jeudi 6 décembre 2018

5 décembre : hommage aux morts en Algérie


J'entends les médias dire : -"on n'avait jamais vu ça" ! parlant des exactions commises à Paris. Nombreux les journalistes jeunes, qui n'ont jamais vécu une manifestation d'agriculteurs. Les choux-fleurs répandus sur la chaussée à Morlaix. Les combats à Bastia, envahie par la fumée, vue depuis l'avion venant du continent. La DDA envahie, assiégée, les fonctionnaires-féminins évacuées, les fonctionnaires-hommes enfermés, pris en otage la nuit, le patron-pas-rasé sommé d'aller chercher du foin à Paris. La DDA de Toulouse murée, les oeufs jetés sur le pare-brise du Président du Conseil Général. L'âge rend possible l'expérience, et le souvenir :

La mémoire. 

C'est à cela que servent les commémorations.

Il faudrait que les lycéens, le public, les gilets jaunes, y participent davantage !
(y participent tout court)

Nous avons commémoré aujourd'hui la fin des combats d'Algérie, les souffrances des rapatriés, celles des Harkis.






Fanny a été l'héroïne involontaire de la cérémonie :
on doit tout faire
pour transmettre une France apaisée à toutes les petites filles

Si l'on y réfléchit, nombreux sont ceux qui ont débarqué à Marseille, deux valises à la main, obligés de reconstruire leur vie. J'ai vu les Agriculteurs-rapatriés débarquer dans le Tarn-et-Garonne, y re créer des vergers, des stations fruitières, et y relancer la culture des pommes, pêches  et poires, dans des structures coopératives pas si éloignées que cela des pratiques d'Israël. 

extrait du message lu par la Sous-Préfète

Si l'on y songe, ils étaient plus malheureux encore que certains gilets jaunes

Leur devise était celle de Rudyard Kippling, écrite en 1909 :

tu seras un homme mon fils

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.



la musique met de l'ordre dans nos peines



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