samedi 13 janvier 2018

la mort de Cléôpatre

La Mort de Cléopâtre est un sujet classique dans la peinture et dans une moindre mesure dans la sculpture. Ici, notre « tête de gondole » si je puis ainsi m’exprimer est l’ouvre de Rixens aux Augustins de Toulouse. http://babone5go2.blogspot.fr/2013/07/rixens.html

Cléopâtre VII, reine d'Égypte se suicide, à Alexandrie, durant l'été 30 av. J.-C., après sa défaite à Actium. Le thème de la mort de Cléopâtre est très représenté dans l'art depuis le Moyen Âge. Une des plus anciennes représentations se trouve sur un manuscrit de Boccace, conservé à la British Library : Cléopâtre se fait mordre la poitrine par deux serpents au milieu d'un paysage verdoyant. Selon Christian-Georges Schwentzel, « Le contact entre la poitrine dénudée et les serpents accentue la dimension érotique du suicide, associant de manière cruelle et sadique Eros et Thanatos, la sexualité et la mort ». Ce thème connaît ensuite de nombreux développements au cours des siècles suivants.

sur un strict plan zoologique, c'est très impressionnant
de se faire piquer ainsi !
Chez Domenico Beccafumi (vers 1486-1551), la reine semble se délecter de la morsure du serpent. Michel-Ange innove en représentant un serpent d'une grosseur remarquable qui s'enroule autour du buste de Cléopâtre. Dans l'œuvre d'Artemisia Gentileschi, la mort de Cléopâtre illustre « l'abandon de la femme à son sort de victime, sans espoir de secours ni de rédemption » (Schwentzel). On retrouve une cruauté comparable, au XVIIè siècle, dans la peinture de Guido Cagnacci, Sebastiano Mazzoni ou Jacques Blanchard.

l'ouroboros caractéristique du cycle de la vie

Guido Cagnaci, allégorie du temps qui passe, de la vie, et du cycle perpétuel de la naissance à la mort :
pas de bol : le sablier est vide...!

En 1838, Eugène Delacroix inaugure un style de représentation mélancolique de la mort de Cléopâtre qu'on retrouve encore dans une aquarelle de Gustave Moreau (1887). La présence du serpent met aussi la mort de Cléopâtre en lien avec le personnage d'Ève dans la Bible.

Je voudrais vous montrer l’œuvre de Guido Cagnacci, dit Cagnacci (né le 19 janvier 1601 à Santarcangelo di Romagna, dans la province de Rimini, en Émilie-Romagne - mort en 1663 à Vienne, en Autriche) peintre italien du XVIIè S qui appartient à l'école de Bologne.


Cagnacci était même presque totalement oublié, avant sa redécouverte dans les années 1950. Les historiens d'art exhumèrent peu à peu l'image d'un peintre spécialisé dans les tableaux de demi-figures, représentant le plus souvent des héroïnes de l'histoire ancienne, telles Lucrèce ou Cléopâtre, de la mythologie et de la Bible, toutes cadrées à mi-corps, très dévêtues, et arborant des carnations éblouissantes, nacrées et moelleuses.

première variante, la vipère toute menue est pourtant fatale va frapper

seconde variante : elle a mordu
par terre, l'armure défaite d'Antoine, mort précédemment

troisième variante : l'aspic envoie son venin

sale bête, c'est un serpent, il est venimeux, 
il pique là où l'infirmière me fait la prise de sang
ce qui est plus discret que les peintres qui piquent le sein
quelle jolie Cléôpatre !


non, pas ça
c'est dégoûtant !



mon copain Piero di Cosimo a peint en lettres antiques
comme s'il s'agissait de son tombeau :


SIMONETTA IANUENSIS VESPUCCIA 


 Simonetta Vespucci la Génoise

elle porte la vipère-aspic comme un ouroboros

1480_musée de Chantilly
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