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lundi 17 août 2026

La Paix de Chagall, le plus grand vitrail (de Chagall) du monde



La Paix de Chagall a cinquante ans !


devant, la statue de Pierre Messmer



un vitrail, on le voit la nuit, la lumière de la chapelle allumée :



Adam et Eve amoureux (c'était avant la pomme)

Le vitrail de La Paix est installé en 1976, sous l’impulsion de Robert Renard et Pierre Messmer, maire de la ville. Haut de douze mètres, il remplit la totalité de l’arcade occidentale de l’édifice. Au milieu de l’arbre-bouquet monumental qui prend naissance dans une représentation de la ville de Sarrebourg et s’épanouit dans le ciel, se détache la vision paradisiaque d’Adam et Ève. Autour de l’arbre sont figurées les scènes de l’entrée du Christ à Jérusalem, David jouant de la lyre, Abraham et les trois anges, la Crucifixion, un prophète entouré de ses disciples et la prophétie d’Isaïe annonçant la réconciliation de toutes les créatures. Les quatre vitraux latéraux, la rosace et les trois vitraux de la tribune, dont les buissons, rameaux de feuillage et anges évoquent la paix, sont posés en 1978 


il y a bien le vitrail principal, et des latéraux

à l'opposé à l'Orient, le choeur

Le vitrail de L'arbre de vie, est donc un vitrail créé par Marc Chagall en 1976. Cette verrière fait 12 m de haut sur 7 m de large et est située à la chapelle des Cordeliers de Sarrebourg. L'oeuvre étant située dans une chapelle, le caractère sacré se retrouve, en plus de sa situation architecturale, dans  l'utilisation première du vitrail. Au départ, dans les églises médiévales et classiques, les vitraux sont là pour transfigurer le Christ, les scènes principales de la religion y sont représentées. Cependant Chagall, par le choix de son sujet veut s'inscrire plus subtilement dans la religion chrétienne, en représentant un arbre de vie. 

L'arbre de vie est un symbole d'immortalité. Pour les Chrétiens catholiques il symbolise aussi l'humanité lavée de ses péchés et de sa corruption. La prédominance de bleu, le fameux bleu de Chagall, couleur représentant la vérité, comme quelque chose que l'on ne peut cacher, appuie cette interprétation. La verrière est majestueuse, elle surplombe la pièce. Notre regard est directement absorbé par les deux amoureux au centre du vitrail, sûrement Adam et Ève, noyé par un foisonnement de taches multicolores.

 Puis notre œil est attiré par plein de petits personnages en haut du vitrail, puis en se rapprochant on peut distinguer une femme bleue avec un bébé. Chagall est un artiste déjà connu lors de la réalisation de son vitrail, cependant en tant que peintre, il ne peut avec la peinture avoir un contact réel avec la lumière, la peinture n'est là qu'à titre de représentation, les jeux de lumière ne sont qu'illusion. Alors que le vitrail ouvre un champ de possibles plus grand pour avoir plus ou moins de clarté dans son oeuvre.    


Chagall a créé d'autres vitraux bleus




le bleu est plus bleu quand du rouge le côtoie


à Reims aussi on trouve ses vitraux bleus


et forcément, le bleu se décline en vert

le vitrail cache le portrait de Chagall : vous devez le trouver !


pendant un moment, la Poste a édité un timbre militant pour la Paix


mais le Gouvernement l'a fait retirer

car sérieusement si on veut la Paix il faut préparer

la Guerre

et c'est ce que l'on a décidé de faire, sérieusement :

on lance un nouveau Porte Avion, des sous-marins géants,

on lance la construction de drones,

on cache la dette en la creusant davantage,

comme ça, on est encore plus certain de tout perdre...



on ne va pas se battre avec des colombes ?





Depuis la création de l’Organisation des Nations Unies, l’importance de la présence d’œuvres d’art au sein de l’institution n’a jamais cessé de s’affirmer. Les œuvres y agissent comme des instruments stratégiques de régulation et y ont longtemps favorisé la promotion des objectifs et des positions politico-institutionnelles des organisations et des États ; le pouvoir sensible et pacificateur de la culture, de l’art et du design servant la devise de l’UNESCO : « Construire les défenses de la paix dans l’esprit des femmes et des hommes ».

