jeudi 9 juillet 2020

La Casa Navas retrouve sa façade NE

Combien de fois je vous relate les merveilles de la Casa Navas de Reus, la casa de mille fiori, sans doute la plus merveilleuse architecture moderniste de Catalogne... et du monde ! (1)

L'aventure continue !

ce soir, inauguration de la façade reconstituée !

étant antérieur, avant bombardements





Le Savoia-Marchetti SM.79 Sparviero (Épervier) est un bombardier moyen trimoteur italien qui servit principalement durant la Seconde Guerre mondiale. Initialement conçu comme avion de transport de passagers, ce monoplan à ailes basses décrocha, durant la période 1937 - 1939, près de 26 records de vitesses, devenant ainsi le bombardier moyen le plus rapide de cette période. Le SM.79 servit pour la première fois durant la Guerre d'Espagne et ensuite sur tous les fronts où l'Italie était engagée, mais c'est en Méditerranée où il démontra tout son potentiel de bombardier-torpilleur contre la flotte britannique. Avion robuste malgré une structure légère en bois et métal et apprécié de ses équipages, il est certainement l'avion italien le plus connu de la Seconde Guerre mondiale. Sa silhouette facilement reconnaissable avec sa « bosse », lui valut le surnom de « Gobbo Maledetto »  "Maudit bossu". 

26 mars 1938. Neuf heures et quart, six bombardiers S-79 avec 48 bombes explosives de cent kilos et 24 bombes incendiaires de vingt kilos  frappent la capitale du Baix Camp, la seconde capitale de Catalogne. Le bombardement touche la Casa Navàs une partie de sa façade et de son toit, ainsi que la tour d'angle.


Des morceaux tombent au milieu de la Plaça del Mercadal. La famille prend les pierres et les garde dans les fermes à la périphérie de la ville. Elles y resteront pendant les quatre-vingts dernières années. La conservation des pièces a été essentielle pour la reconstruction du frontispice car elle a permis aux tailleurs de pierre de reproduire les motifs décoratifs conformes aux originaux.





Le pignon se composait de 5 panneaux rectangulaires disposés sur trois niveaux séparés par des pinacles, formant un triangle sur l’axe de la tribune. À partir des fragments conservés, on peut définir les caractéristiques des panneaux, sculptés avec des motifs végétaux et encadrés par un arc trilobé. L’axe de chacune des pièces formait une branche avec des feuilles qui se retournait au niveau de la base pour marquer les deux axes secondaires. Sous chacun des arcs, il y avait une fleur à 5 pétales avec une sphère creusée au centre. Les branches avaient des dérivations spiralées à côté des fleurs, et deux feuilles définissaient la dérivation de l’axe principal du tracé organique jusqu’au point de rencontre entre les arcs géométriques. L’espace entre l’arc central et le côté de la pièce était orné de deux fleurs. Au centre de la partie lisse du pignon, il y avait un médaillon circulaire avec des ornements où l’on pouvait lire la date : 1904.

La stabilité du pignon était assurée par sa largeur (il occupait une superficie de 8,60 m2, mesurant 4 mètres de haut et 4,74 m de large) et par la géométrie de la toiture, qui formait deux versants juste derrière. Lorsque la toiture fut reconstruite, après le bombardement, les travaux de restauration étaient tellement urgents que le pignon et la partie du toit qui le supportait n’ont pas pu être restaurés. Voilà pourquoi il a fallu reprendre la toiture.







la façade reconstituée


il faut dire avec la population de Reus :


« Sigues testimoni, viu el canvi » 

(soyez témoin, vivez le changement)

et ... bonne suite pour el camapanet !






la date 1904 retrouvée

entrez à l'intérieur :


les visites reprennent le 11 juillet







on a déjà prévu d'y retourner !




PS (2) : quelques billets précédents, dont l'un des premiers, il y a huit ans déjà :

PS (1)

R. m'interroge : -"où est Reus ?


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