dimanche 26 octobre 2014

Bertrand Piccard


Mieux vaut rater 
que ne pas essayer


Je n’ose pas dire que c’est mon idole, mais assurément, c’est un modèle. Donc, j’avoue... c’est mon idole. Sur le plan génétique, ses origines sont illustres : Auguste Piccard, le premier à s’envoler dans la stratosphère et voir (de visu) la courbure de la terre. Ce serait le professeur Tournesol, cet être illuminé, qui transcende la vie ordinaire, pour vivre dans la créativité et les inventions qui n’ont pas encore … été inventées. Puis Jacques Piccard, le premier à être allé sous les mers, dans les abysses. Il pourrait lui aussi être le même Tournesol, dans son sous-marin en forme de requin.

Quant au phénotype, Bertrand n’est pas mal du tout, et fascine (cela se voit) la belle épouse de Sérillon (qu’on n’entend plus depuis qu’il conseille le Président-qui-a-du-le-jeter). Ce matin dans « Thé ou café » elle s’essaie à le « faire chanter » (Léonard Cohen qui fête ses 80 ans et sort un  nouvel album Popular problems).

Il y a donc des gênes du génie, et Bertrand, à 56 ans, est en pleine épanouissement de lui-même : après son tour du monde en ballon, il prépare son tour du monde  dans Solar Impulse, le premier avion solaire à voler à  deux, avec son inventeur André Borschberg. Départ le 1er avril 2015.


Lui a creusé les tréfonds de la conscience humaine : il exerce depuis trente ans la profession de psychiatre, et soigne ses patients grâce à l’hypnose, leur permettant (adultes) de retrouver (en  eux) les blessures de l’ enfance.

L’adulte rentre en soi et fait un câlin à l’enfant blessé, guérissant ainsi les chagrins passés. Pardon si je m’exprime de manière non-académique, mais c’est très fort, on aimerait naturellement se rendre en Suisse (qui ne sera jamais ni en Europe, ni dans Europa de Giscard). Y vivre (sans chômage) de chocolat et de produits laitiers. Faire des ballades en bateau-vapeur. Et consulter Bertrand, pour un vrai voyage en soi, aboutissant à l’apaisement définitif des regrets passés. J’ai peur que ce ne soit pas remboursé par la Sécu française, mais même dans ce cas, ça doit valoir le coup ?

On n’est plus dans la stratosphère, ni les profondeurs

on voyage dans la conscience humaine,

le vrai  voyage !

Si j’ai bien suivi le propos de son livre, mais j’ai le souvenir de publications précédentes développant les mêmes thèmes : comme lors d’un voyage en ballon, qui sans énergie propre est le jouet des vents, les hommes sont emportés eux aussi dans les mêmes vents de la vie. De ce point de vue, nous sommes tous égaux car les prisonniers du destin. Ce que l’on peut faire en ballon, ce que l’on peut faire dans la vie, c’est changer d’altitude. Vous voyez le jeu de mots ! altitude-attitude ! En clair, changer de point de vue, d’angle de vue. La liberté, face au futur de chacun, c’est choisir son futur.

Je trouve ces propos très profonds, car tout le monde par exemple, arrive un jour au moment de la retraite, ce moment extraordinaire justement où l’on a acquis une grande expérience de soi et de la vie. Il vous reste un futur, si vous avez la chance de vivre vieux. Et c’est un moment déterminant du choix de sa vie, où le plus difficile justement, est de valoriser la liberté qui, d’un coup, vous tombe dessus.
séance d'auto-hypnose
Comme le dit Bertrand (avec une sérénité tranquille) : -« la peur ? comme tout un chacun j’ai peur, car vous sortez alors de votre zone de confort ». 

J'aime bien cette expression : "zone de confort", car nous y sommes cramponnés, bien naturellement ! Telle ou telle circonstance vous en fait sortir ? Alors la peur vous réveille. Appelle des forces insoupçonnées en vous. Et vous devenez plus efficace. Il ne faut donc pas hésiter (à se faire peur), et développer l’esprit d’aventure, dans toutes les étapes de la vie ordinaire. Pour changer :  Inventons quelque chose, soyons créatifs.

Vous voyez que j’ai bien écouté Bertrand (c’est mon idole, je le dis cette fois-ci avec conviction). Quand il parle de sa complémentarité avec André Borschberg, il a ces propos magnifiques : être à deux sur un projet, alors qu’on est si différents, André et moi, c’est être trois : lui ; moi ; et les deux ensemble. Ces mots appliqués au couple (de gens mariés) sont superbes : on n’est pas deux, mais trois ! (fiscalement c'est faux, on pèse 2 parts, on s'en fiche !)

Je ne me lasse pas d’écouter. De méditer. Le silence, de la réflexion. Qui permet de retrouver la confiance intérieure. On se retrouve à l’Hôpital Saint-Joseph, où le médecin anesthésiste parle au patient sur le billard, et lui fait se remémorer ses dernières vacances. Forcément, le mec était heureux ! La parole anesthésie, les médicaments deviennent superflus. On n’a pas fini de développer l’hypnose !


La conclusion est plus belle encore que les propos précédents : une leçon d’écologie.

Nous gaspillons aujourd’hui 50% de l’énergie de la planète. Solar Impulse a développé des technologies propres qui lui donnent une efficience (le mot est lâché) remarquable. Notre avenir consiste à nous approprier cette efficience dans la vie de tous les jours. Cassons nos certitudes et habitudes. Inventons le monde de l’efficience énergétique.

Il y a là un gisement d’emplois formidable.

Je vote Bertrand Piccard

malheureusement, il se refuse à faire de la politique

tout le problème est  là !


sa devise : « le pire, est de ne pas essayer »


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