vendredi 19 octobre 2018

Inch'Allah



Je vais me borner à citer mes sources : l'article de Marianne : il reprend la préface de la maison d'édition Fayard, représentée par une femme célèbre : Sophie de Closets, fille de son père François, c'est elle qui a permis la publication de cet exemple rare de journalisme d'investigation, illustrant parfaitement le thème "la plume dans la plaie". Tout un programme, basé sur "le courage d'enquêter", confié dans notre cas à cinq débutants journalistes (1). Ils ont été encadrés par deux professionnels du Journal le Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, avec pour sous-titre : l'islamisation en Seine-Saint-Denis : bienvenue dans la réalité !

Voici l'article de  Louis Hausalter :

"Marianne a lu "Inch’allah", l’enquête dirigée par les journalistes du Monde : Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur la progression en Seine-Saint-Denis d’un islam en rupture avec la société française. Un livre rigoureux, mais qui documente une réalité sur laquelle de nombreux témoins lancent l’alerte depuis longtemps.

C’est un livre aussi passionnant qu’inquiétant. Pendant près d’un an, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, enquêteurs connus et reconnus du Monde, ont dirigé cinq étudiants en journalisme qui ont arpenté la Seine-Saint-Denis. Leur mission : déceler les traces concrètes de l’islamisation du département le plus pauvre de France, un sujet qui « se prête à tous les raccourcis, à tous les amalgames » et qui « effraye les tenants du politiquement correct », comme l’admettent volontiers Davet et Lhomme. L’initiative est partie de l’une des confidences retentissantes de François Hollande aux deux journalistes dans : "Un président ne devrait pas dire ça" : « Qu’il y ait un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute. » Gérard Colomb a profité de son départ précipité comme Ministre de l'Intérieur pour lancer un avertissement similaire.



Saluons-le d’emblée : l’enquête est remarquable par son contenu et sa rigueur, servie par une galerie d’acteurs et de témoins qui ont accepté de parler sans réclamer l’anonymat. De cette directrice d’école qui se bat face aux tentatives d’intrusion religieuse à cette gynécologue atterrée par l’obscurantisme de ses patientes, de ces élus qui se livrent à toutes les compromissions pour s’attirer les faveurs des électeurs musulmans (dans les commentaires oraux de l'émission C dans l'air mardi 16 octobre au soir, on évoquait le "clientélisme religieux" de candidats aux Municipales). De ce syndicaliste qui réclame des salles de prière dans les dépôts de la RATP, aux barbecue annuel des postes de police où sont progressivement bannies les traditionnelles saucisses, le tableau dressé est édifiant. Les auteurs l’écrivent d’ailleurs noir sur blanc : « Oui, l’islamisation est à l’œuvre en Seine-Saint-Denis ». Dans ce département où, selon les estimations officieuses, une bonne moitié de la population est musulmane, une contre-société s’installe, avec ses codes et ses valeurs propres, en rupture avec la République.

"Des quartiers complets sous la coupe du halal"


Même la préfète à l’Egalité des chances du 93, Fadela Benrabia, le décrit avec une sincérité désarmante : « Quand on se lève le matin, on va faire son petit chemin pour conduire ses enfants à l’école, qu’est-ce qu’on voit ? On passe devant le kebab du coin qui est fermé parce qu’on sait que le responsable s’est fait arrêter, ensuite la première boucherie halal, la deuxième boucherie halal, la troisième boucherie halal, ensuite la libraire religieuse et le muslim style qui vend des niqabs… Qu’est-ce que ça fabrique ? Des normes. Des quartiers complets sont sous la coupe du halal. »



