vendredi 14 octobre 2016

et voilà Maginot !

Je vous l'avais promis, on l'a inauguré en grande pompe, André Maginot, le vrai, celui de la ligne du même nom, celui de l'Office national des anciens combattants (ONAC),  celui des pensions, on croyait un militaire, on découvre un humaniste ! (1)

Emouvante  cérémonie samedi 8 octobre au jardin d’hiver de Saint-Gaudens : le socle était resté libre depuis la disparition de la maternité de Jonquères, une œuvre donnée par l’Etat mais détruite par la chute d’une branche de l’arbre voisin. 

Sur ce socle, l’Association André Maginot a rendu hommage au grand homme.






Hommage aussi au Président de l’Association locale, Noël Dubrez accompagné de Marie son épouse, qui en vrais mécènes, ont financé une réalisation originale, confiée au sculpteur toulousain Jean-Louis Ficat. C’est une délégation des Collégiens du Collège Leclerc qui chantait la Marseillaise a capella, après qu’une jeune fille ait rendu hommage à Maginot.

Le cortège ayant rejoint la Halle aux Grains, Marie Dubrez appelait tous les participants à l’organisation à monter sur la tribune, pour leur remettre une médaille commémorant le centenaire de la guerre de 1914-1918, avec au verso, gravé la date mémorable : Saint-Gaudens, 8 octobre 2016.



Ainsi, André Maginot voit son effigie rejoindre le square situé entre le complexe Sainte-Thérèse et la Chapelle Saint-Jacques, en face du buste de Marianne, non loin de celui du député Azémar, (l'apôtre du Comminges) sur fonds de cloitre de Bonnefont. Peu à peu, les statues s’ajoutent dans Saint-Gaudens, qui fait un effort méritoire pour se parer d’œuvres d’art, en partie grâce aux Associations patriotiques, le but étant de célébrer la mémoire des Illustres. 












Une façon d’y puiser des forces pour bâtir l’avenir. Simone Weil croit à davantage encore que tout cela :

elle croit à la créativité de la mémoire.

je la cite :

« L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien. C’est nous qui,  pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même. Mais pour donner, il faut posséder, et nous ne possédons d’autre vie, d’autre sève, que les trésors hérités du passé, 

et digérés, assimilés, recréés par nous. 

De tous les besoins de l’âme humaine, 

il n’y en a pas de plus vital que le passé ».



JL Ficat et C Thomas prennent des souvenirs 


(1)

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