mercredi 19 juin 2019

Collège engagé




Une cérémonie émouvante, ce 18 juin, 79ème commémoration de l'appel du Général : les collégiennes de Didier Daurat, précisément 15, plus un garçon, total 16, précédées par leur Principale, et leur Conseillère d'Education, venaient présenter un travail collectif,  R.E.S.I.S.T.A.N.C.E. Elles (et il) sont engagés dans une démarche citoyenne, et le font savoir ! Sympa notre jeunesse, ils sont bien les jeunes de 3è et 4è, à qui l'on souhaite le Brevet des Collèges pour les uns... cette année, et le même pour les plus jeunes l'an prochain !

lecture de l'appel du 18 juin par le Président du Souvenir Français

le message de la Secrétaire d'Etat par Mme la Sous-Préfète



Forcément, ils ont accaparé les regards et les félicitations de la représentante de l'Etat. 

A la fin, à l'apéritif servi dans la salle des mariages, Claude Rolandez rappelle les souvenirs de ses 19 ans : invité à la Boisserie, il arrive... en Simca 1000 ! Tout le monde réagit, les Chevaliers du Fiel nous ont tellement seriné leur chanson ! Impossible d'entrer, alors qu'il est l'invité du Général. Heureusement, il a un carton, et le montre aux gendarmes, ils lui ouvrent le portail. Le Général, lui, atterrit en hélicoptère. Notre Claude lui demande : -"Comment dois-je vous appeler ? Mon Général ? Monsieur le Président ? ou l'Homme du 18 Juin ?". Et le Général de répondre : -"l'Homme du 18 juin". En réfléchissant, je n'imagine pas que l'on se soit adressé au Général en disant : "Monsieur l'Homme du 18 juin", mais c'est ce que le Général en tous cas préférait que l'on retienne de lui. Plus tard après ce repas, Claude sera invité plusieurs fois à la Boisserie, et correspondra jusqu'à la fin avec Yvonne de Gaulle. 


un Acrostiche ?



On ne peut comprendre la conclusion de l'intervention des collégiens de Didier-Daurat qu'en relisant le discours du 22 juin 1940 :


L'appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le général de Gaulle1 à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940. Ce texte est un appel aux armes où de Gaulle incite à ne pas cesser le combat contre le Troisième Reich et où il prédit la mondialisation de la guerre.

Ce discours, très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères, est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.

La version sonore de ce discours, que l'on peut encore écouter de nos jours, est celle de l'appel du 22 juin 1940 puisque l'appel du 18 Juin n'a pas été enregistré.

Appel du 22 Juin

Charles de Gaulle

22 juin 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie.

Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement belge, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats, nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5 000 avions et 6 000 chars peuvent nous donner, demain, la victoire par 20 000 chars et 20 000 avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie ! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ? Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a.

Moi, Général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi.

J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.

J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !



on aime les Acrostiches à Didier-Daurat !



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