Les œuvres d’art conservées au siège de New York et les emblèmes des Nations Unies communiquent pour un monde meilleur depuis 80 ans. Ils contribuent à rendre l’ONU accessible à tous en convoquant une forme de « souci de soi », ou style somatique, déterminé par notre expérience corporelle. Ils positionnent l’art et le design comme des outils essentiels pour renouveler l’engagement citoyen et renforcer la coopération entre organisations internationales. Il y aurait, ici, l’idée d’incorporer une esthétique pragmatiste à l’action politique internationale.

L’incarnation de la paix au cœur de l’ONU ; je cite ""

"Désigné artiste-observateur à l’ONU en 2007, par Son Excellence (S.E.) le Secrétaire Général Ban-Ki Moon, puis nommé plus tard protecteur et curateur de la réactivation de Peace Window, je suis en charge du devenir de cette œuvre hautement symbolique de Marc Chagall. Légué par l’artiste à l’ONU en 1964, ce vitrail recèle plusieurs symboles de paix et d’amour. Dès cette mission confiée, mon intention a été de réparer l’œuvre et d’en favoriser une relecture en partant du principe que sa réparation serait un signal fort. Réparer une fenêtre ouverte sur la paix ne peut que provoquer un appel d’air inédit.
Le projet Peace Window fait appel autant à la notion de réfection qu’à celle de réédification. À l’image du concept de biopolitique de Foucault, l’idée d’une réfection de Peace Window agit comme un anticorps symbolique, nous engageant à répéter la paix. Elle nous entraîne à nous représenter au bord de la fenêtre, à l’orée d’un inconscient collectif apaisé (dans un dialogue assumé entre Jung et Freud). Par son ouverture, elle nous invite à un rituel de passage. Le vitrail est exaltant et vit à travers la lumière perçue. Au rez-de-chaussée du siège de l’ONU à New York, il adresse à tous ceux qui y entrent une « simple » question : « Qu’est-ce que la paix ? ».

"Le vitrail de Marc Chagall a été installé dans le hall du bâtiment du Secrétariat Général de l’ONU (New York). Cette œuvre, inspirée d’Isaïe IX, 1-6, est un mémorial à la mémoire du Secrétaire général, Dag Hammarskjöld, et de quinze autres personnes qui ont perdu la vie dans un accident d’avion à Ndola, en Afrique, alors qu’ils étaient en mission de paix. Près de Peace Window, un mémorial a été inauguré le 17 septembre 1964, pour le troisième anniversaire de l’accident. Marc Chagall a d’abord travaillé une esquisse du vitrail, peinture/maquette, avant d’en confier la réalisation à Charles Marq à Reims. L’œuvre a été transportée en cinq sections, gratuitement, de France à New York par une compagnie ferroviaire italienne et assemblée au siège des Nations Unies. Principalement bleue, Peace Window mesure environ 4,5 mètres de large et 3,5 mètres de haut. Pour elle, Chagall a adapté son style en accentuant les lignes, en fragmentant la surface et en privilégiant de grands aplats colorés. Le dessin devient une structure portante, indissociable de la technique. Dans cette œuvre, Marc Chagall exprime la simplicité et la beauté des idéaux de paix et de fraternité pour lesquels l’ONU a été fondée. Des symboles de paix et d’amour se retrouvent sur l’ensemble de l’œuvre. Au centre, les contours d’un arbre paradisiaque divisent le panneau en deux parties. On y aperçoit la figure d’un jeune enfant au visage angélique émergeant d’une profusion de fleurs et recevant un baiser sur la joue ; à droite, on peut voir l’humanité et son aspiration à la paix, ses prophètes, ses victimes, ainsi que des symboles de la loi. Dans le coin supérieur droit, un groupe dynamique d’individus se rassemble autour de la croix du Christ. Le groupe semble provenir d’une ville fortifiée au loin ; l’un d’eux tient la menorah allumée. Au-dessus de cette ville, depuis la cime de l’arbre, un grand angle distribue les Dix Commandements. La partie droite du panneau est centrée sur une figure féminine entièrement vêtue, qui s’incline vers l’arbre en signe de deuil. Derrière elle, se trouve un couple avec un enfant. 

