jeudi 16 avril 2020

La vie à 500 mètres

Résigné, j'ai entendu le Président nous fixer la date du 11 mai comme celle où les séniors resteraient confinés... un certain temps : le vocabulaire les désignant est étonnant : ils sont encore "naïfs" puisque (momentanément) épargnés par ce fichu virus, et ne peuvent sortir... sauf auto-attestation-de-dérogation ... horizon limité à cinq cent mètres !

Après avoir annulé notre réservation catalane de mai... j'ai donc coché puis télé-chargé mon attestation pour constater de visu à quoi ressemblait le micro-monde qui m'entoure : surprenant, ce fichu virus ne s'attaque qu'aux humains, en commençant par les fragiles comme Darwin l'avait déjà constaté. Il ne s'attaque pas aux autres êtres vivants... pas nécessaire, l'homme au cours des années précédentes s'y est déjà attaqué avec méthode... constat des lieux !






Pas beaucoup de signes de vie : les oiseaux ? Quelques pigeons, des pies, un geai qui grapillent les vers découverts par les préparations de semis du maïs. En six jours, les chenilles observées sur les orties ont quitté leur colonie initiale, se sont répandues tout autour pour devenir indépendantes, et ont grandi... jusqu'à presque toutes disparaître : elles se sont chrysalidées, bien cachées !





Ca y est : première éclosion de la variété printanière de levana :

la carte de géographie






le vieux pommier est en pleines fleurs


François Cheng apprécierait ces fleurs, images même de la Beauté de la Nature

"si l'univers nous présente la beauté, c'est pour nous signifier que la vie a du sens"
elle nous offre une direction ; un cheminement ; une réalisation
ces trois mots sont résumés en Français par l'unique mot : "sens"
c'est le diamant compressé du vocabulaire Français :
sensation ; direction ; signification (réalisation)
la langue française très ramassée évite les répétitions...

le lin bleuit



l'aubépine fleurit : je cherche des pontes de pavonia sans succès


dehors, sans présence humaine

sans âme qui vive dirait aussi François Cheng

on se croirait à l'aube de l'humanité






la couleuvre se croyait tranquille : la présence inattendue (pour elle)
d'un humain la terrorise : elle se laisse choir de son vieux mur
"La vie est un don inouï et non un dû, dit François Cheng, la moindre chose devient signe". "Et puisque la vie est don, chaque instant prend un relief extraordinaire. Car le don n'est pas un état statique, il s'exprime dans l'instant, il est inattendu, inespéré".


Nous voici dans l’abîme,
Tu en restes l’énigme.
Si Tu dis un seul mot,
Et nous serons sauvés.

Tu restes muet encore,
Jusqu’au bout sembles sourd
Nos cœurs ont trop durci,
En nous l’horreur sans fond.
Viendrait-elle de nous
Une lueur de douceur ?
Si nous disons un mot,
Et Tu seras sauvé.
Nous restons muets encore,
Jusqu’au bout restons sourds
Te voici dans l’abîme,

Nous en sommes l’énigme.


François Cheng décrit l'âme :

"l'âme a cette communion instinctive avec nos origines" :

https://www.youtube.com/watch?v=o9huU-FLdmg


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