samedi 17 mai 2014

Alex Katz


galerie Thaddaeus Ropac à Pantin

(enfin …?)

 …j’aime l’art contemporain… !

dans le 9.3

Il faut d’abord vous dire qu’à Pantin, nous sommes dans la cathédrale de l'art contemporain : quatre nefs d’exposition de sept à douze mètres de hauteur sous plafond, des salles lumineuses d’une surface totale de 2000 m2, un espace  dédié au "performig art"… Le moins que l'on puisse dire, c'est que l’espace Thaddaeus Ropac, à Pantin (93), en jette dès le premier coup d’œil.







Située à quelques rues des ateliers des groupes de luxe Hermès et Chanel, cette ancienne chaudronnerie du XIXème siècle a été transformée en centre d’art en octobre 2012 par le célèbre galeriste autrichien Thaddaeus Ropac. A 53 ans, ce parisien de cœur a exposé des artistes du monde entier : le duo Gilbert et George, le plasticien américain Tom Sachs, le Français Jean-Marc Bustamante, le peintre italien Mimmo Paladino...
 
do not be schocking ! c'est de l'art contemporain !





Deux Allemands de renom, le plasticien Anselm Kiefer et le sculpteur Joseph Beuys (décédé en 1986), ont été les premiers à être exposés à Pantin, dans ce magnifique bâtiment de briques, qui ressemble à s’y méprendre à la Briqueterie de Vitry-sur-Seine (94). Et qui n’a rien à envier à sa cousine, la première galerie Thaddaeus Ropac, ouverte en 1990 dans le Marais, à Paris.

En ce moment, Ropac expose Alex Katz.


Diable d’homme, Alex Katz, 86 ans, a le talent de subvertir les étiquettes qu’on lui accole tout en bénéficiant d’une énergie insolente. On associe ce New-Yorkais au pop art, ou on en fait, au choix, un héritier de l’art abstrait, en tout cas un «post-quelque chose». Mais non, rien de tout cela, il est déjà loin alors qu’on s’échine à l’épingler sur les listes de nos dictionnaires. Si l’on veut absolument le placer sur l’échiquier de l’histoire de l’art, appelons à la rescousse Matisse, Ingres, les estampes japonaises, la mode, et surtout observons de près le monde selon Katz, tel qu’il le peint depuis plus de cinquante ans.


Alors, l’observateur aura tout le loisir d’oublier ces pénibles catégories pour s’en tenir à l’œuvre. Bien sûr, la renommée internationale le précède; encore faut-il avoir la chance de s’immerger dans son univers. C’est possible jusqu’au 12 juillet à deux pas de Paris. Le déplacement vaut le détour. Une expérience rare, même, qui fait éprouver la vacuité des appellations face à ces portraits qui défilent, ces hommes et ces femmes qui nous dévisagent.






















Ce qui frappe d’emblée, voire même hypnotise, c’est le jeu des surfaces qui mêle un fond uniforme (abstrait ?) aux traits des silhouettes, le tout d’une simplicité presque brutale à force de se focaliser sur la plastique de l’apparence. Pas de profondeur, des aplats de couleurs, une austérité de moyens qui célèbre l’éloge de l’immédiat et le triomphe de la sensation éphémère. La série Chance, 1990, notamment, rassemble ici trois baigneuses distinguées par leur geste. Elles appartiennent au présent, cette forme mobile de l’éternité. C’est tout le magnétisme sensuel de cette peinture que d’en convoquer l’image sensible et transitoire.






GALERIE THADDAEUS ROPAC. Alex Katz. 45 ans de portraits. 1969- 2014. 69 avenue du Général-Leclerc, Pantin(93).0155890110. 
              
               Jusqu’au 12 juillet 2014.





ces américaines en chapeau...!
quel chic !
on the beach

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