"Au pied de l’arbre, un bébé nu fait signe au spectateur ; sa tête reflète peut-être le portrait de Marc Chagall lui-même. À gauche, en bas et en haut, sont représentées la maternité et les personnes qui luttent pour la paix. Au cœur d’un univers paisible, des êtres humains et des animaux nus flottent dans une béatitude insouciante. Près des racines de l’arbre, se trouve un serpent. Plus haut, un bouquet de roses rouges, dont la base est formée par une figure masculine nue, attire le regard. Les symboles musicaux évoquent la Neuvième Symphonie de Beethoven, une œuvre que Dag Hammarakjold affectionnait particulièrement. À propos de cette œuvre, Marc Chagall a déclaré : « De toute mon âme, je voulais transmettre l’étendue de mon inspiration et l’inspiration de Dag Hammarskjöld et de tous ceux qui sont morts pour la paix, car c’était le but même pour lequel l’ONU a été fondée. En réalisant cette œuvre, j’étais loin de toute théorie contemporaine. Je souhaiterais que les gens soient aussi émus que je l’ai été lorsque je me suis engagé dans ce travail, réalisé pour les peuples de tous les pays, au nom de la paix et de l’amour. L’essentiel n’est pas de le voir, mais de le ressentir. » Une plaque près de l’œuvre, également en vitrail, porte les noms des personnes décédées dans l’accident d’avion de Ndola le 17 septembre 1961 : M. Hammarskjöld, sept membres du personnel des Nations Unies, deux soldats suédois servant au sein de la Force de l’ONU au Congo, et les six membres d’équipage suédois de l’appareil. Il s’agissait de : H.A. Wleschoff, Vladimir Fabry, William Ranallo, Alice Jalande, Harold M. Julian, Serge L. Barrau, Francia Fivers, Per Hallonquist, Nile Erio Aahreus, Lars Litton, Harald Noork, Nils G. Wilhelmsson, Karl Erik Rosen, T.O. Hjelte et P.F. Persson".

il est bien d'entretenir l'idée que la Paix s'accorde avec la Beauté,
que l'Art est aussi là pour nous montrer la beauté,

et que toute la Création est Beauté

j'espère vous redonner envie de nous battre pour la Paix :

bravo Pierre Messmer d'avoir installé la Paix à Sarrebourg !


---o---

je propose un Gospel au Boro pour lui :


Victory in Jesus


PS : les vitraux montrés ont été mis en oeuvre par les ateliers Simon à Reims



l'argent n'ayant pas d'odeur, notamment pour notre bien-aimé Président
ce sont eux qui réalisent les vitraux présumés sataniques destinés à créer le doute
à Notre Dame de Paris, remplaçant ceux de Violet le Duc, mis en réserve okazou...

... vitraux bénis par la Justice, et qui seront inaugurés (en grande pompe) fin de la présente année

la Vierge contestée est pile au-dessus du verbe "est"
https://babone5go2.blogspot.com/2026/05/je-le-croyais-pervers-il-et-elle-sont.html



Je signale à mes nombreux amis Notaires, la Création d’une très jolie verrière d’inspiration Art déco pour l’Office notarial Reboul-Delloye-Etien à l’occasion de son nouvel aménagement intérieur mis en scène par l’agence d’architecture d’intérieur Fressard et Arrufat en janvier 2021, photographie : © Atelier Simon Marq


lundi 8 décembre 2025

(Avant qu'elle soit volée) : "Joyeuse" l'épée de Charlemagne, (encore) visible au Louvre...!

dans le salon de l'Empereur de la Gare de Metz
Charlemagne appuie sa main droite sur Joyeuse

Charlemagne, du latin Carolus Magnus, ou Charles Ier dit « le Grand », né à une date inconnue (vraisemblablement durant l'année 742, voire 747 ou 748, peut-être le 2 avril), mort le 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle, est un roi des Francs et empereur. Il appartient à la dynastie des Carolingiens. Fils de Pépin le Bref et de Bertrade de Laon, il est roi des Francs à partir de 768, devient par conquête roi des Lombards en 774 et est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le 24 ou 25 décembre 800, relevant une dignité disparue en Occident depuis la déposition, trois siècles auparavant, de Romulus Augustule en 476.

