samedi 12 février 2022

Friesz Achille Emile au Havre et ailleurs, la suite (2)

J'adore les embouchures, que ce soit celle de la Loire ; la Garonne ; l'Adour, et bien entendu la Seine au Havre. Notre Achille-Emile adore bien entendu sa ville du Havre, et peint le port sous toutes ses faces.

vers Saint Adresse, en souvenir des cousins Patrizio Simone & Bruno qui y avaient leur villa sur la côte

Extraordinaire pour moi qui adore ce paquebot réquisitionné puis brûlé par nos amis Américains (ils ont débarrassé les jours précédents les oeuvres d'art dont les panneaux de Jean Dupas) (1), voici le Normandie au Havre, rentrant à toute vitesse au port, et repartant pour New-York en 1936 :


terrible photo

9 février 1942, le paquebot renommé "USS Lafayette" par les Américains aura vécu 7 ans seulement

Vous avez retrouvé des airs de ressemblance ? D’abord influencé par les impressionnistes, puis par Vincent van Gogh et Paul Gauguin, quelques-unes des toiles de notre Havrais sont exposées au Salon d'automne de 1905, avec des œuvres d'Henri Matisse, Albert Marquet et Henri Manguin. Les aplats de couleurs éclatantes et la nervosité du dessin donnent la sensation au spectateur de pénétrer dans une «cage aux fauves». C’est le début du fauvisme, dont il va devenir l’un des meilleurs représentants.

voici Anvers avec la célèbre balustrade

 






À l’été 1906, il effectue un séjour à Anvers dont voici les peintures ci-dessus, avec Georges Braque, travaillant sur les mêmes sujets, puis, l’année suivante, à l’Estaque et La Ciotat, transposant sur leurs toiles la lumière du Midi. De retour à Paris, tandis que Braque élabore avec Pablo Picasso qu’il vient de rencontrer, les fondements du cubisme, Friesz poursuit un naturalisme influencé par Cézanne et peint des paysages, des natures mortes et des marines plus traditionnels, tout en conservant de sa période fauve l’énergie du trait et le goût affirmé pour la couleur et les contrastes forts. 

j'offre cette petite maison de la Ciotat à Sylvie J qui la reconnaitra

En 1912, il ouvre son premier atelier en Normandie puis, de retour à Paris en 1919, il voyage dans le Jura et en Italie et commence à enseigner le dessin à l'Académie de la Grande Chaumière en 1921, et à l'atelier de peinture de l'Académie scandinave. En 1937, il réalise la décoration du palais de Chaillot avec Raoul Dufy.

C'est l'occasion pour moi de vous montrer quelques ports, dont Honfleur et Dieppe, où il faut fouiller pour voir les cheminées des vapeurs :





Outre ses peintures, il produit un grand nombre de dessins, de gravures et de lithographies. Il a eu, entre autres, pour élèves Marcel Parturier, Jacques Bouyssou, Jacques Busse, Gabriel Dauchot, Jean Cortot et Michaël Loew (en) à l’Académie de la Grande Chaumière. Cela en fait des peintres dont il faut trouver les toiles ! 

De 1914 à son décès en 1949, il occupe un atelier au 73, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris qui sera repris par Emmanuel Mané-Katz puis Henri Morez. 

Othon Friesz est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse (27e division). Sa tombe est ornée de son portrait en médaillon en bronze par Paul Belmondo. 


PS (1) : le Normandie :


quelques dernières toiles pour la route...





il y a même la vallée de la Creuse


et plein de jolis paysages




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