lundi 11 août 2014

Skiff Renault


 L’honnêteté qui m’est propre m’oblige à avouer que parfois, une Renault peut être plus belle encore qu’une Citroën. Je parle uniquement des avant-guerre !

C’est ainsi que je vous ai déjà parlé des Citroën Caddy, dont Labourdette a eu le secret. La particularité ? Il existe un style de construction navale, utilisant l’acajou, qui donne de superbes finitions d’acajou verni. Le style naval consacre des formes aérodynamiques et fendant les ondes que l’on retrouve dans les dériveurs, et dans les skiffs, ces barques pointues  destinées aux rameurs sur eau plate comme la Tamise.

cette demoiselle fait du rappel sur un dériveur

D’où l’idée consistant à créer une caisse automobile, où le châssis et l’avant sont métalliques, mais la caisse et l’arrière sont en acajou, inspirées de la Marine en bois.





D’où l’appellation : « skiff car », 

qui signifie la même chose que « caddy ».


On retrouve dans l’Histoire avec un grand H des quantités de skiffs, dans toutes les marques que ce soit Rolls Royce ; Amilcar ; Citroën et donc Renault.
 




Quand le carrossier est vraiment raffiné, il utilise la tôle à l’arrière comme à l’avant ce qui est le cas de cet adorable skiff Renault, rouge de surcroît., où le bois est utilisé au minimum : les épaisseurs de portières.


































Je profite de l’arrêt de mon autobus en cette période du mois d’août pour réfléchir à mes projets futurs, toujours les mêmes, consistant à construire un caddy Citroën, que sa caisse soit en bois, ou en tôle.

ce beau caddy B14 est en vente à Bordeaux !

En pratique la version bois oblige à construire une ossature en bois, recouverte de lattes comme s’il s’agissait de la coque d’un bateau.

La version tôle commence par le même préalable, avec la différence que la coque pourra être pleine : on part d’un bloc plein, que l’on travaille à la scie à ruban, pour conserver des formes simples et pures.

Une fois le bloc usiné, il va suffire (si l’on peut dire) de l’utiliser comme support, pour plier et découper dessus des tôles de cuivre. De les souder. De ressortir le moule en bois. Et d’obtenir une coque autoportante de cuivre.

Je vous montre la technique utilisée par Laika vintage dont j’admire toujours les productions, surtout quand s’il s’agit d’une traction avant coupé comme celle-ci !


les orages vont s’amonceler encore et encore…

…raison suffisante pour reprendre la table à dessin !



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