La figure de Charlemagne a été l’objet d’enjeux politiques en Europe, notamment entre le XIIe et le XIXe siècle entre la nation germanique qui considère son « Saint-Empire romain » comme le successeur légitime de l’empereur carolingien, et la nation française qui en fait un élément central de la continuité dynastique des Capétiens. Charlemagne est parfois considéré comme le « Père de l’Europe » pour avoir assuré le regroupement d’une partie notable de l’Europe occidentale, et posé des principes de gouvernement dont ont hérité les grands États européens.

au Louvre aussi, cette statue... peut-être plus pour très longtemps ? Il a plu dans une galerie oubliée sur des vieux parchemins oubliés, mais en les séchant au sèche-cheveux, il parait qu'ils sortiront secs et rénovés, personne ne savait qu'ils étaient là ! 

Les deux principaux textes du IXe siècle qui dépeignent le Charlemagne réel, la Vita Caroli d’Éginhard et la Gesta Karoli Magni attribuée à Notker le Bègue, moine de Saint-Gall, l’auréolent également de légendes et de mythes repris au cours des siècles suivants : « Il y a le Charlemagne de la société vassalique et féodale, le Charlemagne de la Croisade et de la Reconquête, le Charlemagne inventeur de la Couronne de France ou de la Couronne impériale, le Charlemagne mal canonisé mais tenu pour vrai saint de l'Église, le Charlemagne des bons écoliers ».

Charlemagne est, par tolérance du pape Benoît XIV, un bienheureux catholique fêté localement le 28 janvier. En effet, en 1165, l'empereur Frédéric Ier Barberousse obtient la canonisation de Charlemagne par l'antipape Pascal. De nombreux diocèses du nord de la France inscrivent alors Charlemagne à leur calendrier et, en 1661, l’université de Paris le choisit pour saint patron. Aujourd’hui encore, la cathédrale d'Aix-la-Chapelle fait vénérer ses reliques. Pourtant, l’Église catholique a retiré de son calendrier « l’empereur qui convertit les Saxons par l’épée plutôt que par la prédication pacifique de l’Évangile ».

en haut, les blasons Germain (les aigles) et Franc (les fleurs de lys)

Charles tient Joyeuse à la main droite.Albrecht Dürer, vers 1511/13, peinture sur bois de tilleul, 215 x 115 cm,
Nuremberg, Musées de la ville


la Couronne impériale est en lieu sûr : à Vienne ! 


En fait, il n'y a pas une seule (au Louvre) 

mais  ... deux épées de Charlemagne !

aujourd'hui quand une oeuvre est volée au Louvre, comme les Conservateurs n'ont pas le temps de photographier les objets (du moins ce n'est pas leur job qui consiste à "conserver", pas photographier), tout le monde se réfère aux peintures d'époque, qui à l'époque étaient très précises, le surréalisme suivant n'ayant pas pris le même soin à peindre précisément ce que les peintres voyaient, à cause de l'apparition de la photographie...
...sauf qu'au Louvre, seuls les visiteurs conservateurs font des photos,( malgré l'interdiction de photoraphier destinée à conserver au Louvre le monopole des photos-pas-prises).

Johannes Limnaeus était juriste, fin connaisseur et théoricien majeur des théâtres du pouvoir dans le Saint-Empire romain germanique. Ayant publié de 1629 à 1634 son œuvre capitale, le Jus publicum Imperii Romano-Germanici en trois volumes, il précisa dans un second volume d’additions, en 1660, page 209, que l’Électeur de Saxe, l’un des sept princes élisant l’Empereur, portait comme archimaréchal lors de divers rituels impériaux, dont le couronnement, une épée dite de l’Empire. Était-ce celle de Charlemagne ? Un auteur l’avait écrit mais un autre citait au couronnement des rois de France une autre épée de Charlemagne, nommée Joyeuse. Où était le vrai, où le faux ?

