lundi 26 octobre 2015

Vénus esquiline

suite de la découverte de Sitgès

Pourtant j’en ai cherché des Vénus, je croyais les connaitre (presque) toutes ! Il me fallait visiter Sitgès pour en trouver des tas…d’inconnues…tout cela en consultant un catalogue de reproductions : non seulement on peut donc les admirer, mais on pourrait s’en acheter ! Presque comme les vraies : en véritable de poudre de marbre, tenues par un minimum de résine !

La vraie (il n’y en a qu’une seule) a été trouvée dans la colline de l'Esquilin, dans les jardins de Lamianos en 1874. Elle est aujourd’hui exposée à Rome  dans le bâtiment Central Montemartini.

On s’interroge d’ailleurs : sur le piedestal sur lequel reposent une partie de ses vêtements, figure un cobra : est-ce Vénus, ou bien Cléopâtre (le nez est un peu cassé) ?

L’esthétique est particulière : torse musclé, petits seins élevés du style du Vè siècle, petite (elle mesure 1 mètre 47, précision indispensable puisque la reproduction a la même taille), elle a inspiré d’autres Vénus. Vous savez que les sculpteurs se copiaient tous. Comme nous sommes les plus forts (nous les Français) il était inévitable que nous possédions aussi une Vénus du style esquiline (c’est donc une vraie aussi, mais pas la même tout en étant authentique) : elle est au Louvre bien entendu.








La Vénus a inspiré beaucoup de reconstructions artistiques dans la décennie après sa découverte. Parmi les plus marquantes, le modèle de Lawrence Alma-Tadema (1877) et Diadumene d'Edward Poynter (1884). Les deux auteurs figurent les cheveux attachés avec un  tissu, comme si la Vénus allait prendre son bain. Poynter a observé en effet que les restes du petit doigt de la main gauche sont visibles à l'arrière de la tête, ce qui suggère qu’avec son bras gauche, elle serrait ses cheveux, tandis que la droite tenait le tissu.


























Edward John Poynter
























Il existe donc des reproductions.

Rien chez Lorenzi. Mais chez Décorar con Arte (on devine grâce au titre qu’ils vendent des statues pour décorer votre Villa romaine), on peut s’acheter la Victoire de Samothrace 7400 Euros (elle mesure 3 mètres 20) ; la Vénus de Fréjus (1,78m et 3100 Euros) ; la Vénus del Laurel (j’ignore d’où elle provient celle-là mais elle est magnifique : 1,83m même prix) ; le torse seul de la Victoire de Samothrace (pour ceux qui ont moins de place) mais il fait quand-même 1,34m vaut 2100 Euros. Posé sur un gros socle pour être à hauteur d’œil, il fait, (m’a dit le décorateur Ruiz), un effet bœuf !

La Vénus de la Concha (1 mètre 60 sa hauteur est tout à fait normale,  ne vaut que 1754€).

Vous avez compris qu’il y a une logique : comme les tapis ou les peintures à l’huile se paient au mètre carré, les sculptures se paient au cube : plus c’est grand plus c’est cher.

Notre Esquiline avec ses 1,47m est donc compétitive, avec 1224 Euros TTC sans toutefois le transport qui vaut bien (il faut une caisse ; des protections etc …) 250 Euros.

Bref, vous avez une œuvre d’art pour 1500 Euros, peut-être même est-ce la seule occasion d’inviter Cléopâtre chez vous ?


la Vénus esquiline chez soi !

ça fait rêver non ?



pour vous montrer le reste du petit doigt de la main gauche

PS : toutes mes Vénus :


la découverte chez Ruiz :

le torse de la Samothrace...dans votre salon ?
ou la Vénus del Laurel, dans l'entrée ?

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