dimanche 12 septembre 2021

Je reviens de Falerii novi, la soeur de Lugdunum ! (1)


Depuis plusieurs mois, je ne vous donne plus de nouvelles de Lugdunum convenarum : à ma modeste connaissance, les recherches de mes copains amateurs ont été interrompues covid oblige, pendant au contraire que les recherches officielles se terminaient du moins pour la saison 2021, le covid ne les interrompant absolument pas, avec cette découverte dite sensationnelle : un sarcophage en marbre de Saint-Béat intact, permettant donc de l'ouvrir pour qu'il ne soit plus intact, et de découvrir dedans le squelette d'une jeune fille parfaitement conservé, découverte sensationnelle donc qui confirme l'existence de la nécropole de Valcabrère, qui va permettre de tester son ADN, et d'identifier les causes de sa mort : le covid existait-il à l'époque, on non, ou est-elle décédée d'un variant encore inconnu... ?

Même si je n'ose le penser, encore moins le dire, encore moins l'écrire, je pense que nous ne trouvons pas parce que nous ne cherchons pas (je parle de nous ici chez nous). Pour des tas de raisons, dans lesquelles je ne me permettrais jamais d'entrer, et qui sont symptomatiques d'ailleurs du déclin de la pensée française par rapport à celle de nos voisins et amis anglo-saxons : dans le domaine particulier de l'archéologie, étant moins dotés que nous sur leur territoire, ils mènent des recherches novatrices en Italie s'agissant des Romains et des Etrusques qui les ont précédés, et comme ils sont friands de nouvelles technologies, en les utilisant, ils trouvent ! Je désigne l'université de Cambridge dont je vais citer les découvertes demain.


Je reviens donc de Falerii novi, et quand je vois les images, je vois Saint-Bertrand de Comminges, mais je nomme cette ville romaine située en plein centre des Pyrénées Lugdunum, Lyon des Convènes, 30.000 habitants, une petite ville certes, mais avec tous les bâtiments privés et publics qu'il faut pour en faire une ville complète !

Pour se rendre en ville il faut bien des routes, nous nous en avons aussi, nous savons que la route venait de Tolosa pour se rendre à Dax, la ville des eaux chaudes. Ici, à Falerii novi, la ville neuve, la route c'est la via Amerina, qui est restée intacte :







La route pavée s'inscrit dans les falaises de tuf, précision géologique importante puisque ce tuf va servir de matériau de construction à la ville, et être réemployé plus tard pour construire comme à St-Bertrand l'église dédiée ici à Sainte-Marie (comme à St Bertrand donc !)

on se croirait à l'abbaye de Bonnefont : un portail romain réemployé


le tuf romain réemployé







là aussi, une nécropole, mais les tombes ont été creusées dans le tuf


Vous savez que la ville haute de Lugdunum était entourée de remparts, ouverts par quatre portes dont trois sont intactes, voilà la porta di Giove, la porte de Jupiter, dont le temple à Lugdunum précédait la cathédrale actuelle dont il reste des pierres de fondation roses, la couleur de Jupiter justement !









Jupiter est bien au centre de l'arcade de sa porte, sur cette photo brouillée pour que l'acheteur la paie son juste prix
désolé !




Comme à St Bertrand, il reste des morceaux de théâtre ; de cirque ; de bains ; de Nécropole, au milieu des prés un peu vides.







Exactement comme cela se passe chez nous (par exemple avec le musée St Ramon de Toulouse), les plus belles pièces sont présentées au musée du Vatican




du coup, comme à St Bertrand, il n'est pas facile de décrypter les fondations qui remplacent les bâtiments d'origine démolis.

Il faut donc d'autres investigations pour identifier une ville





et sous les champs, ... ils voient ça !

...demain !


Falerii novi existe, je l'ai trouvée sur Googlemap !




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