lundi 26 novembre 2018

Classes laborieuses


Oui, notre Président a bien évoqué les "classes laborieuses" ! Il ne s'agit pas seulement d'un magasin de fringues de Valence, où l'on vend des vêtements de travail, comme ces magnifiques chemises de forestier rouge, comme les portent les trappeurs d'Alaska. J'ai voulu retrouver le sens prolétarien de cette expression qui, placée dans la bouche du monarque, veut bien dire ce qu'elle veut : ainsi ce sont les manants qui viennent de s'exprimer dans la rue... que dis-je, dans la plus belle avenue du monde, les Champs Elysées, en pleine période d'achats à quelques jours de la trêve de Noël !



Oui, il s'agit bien des prolétaires ! de la classe ouvrière. Du peuple quoi !

De même qu'il y a des premiers de cordée

il faut bien dire alors qu'il y a...des derniers de cordée !

ils sont nombreux, bruyants, contestataires... vêtus de jaune !




l'amalgame est facile : classes laborieuses..

.classes dangereuses ?



Hier, Karim Rissouli élevait quelque peu le débat, dans l'émission C Politique, devant le Président du WWF Pascal Canfin, (qui va faire partie des Sages que le Président va réunir en Haut Conseil pour le Climat, pour préparer la transition climatique). Devant l'historien Gérard Noiriel, le député de la Somme François Ruffin a été le seul parlementaire à expliquer la colère des gilets jaunes. Amusant : c'est notre ami musulman Abdennour Bidar qui nous explique le sens du mot fraternité !

les deux représentantes des classes laborieuses : dont une aide-soignante de Rouen :-"comment acheter une voiture électrique avec 1250€ par mois" ?

Aurait-on oublié  l'article 14 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen :


à la mode :


on a entendu :

"on ne peut plus uniquement travailler, consommer, 
travailler pour consommer"

"toutes les société (nordiques) les plus égalitaires
sont les sociétés les plus écologiques"

demain mardi, c'est l'annonce finale ?



PS : circule sur la toile ce dialogue entre Colbert et Mazarin :

Colbert :  Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…

Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État…, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

Colbert :  Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables

Mazarin :  On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin :  Oui, c’est impossible.

Colbert:   Alors, les riches ?

Mazarin:  Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

Colbert :  Alors, comment fait-on ?

Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…c'est un réservoir inépuisable.

Médiapart signe : « Extrait du "Diable Rouge" ... c'était il y a 4 siècles » !

Cette citation n’est pourtant pas vieille de 400 ans, et n’est pas à attribuer à Colbert et Mazarin. Elle est en réalité extraite du Diable rouge, une pièce de théâtre écrite en 2008 par le dramaturge français Antoine Rault. Cette oeuvre fictive retrace les derniers mois de la vie de Mazarin. En 2008 déjà, un extrait de la pièce avait circulé sur le web, comportant cette même citation. Cette dernière est depuis réapparue régulièrement sur internet, posant question sur sa véracité.

A ce titre, la citation n’est pas exacte "au mot près", contrairement à ce qu’affirme la publication : la version du dialogue relayée sur les réseaux sociaux remplace "des Français qui travaillent" par "des honnêtes citoyens qui travaillent", et supprime la réplique de Mazarin "Colbert, tu raisonnes comme un fromage !" qui trahit la nature fictive de l’échange. On peut écouter le texte, tel qu'il a été rédigé, dans cet extrait de la pièce originale, avec Bernard Malaka en Colbert et Claude Rich dans le rôle de Mazarin :


http://www.christophelidon.fr/pagepiecediablerouge.html


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