vendredi 7 décembre 2018

Veillée d'armes

Tout à l'heure sur Europe, évènement rare : notre Michel Apathie national, accent Aveyronais inimitable, lit un texte mûrement préparé. Flûte il m'a volé mon titre, mûri durant une nuit agitée

"veillée d'armes" ! 

Il s'inquiète comme nous tous : Paris se prépare à être Ville morte. Les touristes reprennent l'avion et quittent à regret les grands magasins. Le Gouvernement ressort les engins blindés entreposés à Notre Dame des Landes. La mobilisation générale des Forces de Police est décrétée, visant à casser les casseurs.

Signe plus grave encore : Nikos a téléphoné à un personnage rare. Edouard Balladur témoin de 1968, évoque la France des deux camps, ceux qui souffrent vêtus de jaune. Les autres-des-métropoles qui vont mieux. Qui iraient mieux, car les uns sont dépendants des autres : c'est cela la Nation. Trop d'impôts, trop de dépenses publiques risque de la casser, la Nation. Le pire serait de ne plus être capable de se parler demain. Il doit être vraiment dépassé : Edouard devenu "vieux sage", nous parle de morale !

Le Chef reconnait devoir se taire, faute de mettre de l'huile sur le feu. On se tourne vers le Général, non pas le Général d'hier, celui d'aujourd'hui, qui explique comment être un Chef.

Le mieux serait de ne pas venir à Paris devenue "ville morte"

un comble : La Tour Eiffel fermée ! 



Le mieux serait de se parler ensuite, au nom du premier pays au Monde fier d'un modèle social en miettes, qui distribue à crédit l'argent qu'il ne gagne plus par son activité économique propre : il faudrait adopter le modèle nordique, renoncer aux privilèges, renoncer aux niches fiscales restantes, 

 renoncements impossibles ?



Nous souvenant de de Gaulle en 1968, partant à Baden Baden, nous sommes partis en voiture, gilet jaune sur le pare-brise. Notre Baden-Baden à nous, est Portet d'Aspet (2). En cette fin d'automne, aucun touriste. Pas grand monde ne se montre. Les maisons sont fermées, vides, on pourrait accueillir ici un bateau Aquarius tout entier, (il parait que faute de pavillon il a décidé de rester à quai) ! Nous avons rendez-vous à la Mairie, ouverte le jeudi. Nous rencontrons le Maire, dans la petite pièce éclairée, reliée au monde par l'ordinateur de la Secrétaire allumé. 





pas besoin de Fauchon, on a des framboises-maison




Des habitants résident encore ici. Il y en a toujours qui travaillent. Certains continuent leurs activités par le télé-travail. On a un gisement potentiel d'emploi ici où la Nature est reine, en utilisant les technologies d'aujourd'hui : qu'attend-t-on encore pour développer le numérique ? Pourquoi ne peut-on consulter comme en Espagne en face son médecin par skipe ? ? Que l'on est lent pour se moderniser ! Pourtant vit pas loin l'éditrice du livre de Jean-Louis qui a réalisé les deux tomes de son bouquin sur les papillons (1). Nous allons déjeuner chez Jo, où Michèle nous reçoit comme le ferait une mère de Lyon, d'une bavette aux échalotes. Pas de super-marché, on vit ici comme autrefois, il existe encore des potagers, on pratique encore l'échange entre producteurs fermiers. Subsiste un autre modèle de vie, de société, celle de nos parents.

Il n'y a pas de rond-point entre chez nous et Portet d'Aspet. 

On n'a pas vu de gilet-jaune. Pas de CRS. 

on attend la neige

on évoque les souvenirs

en 1946, Gilles L. visitait Angkor en éléphant


pas de surtaxe sur le diesel alors !

nous, ici, on attend la neige


PS (1) : de Villiers est épatant : -"au début de ma vie j'ai d'abord appris la Sagesse. Le privilège de l'âge, c'est ensuite de l'avoir pratiquée" 

Circé devant son miroir, Ulysse derrière elle :
"quand  la coupe est pleine, il ne faut pas chercher à la remplir au point qu'elle déborde
il faut soulager la mule, pour qu'elle continue de marcher"

on les annule pour de bon, ces surtaxes aux surtaxes ?

le Chef parle lundi !

(à moins que ce soit mardi) ?




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