mercredi 28 mars 2018

Les sols de la planète en danger !



Les experts publient lundi la première étude mondiale jamais réalisée sur la détérioration des sols de la planète qui dégrade l'eau, les aliments, en bref le bien-être des humains au point de les contraindre à migrer.

Tout est donc lié, et les agronomes le savent depuis longtemps, mais s’exprimaient peu jusqu’à aujourd’hui : il n'y a pas que le réchauffement climatique : avec l'érosion, avec l'urbanisation galopante qui bétonne les terres arables, avec l'exploitation chimique intensive des terres, avec la salinisation en zone méditerranéenne... autant de causes qui réduisent comme peau de chagrin les terres arables...pourtant les seules à fournir l'alimentation humaine actuelle de 7 milliards d'habitants !

On s'étonne après de l'extinction des papillons et des oiseaux des champs !

Il faut aller en Colombie, pour entendre l'IPBES en parler !



Voici l'article de La Croix : "La dégradation des sols n'est pas un problème isolé : elle affecte de multiples régions et de nombreux habitants du monde. Elle altère la production de nourriture, la qualité de l'eau (...) et lorsque la terre se dégrade, souvent les gens migrent", a déclaré à l'AFP le scientifique Robert Watson, à la veille de la révélation de cette vaste enquête.

Le président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) Robert Watson lors d'un discours à Medellin, la deuxième ville de Colombie, le 17 mars 2018.

Ce rapport a été réalisé par une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays pour le compte de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES).

La dégradation des sols, qui fait partie de cet inquiétant panorama, peut se traduire par le fait qu'"il n'y a plus de terres cultivables et donc une perte des moyens de subsistance", a ajouté M. Watson, président de ce groupe international.



"Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre !", a averti Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) qui réunit ces spécialistes à Medellin, en Colombie. "La bonne nouvelle, c'est (...) qu'il n'est pas trop tard", a toutefois déclaré M. Watson à l'AFP, à la veille du lancement de quatre énormes rapports de l'IPBES portant sur les Amériques, l'Afrique, l'Asie-Pacifique et l'Europe-Asie centrale.

L'IPBES, créée en 2012 à l'initiative de l'ONU et qui compte aujourd'hui 129 pays membres, a déjà rendu vendredi un diagnostic inquiétant sur l'état de la biodiversité de la planète, surexploitée par les humains qui menacent leur propre bien-être en provoquant le déclin de la faune et de la flore.

Des scientifiques et décideurs de 116 pays de l'IPBES, réunis à huis clos pendant toute la semaine à Medellin, en Colombie, ont tiré la sonnette d'alarme sur les risques d'une extinction massive des espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, la première provoquée par les humains et leurs abus.

Comme l'étude sur la biodiversité, le rapport de lundi a demandé trois ans de travail et compile toute la littérature scientifique récente sur ce thème, traité pour la première fois à l'échelle mondiale. Sa réalisation a coûté environ 810.000 euros (un million de dollars).

"C'était une demande de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CLD), a précisé à l'AFP Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES. "Ils avaient un besoin urgent d'un rapport sur la dégradation des sols (...) pour prendre des mesures", a-t-elle précisé.

Le thème est primordial à la survie même des humains : 95% de notre nourriture provient directement ou indirectement de la terre, selon l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"Avec une population mondiale qui devrait dépasser les neuf milliards d'ici 2050, ajoutée à la lutte pour la terre et les ressources en eau, ainsi qu'au changement climatique, notre sécurité alimentaire actuelle et future repose sur notre capacité à augmenter les rendements et la qualité de la nourriture en utilisant des sols qui sont déjà en production", a-t-elle averti dans un rapport de 2015.



Une gestion déraisonnable des terres provoque une dégradation des sols en causant pollution, érosion, épuisement des sols, qui perdent en nutriments et en productivité.

La dégradation part de la "transformation de toute végétation originelle. Cela peut être la reconversion d'une forêt en terre agricole (...) d'une mangrove en élevage de crevettes", a expliqué M. Watson.

 Au delà du diagnostic, l'IPBES devrait toutefois aussi donner des recommandations pour enrayer le phénomène, comme ils l'ont fait pour la protection des espèces.

"L'un de nos buts est de souligner le fait qu'il est possible d'agir et que les gouvernements ont à leur disposition des outils pour ce faire", a précisé Mme Larigauderie.

Et il y a urgence: une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change a souligné en janvier qu'un quart des sols de la planète deviendraient "significativement" plus secs même si l'Humanité réussit à en limiter le réchauffement à deux degrés de plus, but fixé par l'Accord de Paris.

La terre devenant plus aride, se dégrade. Cela favorise les sécheresses, les incendies, la désertification, ainsi que la pollution de l'air par la mort des plantes et des arbres absorbeurs des gaz atmosphériques, responsables du changement climatique.

La boucle est bouclée !

lac asséché en Colombie

Au cours des jours à venir, combien de luttes corporatistes : les pilotes pourtant favorisés bloquent la circulation aérienne pour obtenir davantage d'avantages. Les cheminots prévoient une action similaire pour conserver leur statut, alors que leur outil de travail présente un déficit de 50 milliards. Pareil de la part de nombreuses corporations ...  y compris la Fonction publique !

Pendant ce temps, le salafisme se répand insidieusement

et la Terre voit ses sols se dégrader, l’eau se raréfier, et les espèces périr

On se trompe de combats !

ou plutôt : les vrais combats étant impossibles à mener
on préfère conduire les subalternes
masquant les vrais
en se réfugiant dans le déni

Cassandre reviens !



https://www.ipbes.net/news/natures-contributions-people-ncp-article-ipbes-experts-science


même la France n'est pas épargnée
incroyable, non ?

Ces cent dernières années, un milliard d'hectares de terres fertiles ont été dégradés sous l'effet de l'activité humaine. Autant que depuis les débuts des civilisations agricoles. « A ce rythme, nous manquerons sans doute de blé avant de manquer de pétrole ", craint le microbiologiste Claude Bourguignon. Depuis la création de son laboratoire d'analyse des sols en 1989, le chercheur a examiné la composition physique, chimique et organique de plusieurs milliers de terres cultivées sur la planète. Et son constat est alarmiste : non seulement le désert et l'érosion gagnent, mais partout les équilibres s'effondrent, l'activité biologique recule et les sols meurent. « Nous sommes en train de détruire notre base de vie. »

https://www.lesechos.fr/21/11/2007/LesEchos/20051-068-ECH_la-desertification-s-empare-des-sols-fertiles.htm

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