Limnaeus argumenta ingénieusement. Charlemagne avait pu avoir deux épées. Celle dite Joyeuse, sans doute car elle ne servait pas à la guerre, se trouverait en France. L’autre, efficace contre les ennemis et que l’on pouvait donc dire Sérieuse, était conservée à Nüremberg avec les autres ornements royaux, comme on le savait bien. Ceci reconnaissait la revendication française tout en appuyant la supériorité de l’Empire, la fonction symbolique de telles épées étant bien de fonder l’exercice de la souveraineté sur la menace réelle d’une violence physique jugée légitime, plutôt que dans un objet d’apparat, fût-il hérité de Charlemagne.

Objets de discours juridiques, qui font pleinement partie de leur histoire, les deux épées de Charlemagne étaient aussi des objets matériels, qui s’offrent encore à nous : l’une au musée du Louvre à Paris, (enfin... tant qu'elle n'a pas été dérobée), l’autre au Kunsthistorisches Museum de Vienne. L’histoire de l’art a pu montrer qu’elles sont toutes les deux postérieures à l’empereur carolingien. Elle doit aussi déterminer pourquoi et comment elles lui furent attribuées.

à Aix la Chapelle, les épées ont été reproduites : il y a donc les deux, Joyeuse à Gauche, Sérieuse à droite
le reliquaire de Charles abrite sa calotte crânienne

Épée « de Charlemagne » utilisée pour le couronnement des rois de France et son fourreau, XIe-XIVe et XIXe siècles, 100,5 cm, Paris, musée du Louvre, © 2011 Musée du Louvre, 

il s'agit donc de : Joyeuse, avec son fourreau dessous

L’épée de Paris est composite, avec un pommeau du Xe ou XIe siècle, des quillons du XIIe siècle, reliés par une fusée, d’or également, autrefois fleurdelysée, qui semble de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle. Or Guillaume de Nangis, moine de Saint-Denis, historien des rois de France sous Philippe III le Hardi, décrivit le couronnement de celui-ci, célébré en 1271, en expliquant que l’épée « Joyeuse » servait au rituel depuis Charlemagne et que l’abbaye de Saint-Denis la conservait. Le roi capétien apparaissait comme seul héritier légitime de Charlemagne, avec une dignité impériale, aux dépends des empereurs germaniques. Cette construction mémorielle est sans doute contemporaine de l’assemblage, lequel matérialisait « Joyeuse », l’épée littéraire à pommeau d’or de Charlemagne, célébrée dans la Chanson de Roland du début du XIIe siècle. Progressivement, tout un ensemble d’insignes et ornements royaux déposés à Saint-Denis furent attribués à l’empereur carolingien.

Épée « de Charlemagne » utilisée pour le couronnement des empereurs germaniques et son fourreau, XIIIe-XIVe siècles, 108,5 cm, Vienne, Kunsthistorisches Museum, Kaiserliche Schatzkammer

L’épée de Vienne, quant à elle, fut créée à Palerme pour le couronnement impérial de Frédéric II, à Rome en 1220. Attribuée à Charlemagne au début du XIVe siècle, on disait qu’un ange la lui avait apportée du ciel. Charles IV (1346-1378), qui avait grandi à la cour de France et résidait à Prague, lui fit adjoindre un pommeau d’argent figurant le lion de Bohême et l’aigle impérial. En 1424, l’épée quitta Prague pour être confiée à la ville de Nuremberg, avec les autres insignes et ornements impériaux, dont plusieurs réputés provenir de Charlemagne.

Les deux épées connurent aussi la gloire en peinture. À Nuremberg, où les insignes impériaux étaient montrés tous les ans à des foules nombreuses, le conseil de la ville commanda à Albrecht Dürer un portrait de Charlemagne, achevé en 1513. Pour représenter authentiquement l’empereur, le peintre figura fidèlement les objets conservés, dont l’épée. L’introduction de la Réforme à Nuremberg en 1523 mit fin aux ostensions, et plusieurs historiens protestants doutèrent dès le XVIIe siècle de la véracité de l’attribution de l’épée à Charlemagne, mais celle-ci resta utilisée pour les couronnements. En France, l’épée fut peinte au côté de plusieurs rois en costume de sacre, dont surtout Louis XIV par Hyacinthe Rigaud en 1701.

