mardi 1 novembre 2016

Anniversaire à Bossost

Quand on invente un rite, et que le temps passe, le rite s'inscrit  vite dans la durée : cinq ans déjà que nous l'avons inventé ce rite : une ballade à Bossost le dernier dimanche d'octobre ! Cela tombe bien, nous sommes le 31, dernier jour du mois, en pleines vacances de Toussaint : le soleil est resplendissant, l'été indien couvre les montagnes de couleurs dorées, et nous avons pris le soin de réserver notre cantine, chez Er Occitan : lieu de rite par excellence ! 




Vous savez bien que l'on ne s'en lasse pas, et que l'on découvre peu à peu nos adresses communes : le thon,  le collier de thon juste derrière la tête, vient par exemple d'un endroit hyper connu, où ne nous manquait que l'adresse de l'éleveur parce que l'on apprend que l'on élève le thon dans cet endroit idyllique ! La prochaine fois, on va voir Balfego (1) !



nous sommes venus à l'avance pour prier la vierge de Bossost


ce n'est pas la Virgen de la cinta, mais elle est en pleine Assomption
et tient à la main gauche un épi de blé, à moins que ce soit une palme

comme au pays basque, les stalles pour le choeur




Les (petits) enfants (déjà grands) nous font un cadeau super : ils nous piquent les clés de la voiture, pour nous ramener au retour (ils font Sam, exactement comme pour leurs copains). Ainsi, nous (les anciens) pourront boire ad libitum : c'est à dire qu'au lieu de l'apéritif pour prenons l'Eixader habituel (ouf il en reste). Puis avec les hors-d'oeuvre, une seconde bouteille s'impose. Puis avec le plat de résistance l'envie de changer conduit à prendre un rouge du Priorat (le plus exceptionnel est que désormais, tout cela nous le connaissons sur place). Puis on s'arrête là dans la mesure où, buvant trois bouteilles alors que nous sommes quatre adultes dont deux femmes, le résultat n'est pas si mal, sachant donc que personne ne conduit au retour (cela tombe bien, les voitures de gendarmerie s'accumulent une fois le repas terminé, le nôtre comme celui des Forces de l'ordre).

ce n'est pas de la bave d'escargot ou d'une cigatelle quelconque,
mais l'écume de la méditerranée !

Etant six, à choisir différemment, nous bénéficions des probabilités statistiques, et je puis reprendre (je m'en souviens avec émotion) la chlorophylle au goût d'huitre prononcé. avec sa coquille St-Jacques et champignons : extraordinaire ! Tout en goûtant le plat de ma voisine, qui prend la truite de Tavascan, à vrai dire on ne la reconnait pas sauf ses oeufs, sa chair, les pignons, un régal !




Un autre voisin choisit un Shabu-shabu de presa de porc ibérique mariné, avec un jus des dits porcs, aussi merveilleux dans son genre (1/2 bouchée dans une cuiller).



Gyosas de confit de canard, c'est comme des ravioles

le poisson du jour, avec des girolles

tartare de canard : c'est cru, et relevé !

j'aurais du choisir : rable de lapin (la terre) et calamar (la mer) avec une semoule de Sardaigne

(1) qui a pris cette merveille ? parpatana de thon, je vous explique de quoi il s'agit en bas
on reconnait les oignons royaux

ça c'et le rouge du Priorat, sur les crêtes forcément, un coin splendide avec des monastères (et donc des vignes)

comme toujours, le temps passe, les plats aussi, jusqu'aux desserts : 

le vert est forcément la pistache. La crème de Chartreuse l'accompagne d'éponge de pistache, de feuillantine, avec juste ce qu'il faut de chocolat

yaourt et glace aux quatre épices


Nuria s'affaire 

évaluation finale :


Cinq voitures de gendarmerie pour fermer la frontière :


Ouf, nous sommes passés, le chauffeur et chauffeuse n'avaient  bu que de l'eau
(nous étions deux voitures pour ne pas être en reste)

nous étions en règle

aucune culpabilité : 

sortie très réussie !

(1)   http://grupbalfego.com/en/

pour les spécialistes :

voici un thon et les morceaux choisis



Marcos retient le haut de la tête : en anglais : head meat


cela donne le plat suivant :


Thon aux oignons : parpatana de thon (morceau du cou traité comme une entrecôte) avec le jus d'oignon réduit

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