lundi 12 septembre 2016

Yue Minjun

C’est toujours l’avantage de veiller la nuit : repérer des émissions invisibles le jour (puisqu’on ne dort pas, ne regarde pas la télé, et vaque aux occupations journalières, quoi… !)


Figurez-vous que je tombe, (avec quelque retard), sur l’œuvre de Yue Minjun : l’humour, le refuge des désespérés. Ces fou-rires figés, de ces régimes totalitaires où « enchanter la vie », s’impose à tous, forcés à un rire-figé en l’honneur du dictateur.

Ce sont bien des rires de combat : d’où le titre de l’expo française chez Cartier : « l’ombre du fou-rire » : né en 1962, Yue reçoit un enseignement artistique académique à l’école normale de la province du Hebei, non loin de Pékin, de 1985 à 1989. C’est donc en 1989 qu’il commence sa carrière, au moment où la révolte étudiante est écrasée par le régime, que des contestataires sont arrêtés, emprisonnés ou simplement massacrés. Et c’est justement au début des années 1990 qu'il intègre la communauté d’artistes du village de Yuanmingyuan et exploite le sujet qui deviendra sa marque de fabrique : le rire.


quel bonheur d'avoir confié son cerveau au despote éclairé...

...et d'avoir abandonné sa liberté de penser !

l'image du conservateur ?



l'armée heureuse,
on est loin de "l'identité malheureuse" de Finkelkraut !

les régimes totalitaires rendent les peuples heureux ?


il est tout excité :

il a trouvé sa boite à outils !

Au royaume d'Ubu

la vie est "forcément"

enchantée :

on est forcés

de rire 

(sinon on meurt) 

MDR !




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