samedi 8 août 2015

Sophora du Japon,

arbre de miel,

Styphnolobium japonicum.

C’est drôle : quand on achète une maison, on achète généralement une surface bâtie, comme un appartement : on vous dit « tant le mètre carré ». Pourtant on peut aussi acheter un terrain. Lui aussi se caractérise par sa surface. Mais j’ajoute que l’intéressant est aussi son âge. Et le fait encore plus précieux d’avoir été transformé en jardin. En vieux jardin. Parfois encore, le jardin est planté d’arbres. Le mieux c’est les vieux arbres. Pourtant les notaires n’en parlent jamais. Ne les listent jamais. Bizarre non, car il se peut qu’on ait fait une affaire, avec un arbre qui n’était pas dans l’inventaire !

Nous avons ainsi hérité (enfin acheté sans qu’il soit listé) d'un sophora du Japon. Il a une forme de pagode, en fait son feuillage, plus précisément son houppier,  forme un dôme presque parfait, sous lequel on peut se cacher.



Sophora est un nom arabe :  arbre de miel vient de ses fleurs mellifères. Il est appelé « arbre des pagodes », car il était souvent planté près des temples bouddhistes chinois.

Il vient de Chine, et a été introduit en Europe, par le père français Pierre d'Incarville (qui séjourne à Pékin de 1742 à 1757). Il est à l'origine de l'introduction en France de plusieurs essences ornementales courantes (cédrèle, savonnier, l'ailante).

Le Sophora du Japon est une essence de lumière. Il a été planté au Sud. Il tolère la sécheresse, la chaleur et s'adapte aux milieux urbains. Il résiste à la pollution atmosphérique. Il préfère les sols fertiles et profonds, peu calcaires et jamais argileux. De la famille des Fabacées, anciennement appelée légumineuses, il possède des racines capables de fixer l'azote de l'air ce qui fertilise le sol.

L’écorce fissurée est grise. Le sophora a des lenticelles sur les rameaux, pour la respiration. Les rameaux restent verts 3 ans, puis dépérissent et deviennent cassants. On l'a bien nettoyé ce printemps, ça l'a revigoré.

Les feuilles caduques pennées ressemblent à celles du Robinier, mais les folioles sont plus petites et acuminées. De plus leurs troncs se différencient nettement.

La base des feuilles de sophora est bulbeuse, et contient le bourgeon. Les feuilles  du  sophora sont les dernières à apparaître, bien après celles des autres grands arbres, et aussi les dernières à tomber à l'automne (en novembre). Les folioles jaunissent et se détachent une à une.

Les fleurs sont doublement tardives : elles attendent le mois d'août pour éclore et, ce seulement au bout de 20 ans ! Comme le nôtre a 45 ans, il fleurit depuis 25 ans. Elles se groupent en panicules pendantes de 30 cm, enveloppant l'arbre d'un nuage vaporeux, blanc-crème, odorant et mellifère. 

Au fur et à mesure que les petites fleurs papilionacées éclosent sur un même panicule, les plus anciennes de quelques jours se fanent déjà et se répandent en un tapis blanc au sol.


























le sophora fleurit


il est content !

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