpréter de la façon suivante : Moi [la mort], j’existe aussi en Arcadie.

La vie en Arcadie représentant l’acmé de ce que peut espérer l’homme sur sa petite planète, il faut donc comprendre que l’immortalité n’est qu’un rêve. Quelle que soit sa félicité ici-bas, quelle que soit sa puissance, quelle que soit sa volonté, l’homme devra affronter la mort. Louis XIV a conservé ce tableau dans sa chambre à coucher pendant des décennies, jusqu’à sa mort. Il y trouvait sans doute à la fois l’harmonie pleine de retenue des compositions classiques et une leçon de philosophie sur la finitude de leur condition, adressée aux humains, aussi puissants soient-ils.

La sérénité parfaite avec laquelle Poussin évoque la mort en organisant visuellement le questionnement élégiaque de jeunes arcadiens sur ce thème universel a continué à séduire les amateurs d’art depuis plusieurs siècles. Evidemment, le sujet autorisant de multiples interprétations, les commentateurs ne se sont pas privés de plaquer sur l’œuvre des dissertations philosophiques ou religieuses. Il est d’ailleurs loisible à chacun d’en choisir une, sans perdre de vue l’essentiel : la rencontre de la jeunesse, de son insouciance, et même de son bonheur arcadien, avec la mort, c’est-à-dire la dimension tragique de la vie.




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Rose on Sharon Walz mit Jack Martin on dobro