samedi 30 mai 2020

Vélos de luxe post-covid

Plus rien ne va être comme avant le coronavirus : dans la capitale, c'est un signe, Anne Hidalgo qui cherche à pousser dehors la voiture classique (de tout manière condamnée à moyen terme), a joué un bon coup : elle a doublé le réseau destiné aux vélocipèdes, en posant périodiquement des plots sur la chaussée ce qui ne coûtait pas grand chose, et en offrant une prime de 500€ à ceux qui achèteraient un vélo électrique, non dit un ebike : ainsi, vous pouvez éviter de vous frotter au vulcum pecus dans le métro, tout en voyageant à l'air  libre-dépollué, aidé par votre engin propulsé à l'électricité. Pas bête !

Mais le chic est de ne pas posséder le vélo de tout le monde ! 



Il vient de m'arriver une drôle d'aventure : il y a trois ans, j'avais contacté à Varsovie l'inventeur-pilote Jacek Skopinski, créateur de la société Aéro-service, fabriquant d'avions de tourisme, avant de se lancer au tournant des années 2010 dans la création de quads et vélos électriques, sous la marque EV4. Je voulais connaitre le prix de son engin : il en était à l'époque au stade du prototype, avait lancé une collecte publique pour réunir des fonds, afin de lancer une fabrication. Voilà qu'il dispose d'une belle gamme de modèles, il me répond trois ans plus tard ...et me propose d'acheter un tricyle, attention pas n'importe quoi : un tricyle pendulaire ! On peut avec faire du tout-terrain, rester droit et vertical dans les pentes montagneuses, et frimer en ville avec son engin pour se faire arrêter et expliquer ce que c'est : le pied !

https://www.facebook.com/jacek.skopinski.5



mon idole sur l'engin, ça donne envie, d'autant qu'il existe une version alimentée par un toit photovoltaïque

forcément, Emmanuel n'a pu s'empêcher de frimer avec (1)

A moi, est proposée cette merveille, blanche et noire, avec des garde-boues-bicyclette, et un moteur dans le pédalier :


le modèle qui m'est proposé a des garde-boues, le moteur dans le pédalier, et la couleur reste classique

Je téléphone à Alexandre Lagrange le jeune concessionnaire de Paris, le seul en France d'ailleurs, et il me fait un prix sur la merveille, proposant de me le livrer chez moi, avec une formation gratuite car on ne maîtrise pas cet engin sans un peu de savoir-faire.


J'en parle à Vincent grand expert, et à la seconde, me faisant observer que la finition est loin d'être parfaite, me renvoie vers le must, le vélo qu'il faut avoir, du moins quand on réside dans la Capitale (avec vue sur la tour Eiffel, appartement de 150 m2 traversant, entrée en marbre, construit par Haussman et décoré par Garcia). Bref. Il me signale un Rayvolt, pas n'importe lequel, le modèle Ambassador, le même nom que l'ambassadrice, celle qui offre des chocolats Rocher à ses (prestigieux) invités.

Voici l'avis d'un expert, que je reprends texto pour ne pas donner l'impression d'être fan inconditionnel : "les bikes à assistance électrique Rayvolt comptent parmi nos plus belles découvertes, dénichées au gré de recherches digitales. Leur look sans pareil, entre une Harley, un Beach cruiser et un Café racer des années 60, est l’oeuvre du français Mathieu Rauzier qui les produit à Barcelone. Une bicyclette hors du commun qui rêve d’inventer un transport plus doux sans renoncer à notre fascination pour les jouets technologiques. Formes galbées, vagues en miroir, large selle de cuir, pneus à flancs blancs… ces bijoux de mobilité ont été designés avec un soin du détail inégalé et ravit les cyclistes dès les premiers tours de roue. Ajoutez à cela une pincée d’intelligence artificielle et de big data qui vous permettent de gérer et de paramétrer le vélo depuis une appli mobile dédiée. Et vous obtenez un bike électrique ultraconnecté à l’allure d’hier et la technologie de demain.

comme toujours, je cite mes sources : 



"L’Ambassador est un des vélos les plus mythiques de la gamme Rayvolt : d’un classicisme et d’une élégance rares, vous serez séduit(e) par la perfection des détails. Doté du moteur et des batteries les plus aboutis à ce jour, la technologie embarquée saura se faire oublier pour donner à ce vélo une classe infinie"…






Un détail qui tue : au centre du cadre-homme, vous voyez bien une sacoche, une exquise sacoche, d'une classe absolue, on dirait une Hermès ... en mieux encore ! on l'emporte autour du cou, car elle contient... la batterie ! Indispensable pour éviter de se faire piquer son vélo !




je préfère le vert, avec des garde-boues en option, et un phare avant en option aussi





Le reste est à l'avenant, avec des détails raffinés, des couleurs magnifiques, comme les soudures...

...en or 18 carats !

un vélo conçu par un Français, et fabriqué à Barcelone

la klasse !



j'en voudrais bien un

mais le prix est énormissime

et j'ai déjà le mien !




a-t-on le droit de frimer avec dans un parc,

désormais ouvert

à Paris ?


PS (1) : bien entendu, notre Président ne peut s'empêcher de frimer sur un EV4

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