dimanche 19 décembre 2021

La coupole restaurée des Galeries Lafayette


Nous regardons "des Racines et des Ailes" : programme formidable dans le Beaujolais, ses crus et ses châteaux ; autour de Lyon et ses merveilles culinaires...Voici qu'inattendu, l'on nous parle des vitraux de Jean Mône, les vitraux de st Georges, où j'ai tant de souvenirs ! Lyon, 6ème arrondissement, face à la caserne de pompiers, cinq ans de 1993 à 98 ! Je visitais les marchés le dimanche, sur mon Brompton qui vient d'être relooké par Vincent. Les magasins de soierie nous étaient familiers, comme la Croix Rousse et le théâtre romain, et naturellement j'achetais des cives en verre à l'atelier St Georges, au bord de la Saône. Quand je me rends aujourd'hui sur la page googlemap, je trouve cette photo, typique d'un verrier qui aimerait le feu de bois l'hiver, sans doute le home de Jean Mône ?

Je vous ai dit : "inattendu" : car l'émission bifurque, et nous atterrissons sans préparation à Paris, aux Galeries Lafayette : une fois encore, il s'agit de restaurer l'immense coupole conçue par Jacques Gruber depuis Nancy il y a cent dix ans, et du coup, les verriers parisiens font appel à tous leurs collègues pour créer un groupe capable de relever le défi : restaurer les vitraux de nuit, pendant que les milliers d'acheteurs financent le chantier de jour !



Le groupe est composé de Jean Mône et ses frères et soeurs ; de la Maison du Vitrail à Paris avec les dames Andrieux ; et de l'atelier LumVerre. Pourquoi je les cite ? les photos sont rares, je vous montrerai plus tard celles de Francine A. et il arrive que les Verriers présentent leurs références sur leurs sites internet, seule manière de visualiser leurs travaux de restauration !


c'est la photo de droite qui m'intéresse, la seule à présenter les vitraux refaits


Continuant mes recherches, je reconstitue partiellement l'énorme chantier aujourd'hui terminé, que l'on peut résumer avec ces photos :




on connait l'intérieur, mais il est tellement énorme que l'on ne perçoit pas toujours les détails


Ce n'est que grâce aux photos de Francine A, publiées dans "Paris Autrement' que je vais vous montrer les détails des pièces de Gruber, mort en 1936, qui forment la base de la coupole elle-même : je vous rappelle que ces verres ont été enlevés en 1944, pour que leurs débris en cas de bombardement ne risquent pas de blesser les visiteurs. Ces vitraux n'ont pas été retrouvés, ce qui explique l'abondance des verres blancs.











tout se passe autour de ces étoiles, répétées en périphérie :




voilà, les plus grandes merveilles sont souvent à Paris

comme par exemple cette verrière de l'hôtel Vernet


d'ailleurs je ne descends jamais ailleurs :

d'autant que cette Velma veut absolument m'aider !


et j'ai une table réservée (pour deux)


mais il arrive qu'en province

à Angers par exemple

les Galeries Lafayette, encore elles,

aient créé des merveilles :


si vous manquez d'idées pour vos cadeaux de Noël


Lucien Bégule est un copain verrier






la preuve, il peint libellules et papillons




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