mardi 23 juin 2020

Les mélitées s'éclatent dans l'herbe



C'esr un sujet dont on ne parle pas, par discrétion : le baiser de cinéma ! Supposons qu'un metteur en scène souhaite corser une scène d'amour entre humains-adultes-consentants-sur-un-écran, le spectateur va attendre un signe évident d'amour-sexué : un french kiss, un baiser-de-cinéma. Comment procéder en présence du covid19 ? Sûrement pas en imposant un masque aux acteurs ! Une hypothèse bien compliquée : leur faire passer un test, pour s'assurer qu'ils sont indemnes... mais s'ils étaient porteurs sains ? On n'en finit pas ! Les scénaristes se tirent les cheveux : impossible de montrer des scènes d'amour en période d'hygiène-buccale-forcée !


Dans la nature, le covid19 m'a conduit à m'imposer la promenade journalière recommandée par les sachants en blouse blanche. J'observe le minuscule changement journalier de la nature qui vient de nous mener en été. Le gros tracteur est là, qui démolit avec constance toutes les herbes le long du chemin : comme c'était sale, comme c'est plus propre ! Comme cet ordre de la chaussée pourtant en terre tranche avec le désordre de la nature à côté : je dois braver les hautes herbes pour pénétrer dans le pré, pas encore fauché...

... et c'est le festival des mélitées



premier signe de vie : une grande sauterelle
 second signe : ça bat des ailes sous les reines des prés




Rassurez-vous, il ne s'agit que de papillons, invisibles pour le plus grand nombre. Chez eux, le baiser de cinéma n'existe pas, ils sont conduits par leur ADN à se reproduire : ils passent directement à l'acte, et je vous ai expliqué cent fois le processus des dames, émettant leurs phéromones tout alentour. Comme les messieurs ne cherchent que cela, et que les dames vierges sont rares, ils ne s'embarrassent pas de préliminaires, et foncent droit sur la cible. Elle peut être unique ; ils peuvent être plusieurs. Et ça bruisse d'ailes affolées, ça se bouscule, ça s'empresse, je vois les battements d'ailes de loin, et me transforme en voyeur, grâce au zoom : la nature fait son boulot, elle transmet la vie, du moins à ce stade qui est le plus important à savoir permettre aux demoiselles de devenir dames. Sans aucune aide de la Médecine d'ailleurs, ce qui me remplit d'admiration : les êtres sexués pourraient donc transmettre leurs gênes sans assistance publique ! ! 

c'est un peu frustrant pour le citoyen 

accoutumé à tout attendre de l'état-providence !


un couple a réussi à s'isoler, ils sont tout à leur affaire

il s'en passe, des trucs, dans la nature, en plein déconfinement

le virus serait toujours là, à attendre !

de drôles de trucs se cachent par terre


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire