dimanche 6 mai 2018

Jordi existe...



… je l’ai rencontré !

Je vous ai déjà montré les photos de mes nouvelles ruedas. Plus précisément las cinquo ruedas con radios, commandées spécialement à Jordi pour mon caddy. Il les a terminées, je dois aller les chercher. Pas si loin, une heure d’autopista, pour se rendre dans la banlieue Nord de Barcelone. Un endroit très escarpé, et grâce à la préparation de Google-map, je tombe sur l’adresse de suite, seule difficulté : garer le véhicule, pas une seule place disponible dans la carrer, Jordi qui guettait mon arrivée me fait entrer dans sa cour, la C4 surveillée par une caméra.


Il me fait entrer dans son atelier, petit, compact, une juxtaposition de toutes les machines-outil possibles, une propreté étonnante, seule trace du maquettiste : la Porche échelle 1/6è en cours de fabrication. Elle est posée sur son marbre, encadrée de repères qui garantissent la perfection de la symétrie.


Arrive vite Mercédès son épouse, on s’embrasse, elle joue un rôle fondamental dans toute cette histoire : c’est elle qui coud les cuirs, réalise les plafonds de toit, découpe la capote de l’Hispano-Suiza, et… conforte son époux dans sa tâche difficile : il faut une année pour réaliser une voiture, il faut de l’opiniâtreté, et l’appui de l’épouse (je le sais) est fondamental.

La Porche n’est pas trop mon kif, Jordi me conduit dans la salle à manger, et va chercher son Hispano personnelle protégée par sa vitrine sur un meuble.



Jordi m'a construit quasiment les mêmes roues


L’échelle est le 1/9è, au 1/6è la voiture de 1914 serait énorme. Surprise, indépendamment de l’exactitude minutieuse des charnières, des haut de portières en bois précieux, de la capote qui s’ouvre et se ferme comme en vrai, du capitonnage exact des banquettes ….. Jordi me fait tourner la manivelle, auparavant libérée de son licol de cuir (fabrication Mercédès). Vous me croirez ou pas (il faut me croire) la manivelle résiste comme en vrai… marque les à-coups de la course du moteur froid...qui se libère d’un coup : le ventilo tourne, les pompes et les accesssoires sous le moteur. Et, aux oreilles, … le vrai bruit du moteur ! ! Tout cela grâce à un haut-parleur caché dessous, j’ignore où sont les piles, mais je vois l’interrupteur, devant l'arbre de transmission !

fabuleux !


le swich est en haut, devant l'arbre de transmission, derrière la commande de freins

Jordi m’a l’air électronicien dans la vie professionnelle, (les traductions Catalan-Français sont souvent approximatives, et Mercédès nous aide avec son iphone à qui il faut parler Français, et qui traduit en catalan). D’où l’art de réduire les leds : le tableau de bord de l’Hispano s’allume, je ne vous parle pas de l’avance à l’allumage sur le  volant fonctionnant réellement. Cette Hispano est une merveille.



détail du pare-brise

capote fonctionnelle



Plus tard on regardera sur l’écran les images de la construction de l’Atalante au 1/6è (un monstre), dont je vous ai déjà parlé. Je réalise toutefois que rien n’est parfait, le commanditaire (qui habite Barcelone et possède la véritable voiture ayant servi de modèle) n’a pas commandé le moteur : la maquette est montrée capot fermé, le coût avec les pièces mécaniques aurait été trop élevé.

Deux heures et demie magiques avec deux magiciens, c’est rare de rencontrer de tels artistes. Ils sont amis de Père Tarago, qui construit des motos. Tout ce monde se retrouve sur facebook.

Je repars avec mes ruedas, en oubliant mon carnet de notes

C’est un « acte manqué », comme on dit en psychanalyse

Il faut récupérer ce carnet

Il faut que je revienne une fois, avant de repartir chausser les ruedas sur le caddy !





PS : vous saurez tout sur Jordi :
http://babone5go2.blogspot.com.es/2017/06/jordi-reixak-maquetista.html

retrouvez Jordi, l'homme à l'Hispano :
http://babone5go2.blogspot.com.es/2017/06/jordi-5-lhomme-lhispano.html


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