lundi 8 mars 2021

Carnavalet retrouvé

Vous êtes chanceux amis parisiens : vous échappez (légitimement) à la confination, puisque la Première d'entre-vous a convenu que vous ne supporteriez pas (moralement) le confinement, tant vous avez besoin d'air ; d'évasion : de restaurants ; et de Culture. Mais vous allez avoir satisfaction : après le retour de la Samaritaine, voici le retour de Carnavalet.

J'ai toujours aimé l'immeuble grandiose, magnifié par Louis le 14ème ; sa belle architecture à colonnes, les jardins, les statues partout : il vient de subir un lifting, et vous attend, nous attend, bientôt... on chuchote le 15 avril, quand vous amis Parisiens serez de nouveau rendus inoffensifs par la vaccination menée grand train !




j'adore le homard qui domine Cérès, faucille et gerbe de blé en mains

Tout en haut, une verrière comme je les adore, mais sans vitraux, il y en a ailleurs de Léon Farges






on doit à Snøhetta la création des grands escaliers au design spectaculairement contemporain, qui « signent » l’entrée du musée dans le XXIe siècle.

Carnavalet est rempli d'oeuvres majeures




le serment du jeu de Paume ; l'érection de l'obélisque



la fête de l'Etre suprême, c'est étonnant : comment nos anciens Révolutionnaires pouvaient-ils croire à un "Etre suprëme" ! ! 


au hasard de la balade, on découvre ce berceau impérial



ce petit Hermès me rappelle celui disparu de Montmaurin


le musée a fait peau neuve profitant du confinement : que d'or sur les murs dorés !


que de bleu, et comme les boiseries peintes sont belles !

mais l'étage qui me séduit toujours, est la bijouterie de Mucha




les voici les vitraux





grâce à Boucheron, j'ai enfin trouvé la plume

(en souvenir de Madame de Sévigné, locataire assidue de 1677 à 1694)

digne de continuer à écrire 

mes billets journaliers




écrire avec une plume de paon-Boucheron !


PS : En 1899, le bijoutier Georges Fouquet fait appel à Alphonse Mucha, déjà célèbre pour ses affiches, et lui demande la confection d’une série de bijoux d’une audacieuse étrangeté. Présentés lors de l’exposition de 1900, ils remportent un vif succès et incitent Fouquet à faire de nouveau appel à Mucha lorsqu’il emménage dans un nouveau magasin, 6 rue Royale ; il lui demande alors de créer une boutique moderne correspondant à ces bijoux d’un goût nouveau. Mucha conçoit donc, en 1901, un espace d’une complexité décorative extrême où tout souci pratique est rejeté au profit d’une foisonnante profusion d’éléments d’origine animale, végétale ou minérale.

La maison Jenssen est le maître d’oeuvre de cette réalisation. Ici, la femme est partout présente : sur la façade (Christofle), sur les vitraux (Léon Farges) et dans les sculptures (Auguste Seysses). Des motifs végétaux envahissent les colonnes et les boiseries, les frises, les meubles et les appliques lumineuses.

Motifs récurrents de l’Art Nouveau, deux paons sont représentés au-dessus du comptoir. Un vitrail figurant la roue de l’un des oiseaux ajoute au charme de l’ensemble.

Au début du XIXe siècle, le japonisme est omniprésent dans l’art européen et cet aspect se retrouve dans les fleurs flottant sur l’eau lumineuse des vitraux.

Peacock Tiffany lamp


Sotheby's New York 23 mai 2019 "Dreaming in glass Masterworks by Tiffany's studios" : $175000




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