dimanche 8 décembre 2013

Nabokov’blues (suite)

Vous imaginez l’œuvre immense de Nabokov (je me cantonne aux papillons) ? Elle ne peut être présentée dans un seul message !

Je réalise que moi-même j’ai à peine survolé le sujet des Lycènes, nos papillons bleus européens, difficiles à chasser ; compliqués à étaler et à conserver, encore plus difficiles à élever. Je vous convie à retrouver Orion ; Coridon et Arion dans ma collection de Babo’s blues !


Il y en a plein d’autres et j’ai un sentiment particulièrement ému pour Meleager chassé dans l’Aveyron ; et les cosses de baguenaudier, comme de grosses cosses de petit-pois,  abritant les chenilles du plus beau de nos azurés, Iolana iolas, dans la vallée de la Durance, à côté de rumina.
 


 












Je me rattrape avec quelques photos.

dans la gousse de baguenaudier, la chenille se gave de petits-pois !
A l’envers des ailes, Nabokov avait délimité tout un univers orthonormé de cases, lui permettant de repérer les taches apparemment inorganisées, afin de suivre les différentes variantes dans leurs migrations. Quel boulot énorme, avant l’époque des ordinateurs. Le secret : l’amour des papillons, conduisant à tripoter chaque exemplaire pour le faire parler comme lors d’un interrogatoire de police, pour tirer de lui toute trace d’évolution !
 


Difficile ensuite d’ajouter des formes imaginaires à celles trouvées par la Nature, lors d’une longue évolution : même les dessins de Nabokov, dédiés à Véra,  n’arrivent pas à la cheville de ceux trouvés dans la réalité !


















Il n’est pas si facile d’imiter le grand architecte de l’univers ! http://mesamispapillons.blogspot.fr/2011/01/dessine-moi-un-papillon.html.

Je prends conscience avec le temps

comme il est présomptueux

de tenter d’imiter la Création !









imaginez l'excitation du chasseur : devant les gousses du baguenaudier,
découvrir Iolana iolas !

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