mercredi 18 mars 2020

Prière à St Sébastien (4)

toujours vendredi 13, cinq jours avant ... avant confinement !

San Juan Bautista : ce n'est pas le bon saint !

Pasaia, impossible d'entrer dans San Joan Bataiatzailearen Parrokia

Saint Jean de Lumière, la porte est ouverte ...


Pas de chance : que ce soit à Pasaia, ou à Saint-Jean-de-Luz, le Saint est le Baptiste, la lumière dans les ténébres. Je vous ai expliqué à Saint-Bertrand, on peut lui demander beaucoup, mais pas de combattre le corona-virus ! Il y a deux saints spécialisés pour cela : Saint-Roch, qui exhibe son bubon sur sa jambe gauche dénudée. Et mieux Saint-Sébastien... tiens on dit San Sébastian en espagnol, percé des flèches de ses archers. Dans le symbolisme chrétien, chaque flèche représente l'attaque d'un covid-19, voilà exactement ce qu'il nous faut : j'entre : personne !










Toujours belle église basque, avec ses tribunes. Christ souffrant en croix, à ses pieds la Vierge et Madeleine, yeux de sulfure, visages figés par l'horreur de la crucifixion. Pire encore que la situation actuelle ! C'est terriblement réaliste, mais non ! Je vois bien Jacques le Majeur, en plein pélerinage vers Compostelle, mais non encore, ce n'est pas lui !





Encore Pierre, puis Jeanne d'Arc... non ...




encore moins Saint-Augustin !




oui... enfin ...voilà San Sebastian !







j'ai donc adressé une prière, pour nous tous, à Sébastien

comme le dit si bien Pierre Rhabi avec son histoire de colibri ...

... j'ai fait ma part !


Pour approfondir, le confinement me fait découvrir des bouquins oubliés  ...


https://books.openedition.org/pur/53201?lang=fr
... la supplication serait le propre du désespéré...désespérant de Dieu ...
... le suppliant par contre a toute confiance en Sébastien ...
... espoir de tout peuple crestien ...




« N’y a medecin ne mire
 qui ne admire
 epidimie doutable,
ne qui y saiche que dire
 pour consire
 medecine proffitable.
Leur art y est deffaillable. »
Prière no 206, du début du XVIe siècle, op. cit., p. 473.

« De prie Dieu qu’i vueille de moy mémoire avoir
 et l’eure de ma mort me facë assavoir
que l’ennemy ne me puisse par son art decepvoir. »


Op. cit., p. 455.

demain, dégagement chez Ducamp