vendredi 1 juin 2018

Un dia a Barcelona (2)


             ...  Tenorio

Il faut bien se sustenter, il est une heure, à peine l’heure de l’apéritif pour les autochtones, mais pour nous, il fait faim (et soif).  Sous la bâche du chantier voisin, on ne réalisera qu’après le nom de l’établissement : une annonce de tapas avec boisson : on entre dans ce qui se révèle le TENORIO ! Pour découvrir un endroit très agréable, vaste, un comptoir remplis de tapas de luxe (on peut commander une huitre seule pour 3,90€)

Une bande de serveurs (en noir avec le logo sur le thorax) d’un chic impressionnant, ils ne s’occupent que d’eux et les mecs d’imposer leur loi aux jeunettes apparemment en stage, sans se préoccuper de la clientèle (des non-habitués). Il faut aller au bar, tenter de saisir leur regard (plongé dans d’intenses réflexions pour éviter le vôtre), les héler (avec une politesse déférente car ils vivent manifestement dans un autre monde), choisir les deux tapas incluses dans la formula, et se faire livrer le tout. J’ai compris la manœuvre : nous sommes vite repérés comme Français (car nous l’avons avoué, puis devant le refus de parler notre langue, ne communiquons qu’en Anglais, et le mien est balbutiant). Alors je fais semblant de prendre le plateau où trainent nos trois bières (qui chauffent). Vexation terrible du serveur-le-Chef-de-poste qui commande à la jeune nana (qu’il forme manifestement sous toutes les formes) de nous les livrer illico ! Même cinéma quand nous solliciterons un troisième tapa (en supplément) pour transformer l’apéro en quelque chose qui ressemble à un repas de midi !








Il faut toujours se rendre aux toilettes, on ignore toujours ce qui peut arriver (c'est-à-dire quand l’occasion se représentera si jamais elle se représentait ? ?). Donc on descend.

Superbe endroit, tellement que je fais un panoramique. C’est à Paris, dans je ne sais plus quel immeuble Haussmannien des Grands Boulevards (1), que j’ai vu autrefois une porte pareille, dans l’immeuble de la Société Générale : une porte de banque, elle était ronde, comme celle du sous-marin Nautilus du capitaine Némo. Celle-ci est rectangulaire, épaisse, rouge, avec des verrous sortant de partout ! Elle est ouverte sur la salle des coffres qu’elle a dû protéger dans des temps plus anciens.



à la place des lingots : des bouteilles !



Et dedans, à la place des lingots, une cave ; J’ignore si les bouteilles sont vides ou pleines, mais je ressens immédiatement un grand respect : pour le mec qui a créé un décor pareil : sûrement un grand banquier, amateur de grands vins, Espagnols et Français, dont des Champagnes dont on maintient ici la tradition, puisque vous pouvez commander une flute pour 12€.

Je me l’interdis car je conduis…

…Il faut revenir ici avec son chauffeur !





(à suivre)

allez sur Google map, il existe des quantités de photos du Tenorio :





Philippe Etchebesse nous donne la recette à la télé : faire fondre du beurre. Dedans, oignon et persil
y jeter les coques et compter de 1 à 10




https://www.facebook.com/Restaurante.Tenorio/


PS (1) : c'est au 29, boulevard Haussmann, et la voilà la porte de la salle des coffres, construite par les Ets Fichet, et réalisée aux forges du Creusot du groupe Schneider :



celle-ci est plus modeste, mais quand-même armée de 12 verrous !


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