Hyacinthe Rigaud, Louis XIV (1638-1715), roi de France, 1701, huile sur toile, 3395 cm x 245 cm, Paris, musée du Louvre © 1989 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) 

pareil Louis XV

Survint la Révolution : fin 1793, l’épée de Saint-Denis fut déposée au Muséum central des arts de la République, inauguré quelques mois plus tôt au palais du Louvre. L’épée de Nuremberg fut évacuée à l’été 1796, devant la menace des troupes françaises, et atteint Vienne en 1800. Privée de sa fonction d’insigne à la fin du Saint-Empire, en 1806, elle fut encore mise à l’abri lorsque Napoléon occupa la ville, et exposée durablement à partir de 1827. Chaque épée, ponctuellement, a été réinvestie comme instrument de pouvoir : l’une pour les sacres de Napoléon Ier en 1804 et Charles X en 1825, l’autre lorsqu’elle fut rapportée à Nuremberg en 1938 à l’initiative d’Adolf Hitler après son annexion de l’Autriche, où elle revint en 1946.


"Avec les deux épées dites de Charlemagne, le musée du Louvre et le Kunsthistorisches Museum exposent aujourd’hui un patrimoine partagé. Ce sont deux musées républicains dépositaires d’un héritage impérial plus que millénaire, à la fois commun et dédoublé, parfois imaginé en opposition, c’est-à-dire en lien étroit. Les deux épées perdurent comme des symboles de pouvoirs révolus : cette tension fait leur intérêt d’objets de musée, en tant que fictions désormais notoires, et témoins véritables d’une histoire croisée. Par le thème qu’il explore et le pays qu’il invite, le prochain festival de l’histoire de l’art incite à y regarder de plus près".

Philippe Cordez, adjoint à la direction des études muséales et de l’appui à la recherche du musée du Louvre

Je vous fais découvrir la Gare de Metz, chef-d'oeuvre d'architecture, qui dispose d'un pavillon Charlemagne, décoré de vitraux




le pavillon de l'Empereur





Je réalise une évidence, mais il arrive que les évidences soient cachées, 

ou que l'on ne les voie pas !

Charlemagne était Chef de Guerre : il conduisait des batailles, à la tête de ses troupes, et combattait avec Sérieuse. Beaucoup de Rois et d'Empereurs ont poursuivi ce leadership durant l'Histoire, en combattant, à la tête de leurs hommes,  en tirant le prestige pour conduire une Nation. Napoléon a su à la fois combattre et légiférer. Le dernier à avoir accompli les deux rôles, le Général de Gaulle. Légitimé comme Président après avoir organisé une Résistance a priori impossible contre l'ennemi, alors que la majorité favorisait la collaboration.

Quand ensuite, au motif  de démocratie, les candidats à l'élection suprême ne sont plus des combattants, sont simplement de beaux esprits, énarques et banquiers, mais uniquement des beaux parleurs, vendeurs de promesses et de cravattes, ils manquent des vraies valeurs pour conduire les foules. Pour s'imposer face à l'ennemi. Pour s'imposer tout court, et en tirer le respect, du à celui qui s'engage, construit un avenir commun, fait et sait faire.

Quand le Président Macron est reçu par le Président Chinois en petit appareil, comme le Chef de l'une des  27 nations d'Europe, à la tête d'une dette abyssale, d'un budget en faillite, de moeurs privilégiant les Drag-queens, d'une laïcité anti-Chrétienne condamnant les crècheset Noël, et se fait envahir par les Musulmans repoussés autrefois à Poitiers... pas de service militaire ; marié à plus vieille que lui, comment peut-il être considéré, respecté... et craint par les Puissants de ce Monde ?

A la tête d'une nation nucléaire, comment peut-il faire croire à Poutine, Trump, Xi Jimping ; Kim Jung-Un qu'il peut appuyer si nécessaire sur le bouton rouge ? Le voilà contraint à réinvestir à grand frais alors qu'il est privé d'argent dans les armes de la seconde guerre mondiale faute d'être crédible avec notre Force nucléaire ? On va voir des drones voler au-dessus de Lyon lors de la fête des lumières, on n'en a pas dans nos armées pour envoyer 1Kg de poudre sur l'ennemi alors que je sais le faire avec mon drone perso acheté en Chine puisque l'on ne sait pas en construire en Europe !

