samedi 10 mai 2014

Café de Madrid


Il nous est arrivés un drôle de truc : le vendredi soir, les espagnols pour faire la nouba louent un appartement (pour ne pas salir le leur). Un de nos appartements. Invitent tous les amis dont les voitures peuvent saturer le parking. Notre parking, celui dans lequel il faut entrer en marche arrière faute de sortir difficilement ou de rayer une voiture déjà garée, tellement il est étroit. Naturellement ils entrent en marche avant ! Je vous dis pas les meufs qui font marche arrière dans le noir ! Et font la fiesta toute la nuit. Comme l’appartement de location est au-dessus du nôtre, et qu’ils passent la nuit en question à des jeux bizarres comme déplacer les meubles (pourtant rares) sans les lever, ce qui fait grincer le parquet, le bruit est affreux. Je ne parle pas des boum boum de la sono évidemment à fond la caisse ! Ni des hurlements de cantabros (authentiquement sauvages) ! D’avant la romanization !

Le matin quand nous avons expliqué ce capharnaüm au patron, il a de suite compris, compris qu’il nous était impossible de lui téléphoner faute de bande passante, compris car il devait savoir à qui il avait loué l’appartement du dessus. Et qu’il aurait à le remettre en état ! Il nous a donc rendu une nuit, celle non consommée du samedi soir.










Il faisait mauvais, nous en avions assez, et après la plaque ibérique, nous avions envie de revoir la plaque européenne : vous savez ? celle de Guéthary. Je fais ici allusion à une géologie extrêmement pointue, que je vous ai présentée autrefois. http://babone5go.blogspot.fr/2011/09/guetharys-flysch.html



Maintenant que nous avons décalé l’heure du déjeuner, pas d’importance si nous n’arrivons au Café de Madrid qu’à treize heures. Le Café de Madrid est l’endroit le plus chic de Guéthary, où pourtant tout est chic, les premiers œillets ; le jeune  patron   (qui sort 
juste de l’ENA et a refusé le Conseil d’Etat pour sa place de Patron de Café où il peut draguer les meufs les plus chics de la Côte basque) ; les serveurs et serveuses (eux c’est Sciences Po qu’ils ont fait) ;  je ne parle pas des habitués, tous des vedettes de la télé, ou des sportifs étoilés, qui ne mangent qu’au restaurant, tellement c’est fatigant de faire la bouffe dans sa villa (basque). Tout le monde est heureux ici. Un petit air d’arrogance plane dans l’assistance : chacun a conscience de vivre dans un endroit préservé, réservé, chicos, où personne ne souffre de complexe de culpabilité ; d’infériorité ; ni de restriction quelconque (surtout pas financière) !



Nous déjeunons d’un plat partagé de saucisson basque ; boudin (basque) ; pâté (re-basque) et même andouille (oui il existe de l’andouille basque) avec un délicieux pain grillé. Puis trois salades de tartare de dorade avec de petits légumes, c’est vraiment bon avec une bière fraiche. C’est tout, l’ile flottante est impressionnante, personne n’a osé l’attaquer tellement elle est belle, mais son prix valant celui du plat principal, elle ne sert qu’à confirmer le pouvoir d’achat de ceusses qui se paient un menu complet dessert compris.




































Le surfeurs, eux, surfent sur les vagues, on les admire car l’air n’est pas chaud, et ils doivent avoir froid ?

Avec l’air marin qu’ils inhalent, ils doivent (aussi) avoir une faim terrible !

Sans doute les meilleurs finissent la journée …


…au Café de Madrid ?

pris 20X et recadré avec photoshop,
je n'y voyais rien en prenant la photo !

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