mercredi 25 mai 2022

Campagne romaine à Ferran (4)









J’ai raté les coquelicots sur le parcours aller : les espagnols désormais accoutumés à la Politique agricole commune utilisent les mêmes pesticides que nous, et ont ainsi leurs champs « propres », sans coquelicots pour perturber l’homogénéité de leurs récoltes ! Pourtant, il m’en faut ! Je me rends donc à Ferran, 31° à l’ombre, dans cette campagne romaine qui ressemble tant à celle qui entourait il y a deux mille ans la Villa del Munts toute proche. Les oliviers sont en fleurs, les fenouils montent, couverts d’escargots, les amandes pointent leurs fruits, les figues sont déjà formées, et à l’arrière plan, les descendants des esclaves romains -certes équipés de fourgons- entretiennent leurs jolies salades. Un champ d’orge, comme je les aime, avec dedans des bourraches bleues… et des coquelicots ! Il n’a d’utilité pour l’exploitant que parce … qu’il touche les primes !





















Le chemin escarpé où sourd la roche mère, qui garde les traces des roues romaines, n’a pas changé, j’ai l’impression de vivre dans le passé, entouré des murs de pierre sèche.

Depuis tout le temps que je m’interroge sur ce qui se cache derrière ce portail, je monte sur le mur, pour trouver une magnifique réserve d’eau cachée derrière, quasiment une piscine, mais comme elle n’est pas filtrée elle est remplie d’algues ! L’eau ici et ailleurs est un bien précieux, notamment pour les hirondelles qui y trouvent les moustiques d’abord, et l’eau nécessaire à la réparation de leurs nids.

Un peu de calme fait du bien

je me retrouve agriculteur romain

o sua si bona norint

agricolas












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