lundi 17 juillet 2017

Henri Mauguin

           
le premier fauve

C’est en 1904 que Henri Manguin découvre Saint-Tropez pour ne plus s’en détacher. Il est frappé par la lumière et la beauté de la végétation. Il loue la villa Demière durant l’été 1905 et de là naitront de nombreuses toiles majeures dans l’œuvre du peintre : l’atmosphère exalte le peintre qui traduit son bonheur par une peinture haute en couleurs, affirmée, intense, expressive.


En 1905, il participe au Salon d’Automne dans la « cage aux fauves », où il présente cinq tableaux. Bien que considéré comme l’un des créateurs du mouvement fauve, on note chez lui l’influence de Cézanne : souci de la logique dans la construction, harmonie des tonalités de couleurs, importance du décor, sans omettre sa propre touche dans l’utilisation fougueuse et mouvementés de tons forts. C’est en cette même année qu’il entre à la galerie Druet, puis chez Vollard et Bernheim jeune.

"le repos, villa Demière"

Le Salon d’automne de 1909, est présenté par Manguin et salué par les critiques. Parallèlement, il expose à l’étranger, Russie à l’exposition internationale, Biennale de Venise, Etat unis. Sa vie est faite de séjours plus ou moins longs en France (Sanary, Cassis), mais son cœur reste à Saint-Tropez. il s’installe en Suisse durant la guerre 1914-1918 et revient à Saint-Tropez et Paris en 1919. Il voyage la Bretagne, Bordeaux, St Paul de Vence, Avignon où il se réfugie en 1940.



Il retourne à Saint-Tropez définitivement en 1949 et y meurt le 25 septembre. Il a soixante-quinze ans, avec Jeanne, ils venaient de célébrer leurs cinquante ans de mariage.

« Peintre du bonheur », Henri-Charles Manguin est avant tout un peintre d’instinct, tirant de ses émotions à fleur de peau une peinture qui donne à voir la vie dans toute sa beauté. Recherchant l’effet, il livre sur la toile l’éblouissement fébrile que lui provoquent les éléments en nous offrant un monde transfigurée éclatant de couleurs.



Henri Manguin, désigné par Guillaume Apollinaire comme « le peintre voluptueux », rend hommage au bonheur de vivre à travers des thèmes arcadiens, des nus, des paysages méditerranéens, des scènes de la vie de famille et des natures mortes.

Depuis ses années de formation, où l’enseignement de Gustave Moreau accompagne les premières expériences impressionnistes, jusqu’à la Première Guerre mondiale, l’artiste fut fidèle en effet à l’expression d’une sensualité heureuse.






















Visitez le musée des impressionnismes de Giverny, 


Henri Manguin, 

la volupté de la couleur !







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