dimanche 7 août 2016

Noces d’or

Ca n’arrive pas qu’aux autres ! Cela fait cinquante ans …de mariage ! A vrai dire : presque ....!

A l’époque, on se fréquentait avant, même on se "fiançait" (cela fait drôle d’employer des mots aussi désuets), cela fait donc quelques années de plus !

Un témoignage : c’est arrivé, comme cela, sans rien préparer,

ça nous est tombé dessus !

Le bonheur est un boulot de chaque instant. Nous sommes maintenant dans notre maison (actuelle) depuis dix ans. Cela ne nous était jamais arrivé. Cette maison a un certain âge (elle aussi), et elle demande un lourd entretien. Avec le jardin, nous y passons beaucoup de temps. Depuis que les scientifiques viennent de démontrer qu’il faut se bouger au moins deux minutes par heure, on a fait l’expérience du sport auquel nous condamnent les escaliers d’accès, que nous montons et descendons plusieurs fois par jour. L’herbe pousse toujours inexorablement et exige toujours autant de tontes, et d’évacuation des déchets des tontes. Pareil des haies et autre palmier.


Le dernier robinet non changé a le même âge d’or, et pour le dévisser, il faut une clé spéciale : vous ne pouvez imaginer le stress que cela représente de trouver un plombier en ordre de marche en été, avec les outils idoines : les nôtres sont à Ibizza ! Nous devons vivre avec la (toute petite) fuite !

Depuis quelques jours (voire depuis le début de l’année), nous fêtons l’évènement chaque fois que cela est possible. A vrai dire tous les jours.

Ce midi, j’ai sorti le barbecue quasi offert par Moulinex à E. pour un prix dérisoire : il me suit urbi et orbi pour cuire tous les poissons dénichables chez mon poissonnier.

le jardin est très aménagé pour mélanger ombre et lumière

Ce midi donc, mais il était bien treize heures (pour nous croire sur la Costa Dorada), j’ai fait griller des daurades (royales, venant de Grèce). La poissonnière avait pris soin de ne pas les écailler, et elles étaient moelleuses dans leur peau grillée. Une merveille. Impossible à trouver cela au restaurant.

Comme dessert de petites mignonnes tartes aux groseilles (du jardin)


Tout cela n’est pas tombé du ciel

Le bonheur, c’est un vrai boulot, à plein temps

Voilà pourquoi les séniors sont si occupés :

C’est leur dernier métier !


(à suivre)

1 commentaire:

  1. Je suis heureuse de découvrir ce blog et ce petit message d'amour d'un autre temps.Un autre temps que les personnes de ma génération aimerait atteindre car il faut bien se l'avouer, arriver jusqu'à 50 ans de mariage nous semble fort difficile.Ma génération est celle du divorce de masse, où on préfère se séparer plutôt que de réparer, une génération qui ne cherche plus le compromis et qui veut tout immédiatement.Un problème, une crise et après quelques cris (il faut bien quand même exprimer sa colère) chacun repart de son côté se partageant les meubles, les enfants et le chien.Rare sont ceux qui essayent de comprendre, de gratter pour repartir.Pourtant, certain tentent encore de maintenir le bateau à flot et j'espère que cette minorité redeviendra une majorité.Je fais parti de cette génération qui aimerai se dire sur la fin de sa vie que j'ai été la femme d'un seule homme, et que malgré les tangages et les voies d'eau, mon couple a tenu bon.Je vais vers mes 20 ans de mariage et je me dis que c'est déjà pas si mal pour cette génération.Merci pour cette exemple

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