vendredi 15 août 2014

Port de Lanne



C’est devenu un rite : tous les ans, les 14 et 15 août, les brocs du Sud-Ouest se réunissent. Où ? Port de Lanne ! Une toute petite commune, c’est dire, peu de WC publics, alors que la foule s’y presse ! Des queues (de femmes) devant les rares installations. Pas de parkings, chaque rue (chaque petite route) est bordée de fossés soigneusement creusés, rendant le parking scabreux. Il faut s’engouffrer dans les champs détrempés, car le temps est à l’orage, au risque de ne pas ressortir.  L’intérêt sans doute des brocs, les bois, sous lesquels ils peuvent installer leurs tentes. A côté du camion. Facile ensuite de déballer les ferrailles entreposées toute l’année, pour les offrir aux passants. On trouve de tout…y compris beaucoup de ...cochonneries !


beau temps pour les cèpes !






quand on oublie d'accrocher le toit...il s'envole...!




Le charme tient sans doute dans la foule, réunie autour des gargotes pour le repas du midi. Dans les liserons, qui fleurissent les grilles. Les brocs peuvent camper, sans dépenser trop d’argent pour exposer. Et puis, l’accumulation d’objets rend possible la surprise : on n’imagine jamais à l’avance ce que l’on va dénicher !





















Nous avions un projet, (ce qui est fortement déconseillé quand on visite une brocante : on n’y trouve jamais ce qu’on cherche !). Anne voulait des cadres (anciens) pour sa collection de peintures de l’année ! On tombe sur un tas, oui un vrai tas, de cadres anciens. On en sélectionne quelques uns. Discussion (âpre) pour obtenir un prix dégressif (méthode Afflelou). Accord. Remise du liquide disponible, on paiera le midi avec la carte bleue. Dès le retour, on va les rénover : je découpe du contre-plaqué sur mesure. Anne peint. L’huile terminée (et sèche), il suffit de la pointer dans le cadre pour que l’œuvre soit achevée, encadrée ! L’idée : faire du neuf avec du vieux !


A midi, nos cadres à la main (c’et lourd) on se dirige vers la voiture garée dans un minuscule espace libre entre un fossé et l’entrée d’une maison dont les volets sont fermés. Orage violent, nous nous sommes mis à l'abri à temps ! Où déjeuner ? Peyrehorade (il faut écrire ce nom compliqué qui se dit à l’oral : Peyrorade, mais que n’accepte pas le GPS).  En langue d'oc : peira horada, pierre trouée. Sans doute le passage des gaves ? Nous nous garons dans le centre-ville, pile devant l’hôtel « le Central », nom bien trouvé. Pile en face du monument aux morts d’un dénommé Gourdon-Paris. Menu : consommé de cresson ; et mulet grillé. Je vous recommande la bière, fameuse et chère (les deux vont de pair) !






















Drôle d’impression ces brocantes, qui célèbrent le passé : l’âge d’or...forcément révolu ? Les souvenirs. Aujourd’hui vendredi 15 août le Président, depuis le Charles de Gaule, se fait présenter la flotte de Toulon. Une commémoration de plus. Encore un salut à notre passé glorieux, et nos anciens qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté. Qui utilisaient les services basques qui nous sont offerts, un peu dépareillés….dont la vie n’était pas si joyeuse que cela ?





 





















cheval de trait, de Drouot
introuvable, 80 Euros !










les photos sont terribles...prouvant
que d'une année à l'autre, le vendeur
n'a pas vendu ses deux poissons !














il a trouvé la roue de la fortune !

























on ne pourrait pas fêter un peu plus notre temps présent ?

et  regarder un peu plus l’avenir…


…plutôt que regretter le passé ?

La Floreffe est une bière d'abbaye belge brassée par la brasserie Lefebvre à Quenast 
dans la commune belge de Rebecq située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.
C'est sûr que rendue à Peyrehorade, elle coûte un bras (le demi) !

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