mercredi 11 septembre 2013

Les vignes rouges de van Gogh


Le seul tableau jamais vendu !

De son vivant, van Gogh n'a vendu qu'un seul tableau. Il se désespérait de vendre, ne serait-ce que pour racheter les fournitures nécessaires à sa peinture, et son frère faisait de son mieux, mais rien à faire ! « Les vignes rouges » fut montré à l’exposition des Vingt à Bruxelles en Février 1890. Le Groupe des Vingt (ou Les XX) était un cercle artistique d'avant-garde fondé à Bruxelles en 1883 par Octave Maus, émanant d'une scission du cercle L'Essor et continué par La Libre Esthétique.


Vincent, avait été invité, comme cela avait été le cas de Gauguin l’année précédente. Il avait exposé deux toiles de la série Les Tournesols ainsi que Le Lierre, Verger en fleurs (Arles), Champ de blé au soleil levant (Saint-Rémy) et donc La Vigne rouge. Il la vendra à Anna Boch 350 francs. Anna Boch, (1848-1936) était elle-même une artiste peintre impressionniste,  et mécène belge. Il faut préciser qu’elle était la sœur aînée du peintre Eugène Boch et la fille de Victor Boch, un des fondateurs de la faïencerie Royal Boch, membre de la société Villeroy & Boch.

Rien n’était simple, puisque le 16 janvier, avant-veille du vernissage, Henry de Groux décide de ne pas exposer au salon, ne désirant pas voir son envoi côtoyer « l'exécrable Pot de soleils de Monsieur Vincent », ce qui lui vaut son exclusion du Cercle des XX. Ah ces conformistes !

 Le tableau fut ensuite acquis par le Prince de Wagram, puis vendu au Russe Ivan Morozov en Septembre 1909 pour 30.000 francs, soit presque 100 fois plus en 18 ans.

Il est maintenant accroché au Musée Pouchkine, et n'a pas quitté Moscou depuis 1960. Quand on le découvre, on se demande pourquoi ce tableau de feu et de sang a été si peu exposé. Aucun livre sur Vincent ne le reproduit. Il ne faut pas le confondre avec le vignoble vert du Musée  Kröller-Müller à proximité du village néerlandais d'Otterlo, qui abrite la seconde collection du monde consacrée à Van Gogh après Amsterdam.


Tout le monde connaît la maison de Van Gogh, à côté du pont de chemin de fer. De là, il est aisé de partir à pied vers le Nord avec l’équipement du peintre sur le dos, pour prendre la route de Tarascon. On oblique à droite où sont aujourd’hui les rizières, et on monte la côte qui conduit à Montmajour, d’où l’on domine la vallée des Baux, ancien marais bien connu des Romains qui y avaient construit l’usine hydraulique de Barbegal. Il y a là des tas de paysages, des bois, des garrigues. En 1888 on ne cultivait pas le riz qui a été introduit après la seconde guerre mondiale, et il y avait à la place les vignes peintes par Vincent.











Notre tableau « Vignoble Rouge à Arles (Montmajour) » a été peint en Novembre 1888. Le rouge éclatant des feuilles de vigne en est la tonalité dominante. Il est comme scandé par les piquets noirs de la vigne et par les taches bleues des robes des vendangeuses. Si, au premier plan, l'ombre se colore de bleu, c'est d'abord le soleil éclatant, bas sur l'horizon qui attire le regard : il incendie l'arrière-plan et déverse un flot jaune sur la partie droite de la toile, où l'ombre démesurée d'un petit homme en noir fait comme un contrepoint.

Et retrouvez les vrais iris de van Gogh sur :


je vous souhaite de refaire à pied les promenades de Vincent

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