jeudi 6 août 2015

Génie de l'art

Vous me voyez en cet été entièrement plongé dans l'art, à tel point que je tombe sur ce tableau de Gagneraux, peint en 1789 :


Lauréat du Prix de Rome des États de Bourgogne en 1776, Gagneraux, originaire de Dijon, a passé toute sa carrière à Rome et à Florence. J’ignore pourquoi sa mère l’a prénommé Benigne, aujourd’hui on dirait « Ben ». Peint à Rome en 1789, Le Génie des Arts est parfaitement représentatif de l'idéal artistique de l'époque. La figure nue du génie s'inspire de statues antiques romaines (Faune du Capitole, Rome ; Apollon sauroctone [tueur de lézard], Louvre) d'après des modèles attribués au mythique sculpteur grec Praxitèle. Chaque putto figure un art majeur : sculpture, dessin, architecture, auxquels le génie tenant le flambeau de l'esprit et une couronne de laurier montre le temple (rayonnant) de la gloire. Malheureusement, je n’arrive pas à lire le texte sur la colonne de gauche ! Il faudrait que le Musée de Dijon me donne l’explication ! 

Gagneraux a peint d'autres génies : voici celui de la Paix :



Dans un genre parallèle, voici l'apostrophe d'Alexandre de Riquer, prônant l'usage des (belles) Lettres :



"L'art et rien que l'art, 

nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité." 

Friedrich Nietzsche

Emile Bernard a une réflexion encore plus sophistiquée : il y a pour lui trois opérations :

Voir, opération de l’œil.

Observer, opération de l’esprit.

Contempler, opération de l’âme.

quiconque arrive à cette troisième opération 

entre dans le domaine de l’art.» 


pour m'assurer que vous avez compris
voici "l'amour sauvé des eaux"

de Paul Artot (1904)


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