Firmin Baes était belge 1874-1943 |
J'ai traité hier cette histoire d'Adam avec une certaine désinvolture...pardon au Docteur Moret !
Mais compulsant mes archives avec le sous-titre : "Adam dans la peinture", je m'aperçois que les grands Maitres n'ont pas manqué de glisser dans leurs toiles des allusions très suggestives : le Paradis d'abord, est représenté comme une oasis de biodiversité protégée, une sorte de "jardin planétaire", comme on n'en trouve plus aujourd'hui que dans les Parcs nationaux, et encore !
Le personnage principal reste Eve : prétendument sortie, extraite (chirurgicalement) d'une côte d'Adam, le premier humanoïde terrestre, elle représente la sexualité telle que la pratiquent les mammifères : des sexes masculin et féminin, qui vont perpétuer l'espèce en mélangeant au hasard leurs chromosomes, permettant grâce à cette formule géniale de créer de la diversité, ce que Darwin a nommé la "possibilité d'évolution". Aujourd'hui, nous sommes évolués, (enfin, en principe), et bientôt "augmentés", grâce à la possibilité ouverte par les croisements mâles-femelles de produire (de temps en temps) des génies.
Par construction, Eve est donc attirante, revêtue de charmes, de silhouettes de parfum, d'attraits, bref ! conçus comme pour les papillons pour attirer à elle les reproducteurs. Elle choisit, trie celui qui lui parait le plus apte à transmettre leurs gênes, voilà pourquoi elle décide in fine.
Voici Eve telle que la voient les peintres : quelque part il y a une pomme. Mais la Reine, c'est la Femme. La procréatrice. Elle porte le bébé. Elle pourrait à la limite se passer de mec. (Elle y tend de plus en plus dans notre société évoluée).
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Gerardo Sacristan Torralba 1907-1964 |
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c'est le même peintre Il a compris, lui, qui était Eve comment Adam pourrait-il résister ? (j'ai trouvé des tas de toiles dans ce genre en consultant les peintres catalans) |
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Bruno di Mario 1944 est-elle assez séduisante ? on va vérifier (là où c'est essentiel) ? |
Quant à Adam, il a vite conscience que son rôle (pourtant décisif) ne s'exprime qu'au cours d'une étreinte finalement brève. Le reste du temps, l'essentiel de sa fonction, a été décrit par Lorentz pour les poissons : on en descend, c'est pareil pour nous : c'est après avoir transmis ses propres gênes (à moitié), nourrir sa famille ; et se battre contre les concurrents. Et, dans la fameuse perspective d'évolution, rechercher le Progrès, la Performance, et accessoirement... la Vertu.
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je sais bien qu'il ne s'agit pas d'Adam pourtant, l'homme est bien fait pour supporter la charge du poids du monde par Giovanni Francesco Barbieri 1591-1666 |
Vous voyez qu'il ne la ramène jamais trop, Adam, conscient en croquant la pomme de s'être "fait avoir" pour l'éternité :
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Edward Brune |
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Jan Gossaert dit Mabuse |
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Hendrick Goltzius : l'animal familier n'est plus un lapin, mais un gros matou c'est le bouc qui fait l'allusion à l'acte d'amour |
Que le Moyen-Age ait mis tout ça en avant
n'est que conscience éclairée du rôle relatif des hommes
virés du Paradis terrestre !
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il faut Hans von Staschiripka Canon (1829-1885) pour nous montrer l'Homme frappé par l'évidence de sa condition mais aussi par son potentiel : il est la première Créature bon sang ! |
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du même : der Kreislauf des Lebens ou le Cycle de la Vie je vous laisse méditer sur la femme-sphinx au centre, au-dessus du Créateur... ...qui bulle : il a l'éternité pour Lui ! |
PS : sur le thème d'Eve éternelle :