Nul doute que l’intérêt porté par Davet et Lhomme à ce sujet brûlant attirera les projecteurs, et c’est tant mieux. Le lundi 15 octobre, le duo était invité dans la matinale de France Inter et a pu évoquer, à une heure de grande écoute, ce risque de sécession que refusent de voir ceux qui franchissent rarement le périphérique. Mais en lisant cet ouvrage survient la désagréable impression que les sommités du Monde sont plus écoutées que ceux qui tirent la sonnette d’alarme depuis des années. Pourquoi ces résistants de terrain - dont certains sont si bien décrits dans ce livre - n’ont-ils pas eu droit à la même attention ? Pourquoi les professeurs qui alertaient dès 2002, dans les Territoires perdus de la République, sur la montée de l’antisémitisme et du sexisme dans des établissements scolaires franciliens, n’ont-ils pas été plus écoutés à l’époque ? Pourquoi les enquêtes sur les dérives communautaristes et clientélistes qui rongent certaines banlieues suscitent-elles aussi peu de réactions pour inverser la donne sur le terrain ?

On peut d’autant plus le regretter que le temps perdu joue pour les islamistes, et donc contre la France. Car à la lecture de cette enquête implacable, on réalise l’immense poids des lâchetés et abandons successifs, et peu de solutions pour les surmonter surgissent. Comme s’il était déjà trop tard.

Bienvenue dans la prochaine campagne des européennes

précédant celle des futures municipales !


je cite ci-dessous les 5 jeunes journalistes enquêteurs

pour la bonne mesure, je cite le dernier bouquin de de Villiers :

recherchant en permanence dans l'Art et dans l'Histoire quelles sont nos racines
je salue tous ceux qui nous les racontent, nous permettant de répondre à ces questions :
qui sommes-nous ? d'où venons-nous ? où allons-nous ?
quelle est notre culture ? quelles sont nos racines historiques et religieuses,
en quoi formons-nous une Nation ?




PS (1) : ils méritent un coup de chapeau : Ivanne Trippenbach, Célia Mebroukine, Romain Gaspar, Hugo Wintrebert et Charles Delouche, jeunes journalistes, ont cherché «la» réponse, avec leurs doutes parfois, leur sincérité toujours.

il est toujours temps de lire :

nous lui souhaitons le bonheur avec Lysis


on peut lire "Soumission" gratuitement en pdf sur : 


p159/163


"...La cérémonie de la conversion, en elle-même, serait très simple ; elle se déroulerait probablement à la Grande mosquée de Paris, c'était plus pratique pour tout le monde. Vu ma relative importance le recteur serait présent, ou du moins l'un de ses collaborateurs proches. Rediger serait là aussi, bien entendu. Le nombre d'assistants n'était de toute façon pas imposé ; il y aurait d'ailleurs sans doute aussi quelques fidèles ordinaires, la mosquée n'était pas fermée pour l'occasion, c'était un témoignage que je devais porter devant mes nouveaux frères musulmans, mes égaux devant Dieu.

Dans la matinée le hammam me serait spécialement ouvert, il était d'ordinaire fermé aux hommes ; vêtu d'un peignoir, je traverserais de longs couloirs aux colonnades surmontées d'arches, aux murs ornés de mosaïques d'une finesse extrême ; puis, dans une salle plus petite, ornée elle aussi de mosaïques raffinées, baignée d'un éclairage bleuté, je laisserais l'eau tiède couler longuement, très longuement, sur mon corps, jusqu'à ce que mon corps soit purifié. Je me rhabillerais ensuite, j'aurais prévu des vêtements neufs ; puis j'entrerais dans la grande salle, dédiée au culte. Le silence se ferait autour de moi. Des images de constellations, de supernovas, de nébuleuses spirales me traverseraient l'esprit ; des images de sources aussi, de déserts minéraux et inviolés, de grandes forêts presque vierges ; peu à peu, je me pénétrerais de la grandeur de l'ordre cosmique.

Puis, d'une voix calme, je prononcerais la formule suivante, que j'aurais phonétiquement apprise : « Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi. » Ce qui signifiait, exactement : « Je témoigne qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu, et que Mahomet est l'envoyé de Dieu. »


Et puis ce serait fini ; je serais, dorénavant, un musulman".

.../...

Inch' Allah


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