lundi 5 mai 2014

Costa Quebrada



Notre rituel de mai consiste à partir en Espagne : plus tôt il fait trop froid. Plus tard trop chaud. Comme il fallait secouer les habitudes consistant à partir vers l’Est en Méditerranée, au sud de Barcelone, on a décidé de partir plein Ouest, pour voir l’Océan. En Cantabrie : voilà pourquoi nous nous retrouvons à l’Ouest de Santander, précisément à Soto di Marina.

Etrange car l’autoroute a traversé un paysage de montagne, avec des sapins, alors que nous longions la mer. Etrange car arrivés ici, la montagne est derrière nous, les sommets des Picos de Europa dépassant 2600m. Et quand on regarde vers le nord, on tombe sur une espèce d’énorme pente, formant comme un mur cachant tout, sur lequel sont posées les maisons, le dos au large. Arrivés en haut par de petites routes sur lesquelles on ne peut se croiser, on tombe sur une place en terre encombrée de voitures, devant une falaise escarpée, formée de barres de schistes, comme à Guétary. C’est Arnia. Puis Covachos. Accessibles par des chemins piétonniers, un peu comme à Cancale. Mais pas de granite, uniquement les sandwiches de schistes.




Les maisons se sont installées partout, dans un désordre pittoresque. Nous rejoignons nos appartements derrière l’église : les patrons de l’hôtel Costa San Juan ont construit dix appartements pour les touristes, tout neufs, donnant sur une minuscule piscine. Comme l’espace manque, il est prudent d’entrer la voiture en marche arrière si l’on veut ressortir dans le bon sens. Tout fonctionne apparemment même internet, hésitant au début, la patronne m’emmène dans le local technique, pour rebooter la box ! Contrairement à nos habitudes, nous sommes logés mais pas nourris, et il faut faire face à l’intendance, pas facile de trouver un super Mercados ! Méfiants, nous avons imité les hollandais qui ne se déplacent jamais à l’étranger sans vivres, et avons fait une provision de basiques chez Lid’l. Sandwiches complets ; coca, beurre et confitures, avec ça, on vit. Y a-t-il un Lid’l ici ?

lithodora diffusa est précieuse ici


















































Premier jour, Comillas. Il faut prendre l’autoroute, puisqu’il n’existe pas de route de littoral. Ouf, on arrive au port. Les maisons ont toutes des balcons en bois, ou bien ont construit sur un mur un ensemble de balcons clos de vitres, très joli effet. Mais lundi l’essentiel des magasins sont fermés. Heureusement, la cathédrale est ouverte, avec ses bénitiers énormes, et sa vierge lumineuse. Nous nous mettons à l’heure locale : retour à 13 heures passés.




nous avons hésité à acheter celle-ci : les rideaux sont fournis !


















La prochaine fois, promis,

 je vous fais voir le Muséo maritimo del Cantabrico


il est fermé le lundi !!


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