mardi 15 septembre 2015

Cardboard

la réalité virtuelle pour chacun

Nous sommes en 1990 à Rennes : 25 ans c’est fou ! (Il y a prescription) ! J’achète pour l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Rennes) grâce à une subvention votée par le Conseil Général du GREF (Génie Rural, Eaux et Forêts de l’époque, devenu CGPEF, Conseil Général des Ponts et des Eaux et Forêts) le MNT (modèle numérique de terrain) de toute la Bretagne. Ce modèle, vendu par une firme américaine utilisant la télédétection spatiale, consiste à fournir (sous forme numérique) les courbes de niveau, l’altitude donc, avec une précision telle que l’on distingue à Brest, l’île Longue, arrimage des sous-marins nucléaires, (photographies aériennes normalement interdites), les périscopes, qui dépassent des coques.

sur GoogleMaps, même pas flooté !

Vous devinez ainsi (dans un très gros ordinateur) cette formidable source d’informations. Vous devinez la simulation : nous sommes dans une salle de réalité virtuelle, à l’Université, comme au Futuroscope de Poitiers. Ecran courbe devant nous de 2 mètres de haut ; 3 m  de large. Chacun est équipé des lunettes dont on a pris l’habitude au cinéma quand le film est en 3D, dont le battement œil droit-gauche est celui des images sur l’écran : on voit en stéréo, donc en relief : c’est la 3D.

en voici un

L’informaticien crée un missile Patriot virtuel (c’était il y a 25 ans), les spectateurs (virtuellement) dedans. Nous survolons donc la Bretagne, revêtue pour l’occasion des photos aériennes collées à l’altitude, comme si nous étions en avion.

Bluffant

(c’était il y a 25 ans)

L’application agricole est claire (clair disent nos ados) : cela s’appelle « napper » : l’ordinateur ajoute aux deux couches (numériques) précédentes la géologie. Il calcule la pente puisqu’il connait l’altitude. Il repère la pollution des élevages, porcs ou vaches, puisque chaque exploitation a fait (dans le cadre de Bretagne Eau Pure) l’objet d’un diagnostic environnemental. Il repère les stations de prélèvement d’eau potable dans les rivières (dûment numérisées, puisqu’elles sont dans les intersections des Bassins versants). Il possède toutes les données, dont la pluviométrie, élémentaire (mon cher Watson).

Il en déduit par calcul comment réduire la pollution des eaux de surface, résultant des pluies (connues) qui ruissellent sur les roches étanches ou non (la géologie), en simulant diverses hypothèses.

Une petite exploitation, juste à l’amont d’une prise d’eau potable, polluera davantage que la grosse, située à l’amont, mais qui bénéficiera d’une dépollution naturelle selon le parcours plus ou moins long entre l’origine, et le point de prélèvement : l’eau qui coule à l'air libre s’oxygène, et réduit ainsi la pollution venue d’amont. Paradoxal mais c'est normal !

On en déduit une gestion technique maitrisée de la dépollution (avec des subventions optimisées)

Si on ne se préoccupe pas de technique ; mais seulement d’Administration et de juridique, chaque élevage reçoit une subvention, en commençant par les plus gros, alors qu’ils n’étaient pas forcément la cause prioritaire, paradoxalement ! Résultat 25 ans après, les algues vertes sont encore là !


Cherchez l’erreur, la technique est trop compliquée pour la décision politique…



Cherchez l’erreur … qui a permis aux gros élevages d’être davantage aidés :

Pourquoi ?

Vingt cinq ans après, on s’étonne que l’on puisse par satellite repérer les convois de réfugiés : 

il y a 25 ans que l'on sait faire cela !

25 ans après, Google sort le cardboard : chacun peut découper un carton et y poser 2 lentilles : on réinvente le stéréoscope déjà connu en 1900 : ça fait 115 ans.

Le Progrès est plus présent que jamais

nos jeunes sont plus inventifs que jamais

Ils nous apportent la Liberté (de voir ; écouter et penser)

Nous vivons dans un monde dingue

qui  peut avoir de


sacrés  bons côtés





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