Il est temps que l'on se réarme, avec à la tête de l'Etat quelqu'un qui sache manier Sérieuse

sérieusement 

un vendeur de cravatte ne peut manier l'épée de Charlemagne

il lui faut la Force

on l'a, ou on ne l'a pas

notre Président sait-il monter à cheval ?
a-t-il jamais pratiqué l'escrime
sait-il se battre en boxe française ?


même les Anges manient Sérieuse



le trésor de Saint-Denis, l'épée à gauche


un inconnu a écrit ce poème émuvant :


"Tandis que Joyeuse sommeille au fond du Louvre

"Et Durandal rouille seule à Rocamadour,

"Ce sont les portes du pays qu’en grand on ouvre

"A tous vents, laissant les pions encercler la tour.

 
la garde, dite le "quillon", typique XIIè S


"Aucun sursaut, hélas ! Aucune résistance,

"Aucune âme ne crie plus Montjoie ! Saint-Denis !

"Les Ganelons sourient quand sonne l’hallali,

"Et l’ennemi, serein, se saisit de la France.

--o--

Trump pour nous "remuer les fesses" nomme cela

l'affaissement culturel programmé de l'Europe ! 


Joyeuse, Durandal (épée que Roland avait le jour de sa mort à Roncevaux), qu’elles soient la propriété d’un personnage historique ou d’un héros de légende, les épées prestigieuses portent des noms. Cette personnification leur confère un caractère mythique, parfois surnaturel.

Elles sont des actrices à part entière du destin de leur chevalier, duquel elles sont indissociables.

Ainsi, Charlemagne est représenté avec son inséparable épée Joyeuse jusque dans l’art populaire  de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Cette personnification d’un objet est une pratique courante au Moyen Âge. Les outils de la vie quotidienne sont nommés et bénis par un prêtre avant leur première utilisation, comme la cloche d’une église, le marteau d’un forgeron… ou l’épée d’un chevalier.

Joyeuse appartient aux regalia, c’est-à-dire les insignes du sacre des rois. Elle est ainsi l’un des emblèmes de la royauté française. Le sacre est un souvenir du baptême de Clovis dans la cathédrale de Reims. Le futur souverain y reçoit l’onction qui fait de lui le représentant de Dieu sur terre.

Au cours de la cérémonie, lui sont remis les insignes de la chevalerie, comme les éperons.

Peut-être utilisée dès 1179 pour le sacre de Philippe-Auguste, Joyeuse est attestée à partir de celui de Philippe III le Hardi en 1271. Épée dynastique associée à Charlemagne, garante de la tradition de la royauté, elle est présente à toutes les cérémonies suivantes jusqu’à la dernière, celle de Charles X en 1825. Conservée avec les autres regalia dans la basilique de Saint-Denis, elle survit à la Révolution française et est transférée au Louvre en 1793.



Quant à Durandal, la légende raconte qu'elle aurait appartenu à l'empereur Charlemagne, qui l'aurait reçue d'un ange. Offerte ensuite à Roland, son neveu, l'épée aurait été jetée dans les airs pour ne pas tomber aux mains des musulmans, lors de la bataille de Roncevaux, en 778. Parcourant près de cent kilomètres, elle se serait encastrée dans la paroi rocheuse de Rocamadour. L'épée serait présente sur place depuis 1246 ans. Durandal avait exceptionnellement quitté son sanctuaire marial, en 2011, pour être exposé au Musée de Cluny. Elle a été volée (aussi) depuis, mais ce n'était qu'une copie. 

les derniers à porter l'épée aujourd'hui sont les Officiers de la Garde Républicaine

ce sont les derniers à montrer les signes de l'Honneur

...jusqu'à quand ?


pourquoi la Garde Républicaine accompagne ...(encore)...la Présidente
de l'Assemblée Nationale dans la salle des Pas perdus ?

le Militaire sous l'autorité du Politique