mardi 24 novembre 2015

Lendemain d’ultimanum

C’est souvent comme cela un lendemain d’ultimatum : la pression d’hier n’était pas si forte, l’enjeu si prégnant, qu’il soit si vain de faire monter la pression, pour une affaire après tout sans importance. « Il n’y a pas de problème, en effet, que l’absence de solution finisse par résoudre » !

Que s’est-il donc passé hier lundi, sachant que nous sommes mardi ?

rien

silence radio

La date passée, la décision non prise, la demande formulée il y a trois mois n’ayant pas eu de réponse, la fiche Cerfa a été jetée (virtuellement) à la poubelle. Elle n’a jamais existé, l’autorisation est tacite : pas de réponse vaut réponse.

Remarquez, cela entraîne une conséquence magique pour la gestion des Affaires publiques ! Pas de réponse égale : pas d’Administration, qui n’a plus d’utilité pour ne pas répondre. Quelle économie ! 

On formule une demande après tout, sur internet, même plus d’encre ni de papier ! On l’envoie à la non-Administration qui, n’existant plus, ne risque plus d’embêter quiconque en répondant : si elle disait oui, elle se confirmerait inutile puisque en ne répondant pas on obtient la même chose. Elle n’a donc de sens que si elle répondait non ? Mais alors, on sait bien qu’en fonction de la puissance ou du lobby du demandeur, il va en appel pouvoir obtenir (faute de réponse) le même résultat qui sera favorable ! De toute façon, qui contrôle aujourd'hui ? Voilà une solution radicale pour dégraisser le mammouth de la Fonction Publique !

Avouez que pour une copie de chapiteau (surévalué), s’en préoccuper davantage relèverait d’une obstination maladive : il y  des choses plus importantes quand-même !


Je pense à notre marchand, il ne risque pas de rentrer à Bruxelles. Pendant que se passait notre tout relatif mélodrame, voilà que les évènements du 13 novembre ont bouleversé les consciences. Ce qui était possible ne le devient plus. Les Etats d’Europe découvrent leur naïveté, et d’un coup se mettent en guerre. Bruxelles est bouclé, métro fermés, écoles, Universités de même, et le Parlement, il siège toujours ? Il parait que le cours du chapiteau baisse fortement, (en sens contraire à celui des explosifs), ce n’est pas là que notre marchand va encaisser la liasse cachée dans une valise, rémunérant sa petite entreprise, la valise risquant trop d’être fouillée !


De notre côté, à Paris, nous regardons admiratifs notre porte-avions, le Grand Charles, à toute vitesse sur la Méditerranée : vous vous rendez-compte ? 60 à l’heure ? Incroyable non ? Notre puissance de feu a quadruplé, et les puits de pétrole volés par Daesch sont détruits l’un après l’autre, écornant significativement les recettes pétrolières de l’ennemi. L’endroit le plus tranquille, après tout, reste Paris. Sans oublier ici, où le réchauffement climatique a cédé la place à l'hiver.

Je me rends virtuellement sur Googlestreet, pour parcourir (virtuellement) le quai Voltaire. Il doit bien y avoir des valises diplomatiques non fouillées ? Je me méfie toujours des valises diplomatiques : que peuvent-elles bien cacher ? Imaginez une perquisition, découverte de pièces archéologiques, venant du Moyen-Orient, banalisées par un simple chapiteau roman, en couverture, de provenance inconnue... ? On peut tout imaginer ? Où est-il donc, cet antiquaire ? 

derrière ce rideau entrouvert ? 



Tout le monde cherche dans les malles, les HLM, les valises justement, des armes, des ceintures, des engins de mort, des tracts, de fausses barbes, des pièces volées à Palmyre...!

Je pense au RAID, au GIGN, aux forces de police

ouvrant la valise

trouvant le chapiteau

Ils vont de suite, eux le passer au détecteur de métaux, au scanner, aux rayons X

et découvrir le faux

Ils n’ont pas fini de rigoler

Ca va leur faire du bien, cette séquence de bidonade, dans l’ambiance de mort qu’ils vivent au quotidien


Au moins, on les aura fait marrer !

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